J'irai parler aux étoiles

Krog e Barz à Hoëdic

Bretagne

30-juin-18 – 47°32’56.4″ N / 2°55’00.8″ W

 

Quelques jours de vacances en Sud-Bretagne – du côté du Golfe du Morbihan. Le rendez-vous est pris pour une sortie en mer d’une journée sur « un vieux bois » – le Krog e Barz – la réplique d’un langoustier de 1910 dont la construction « à l’ancienne » a débuté en 1992 et a duré 4 ans ; c’est un voilier de 22 mètres, d’un poids de 25 tonnes.

le Krog e Barz

Il est labellisé Bateau d’Intérêt Patrimonial par la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial – classé Navire à Utilisation Collective par les Affaires Maritimes.

167 m² de toile

Vers 08h15 nous sommes accueillis par Alan – le Patron (et propriétaire) du bateau – et nous embarquons. La sortie du port se fait et Alan nous met à la manœuvre pour hisser les 167 m² de voiles : on sue sang et eau pour mettre à poste toutes ces surfaces, et le voilier commence à s’incliner sur l’eau, poussé par les 15 nœuds de vent ce matin-là.

 

 

… heu-reux !

Alan m’a confié la barre et je suis « heureux-comme-un-Michel-qui-navigue » !

 

 

 

L’île d’Hoëdic est en vue à l’horizon et nous filons à 5 ou 6 nœuds – avec quelques « pointes » à 7,21 nœuds.

Avec l’accord – et l’aide précieuse – d’Alan, je profite de cette navigation pour tester ma capacité à combattre ma peur et ainsi m’aventurer sur le bout-dehors … tout à l’avant du bateau ; Alan m’accompagne et me guide patiemment.

Après trois heures de navigations, nous atteignons l’île d’Hoëdic. Alan et son « mousse » – Martin – ne peuvent pas rester à quai sur l’île (trop de trafic !) et doivent aller mouiller dans une crique à proximité – ils mangeront à bord. Je pars me balader et décide de me poser pour manger mon en-cas, au pied du sémaphore … avec « Vue sur Mer » !

14h30, on réembarque. Le vent étant tombé (hélas inférieur à 5 nœuds), nous rentrons au moteur. Arrivés près des côtes de la presqu’île de Sarzeau, un peu de vent se lève et nous finissons la navigation à la voile – quel plaisir à ne plus entendre le moteur !

De retour à Port-Navallo, je quitte Alan et Martin avec la promesse de revenir dès que cela me sera possible (Pauline et Enzo n’habitant pas très loin, se sera facile !).

Quand vous passerez du côté du Golfe du Morbihan, si … vous voulez découvrir les charmes et la beauté des paysages bretons, vus « autrement » … vous avez trois sous (allez sur le site, vous serez surpris des tarifs !) …vous n’êtes pas marins … mais la navigation sur un « vieux bois » vous intrigue … alors n’hésitez pas une seule seconde : pendant une journée, voguez comme le faisaient nos ancêtres aux siècles passés : http://www.krog-e-barz.com/

J’ai chaud, avec 38,8 !

Bretagne

Hé oui, ma température a monté ce mercredi 12 mai 2021 quand je suis allé visiter un Nauticat 38 (plus exactement un 38,8 !).

En vacances une semaine dans le Gers (chez Eric, mon frangin et sa femme Isa), je prends rendez-vous les mardi puis mercredi pour aller visiter deux Nauticat ; un 44 à Redon puis un 38 à La Rochelle.

On fait donc un saut (600 kms !) pour aller voir le premier (le 44) : tout juste grand comme j’aimerai, mais légèrement supérieur au budget alloué, gréé en sloop et surtout, intérieurement aménagé et peint … « au goût du proprio ». Bon, ce bateau ne semble pas être celui que je cherche.

Le lendemain on redescend sur La Rochelle pour voir un Nauticat 38 et là … c’est le coup de foudre. Voilier bien entretenu par la propriétaire, moteur quasiment neuf (50 heures en 7 ans !), carène en cours de nettoyage et grattage, etc … le top. Bon … y’ aura pas mal de choses à faire (peintures intérieures, rachat de matériels manquants, etc …), mais le jeu en vaut la chandelle.

La Rochelle, à midi et demie

La visite dure presque deux heures et, en redescendant, une partie de ma décision est déjà prise ; sachant qu’il y a peu de voiliers de ce genre en vente en France, et que le temps passe, cette occasion vaut le coup de la tenter.

La Rochelle à 14h30 !!!

Rentrés à la maison (et plusieurs jours après), je fais une offre d’achat … ACCEPTÉE

Dans quelques semaines, mon Projet va VRAIMENT démarrer … j’ai hâte (depuis presque 09 ans que je travaille sur ce Projet).

… ça va viendre !

Depuis le 12 mai (de cette année 2021 !), de nombreuses péripéties ont marqué mon chemin vers l’acquisition du bateau de mes rêves – celui qui m’emmènera sur les mers du globe ; dans la liste des rebondissements qui ont eu lieu depuis, voici le dernier :

Nous sommes en septembre ; le moteur a été changé voici quelques jours et nous avons programmé une petite semaine de vacances sur La Rochelle pour finaliser la vente : tests moteur au port, sortie dans la baie et tests finaux (voiles, moteur, etc …) et signature. Sont présents : l’expert, la propriétaire (qui descend de Paris juste pour la sortie en mer !), Nelly et moi. Oups, j’allais oublier le chien de Nelly : Caly (une magnifique Border Collie croisée Patou).

La veille de la sortie en mer, nous sommes passés voir le moteur changé et … miracle : il tourne rond ; le technicien est dessus, à faire les différents tests et essais. Je vérifie aussi que le flocage du « nom » du bateau ait bien été réalisé : il l’est.

Nous voilà donc au port le jour convenu ; nous arrivons une heure et demie en avance, le temps que je prépare le bateau pour le départ (préparer les aussières, sortir les voiles de leurs lazyjack, etc …). Il nous faudra attendre que les deux passerelles soient ouvertes.

Rappel des infos de la sortie du jeudi 30 septembre 2021
– moteur lancé sur prise de quai (les batteries sont à plat … nous le savons et décidons de ne pas couper le moteur pendant la sortie)
– gasoil du moteur, branché (aller ET retour) sur une nourrice prêtée par Alex (moteurs Midif)
– vérification sur la plaque moteur : RPM 2.700
– bateau « presque vide », donc estimé (données constructeur) entre 10 et 12 tonnes, avec 4 personnes et demi à bord

– 11h20 sortie du port des chalutiers
– engagement du chenal … avec un « Temps de curé »
– mer belle, pas de clapot / pas de houle
– pas de courant (nous sommes à l’étale)
– pas de vent

Pour suivre la cadence des bateaux sortant du port, dans la timonerie intérieure la commande moteur est poussée en butée avant. Résultat : le moteur plafonne à 1.600 tours, et nous sortons à la même vitesse que les autres navires : soit (environ) 3 à 4 noeuds.

Nous passons au point mort puis relançons plusieurs fois la tentative de « faire monter le moteur dans les tours » = toujours 1.600 tours (et 3 ou 4 noeuds). Je débraye le moteur et l’expert monte à la timonerie arrière. Il relance la marche avant … et constate que ceci enclenche la marche arrière ! … il passe donc la manette des gazs vers la position « arrière » et me demande le résultat : en marche avant, toujours à 1.600 tours … et 3 ou 4 noeuds !

Décision de l’expert : « l’essai en mer est avorté« . Nous faisons demi-tour juste après la tourelle Richelieu et rentrons au port … au ralenti.

Je l’aurai un jour … je l’aurai !!!

Enfin chez moi

Hé oui, j’habite maintenant « chez moi » … sur mon bateau.

Le rêve que je chéris depuis une dizaine d’années prend forme, malgré d’énormes soucis :

J’ai visité le voilier en mai 2021 à La Rochelle, le moteur existant (en place, que j’ai baptisé n° 1) s’est révélé Hors Service … de l’eau dans l’huile du moteur, rouillé à l’intérieur, etc … !

Le moteur a été changé avant-vente (par la propriétaire) fin sept-21, il était donc « neuf ». Aujourd’hui il est toujours hors service (après « seulement » 3 heures de fonctionnement ! et avec les mêmes symptômes) ; heureusement, il est sous garantie

Quand on prend un assurance, il nous est toujours proposé une Aide Juridique » ; hé bé, j’ai bien fait de la prendre !!

Alors je suis en pleine procédure judiciaire, et – avec mon premier avocat – on a eu une expertise pour déterminer la/les cause(s). L’expert – dans son rapport – a abandonné la tentative de résolution du problème « à l’amiable ».

Mon avocat a donc décidé d’aller au tribunal où sera décidé QUI est responsable de la panne du nouveau moteur (défaut de conception du moteur ou défaut de pose/raccordements) ? Il devrait y en avoir au minimum entre 3 et 8 mois … pour les procédures de démarrage !

Plus tard – moteur changé – ce sera le grand départ pour ma retraite … que j’ai depuis ce 01 janvier 2023 😉

Je suis donc à La Rochelle sur mon bateau ; j’y vis et j’y travaille (réparations et aménagements) autant que possible.

Deviendrais-je Rochelais ?

J’ai acheté le bateau en 2021 et – depuis que je suis à la retraite et que je vis à bord, à La Rochelle – oui, je suis en train de devenir Rochelais !! Quand je le peux – ou quand j’ai des courses à faire, je me promène dans les rues de la vieille ville, je flâne sous les arcades et je commence à bien connaître la ville – j’ai même des touristes qui m’ont demandé leur chemin !! Je commence à connaître tout plein de monde – en dehors des copains de pontons : de la boulangère au poissonnier, en passant par de nombreux commerçants, les équipes de techniciens du port et tous les éclusiers, jusqu’à quelques clodos et sdf !!
Depuis que je vis à bord, j’effectue autant de travaux qu’il me soit possible de faire dans le but d’avoir un bateau « navigable en toute sécurité » dès que les soucis de procédures judiciaires seront terminées.

Là, en ce moment, je profite de « l’été » pour changer les joints de hublots du carré + du couloir avant + de la salle d’eau avant.

Alors, entre les rares sorties avec des bateau-copains, une bière sur le vieux port, quelques repos mérités et autres moments « libres », je bosse … achat des matériaux nécessaires puis travaux en tous genres ! … j’ai tant à faire. Ma « to-do list » est presque complétée et c’est effarant le temps de travail qu’il me reste avant que le bateau soit « parfait » – mais, … doit-il être parfait pour partir naviguer ??

Entre les courses pour bouffer, les repas, le ménage, les vaisselles et les lessives … et les travaux au bateau, mes journées sont bien remplies ! Y’a plus qu’à régler mon pb de moteur, et ma retraite sera « vraie ».

Bientôt le départ

Le moteur est arrivé 😉

Nous avons programmé une sortie d’eau vers la mi-janvier ; je vais avoir pas mal de boulot avec le carénage : la coque est restée dans l’eau 4 ans et demie ! Heureusement, des copains vont venir m’aider ;-))

Après la remise à l’eau (programmée pour fin janvier), ce sera « des ronds dans l’eau » dans les Pertuis (au nord et au sud de l’île de Ré, vers l’île d’Oléron et même l’île d’Yeu) .. pour bien prendre en main le bateau et connaître ses différentes réactions aux différentes mers dans lesquelles je vais naviguer.

Départ définitif de La Rochelle programmé en mars … ENFIN !

Routes prévues :

Pour l’année 2026, j’ai le Projet de remonter tout l’arc du Sud-Bretagne et – après avoir visité Ouessant, croiser le « Channel » vers les îles Scilly. Ensuite ce sera un retour vers le Nord-Bretagne et du cabotage jusqu’aux îles Anglo-Normandes.

Le raz Blanchard puis Cherbourg, et ce sera (de nouveau !) le Channel vers Southampton. De là, je compte suivre le Sud-Angleterre et remonter jusqu’à Londres (on devrait être courant d’été).

Croisement (de nouveau) du Channel pour redescendre sur la Belgique et passer voir mon ami Peter.

Belgique – avec la remontée sur Anvers, Pays-bas (remontée vers Rotterdam) avec Amsterdam (bien-sûr !) … l’Allemagne et pour terminer : le passage du Nord-Ostsee-Kanal … pour déboucher à Kiel – lieu de rendez-vous avec mes amis de Berlin. On devrait être vers la fin novembre 2026.

Projet pour 2026

… à l’entraînement !

Les temps derniers, j’ai eu un bon entraînement avant mon Grand Départ pour les Mers du Nord !

12 cm de neige à La Rochelle – du rarement vu ici ! … même l’eau du port était gelée (en surface ! .. 3mm).

Bon. Le neige n’a tenu que 2 jours, mais on a bien pu en profiter .. faire de superbes photos et – pour les plus petits, de belles batailles de boules de neige !

Un carénage en Janvier ?

… hé bin, … c’est pas une bonne idée – et surtout à La Rochelle ! La météo est très incertaine, et les vagues de pluies se succèdent !

Le bateau a été sorti d’eau le mercredi 14 janvier et sont arrivées les petites douceurs du plaisancier peu fortuné : grattage de la coque – et je puis vous dire qu’un bateau resté 4 ans et demie dans un port n’a pas la coque des plus propre !!

Deux amis (renforcés d’un pote pendant une heure) étaient venus m’aider … ça s’est bien passé. Une petite chose à savoir : j’avais mon kärcher « domestique » .. pas assez puissant pour bien décrasser la coque = j’ai du en louer un. Le lendemain, sortie de l’ancien moteur H.S.

Et là, au ponçage de l’ancien antifouling … la tuile que je ne souhaitais pas : on découvre de l’osmose.

Puis, plusieurs jours de travaux de coque (4 jours de ponçage puis 6 jours de peintures diverses) en zigzagant entre les pluies !

Allez. Encore une couche (j’ai un peu « merdé ») le dernier côté – tribord, et une « belle » couche ne sera pas pour me déplaire (y’faut attendre qu’il fasse un peu beau !).

Entre-temps, le nouveau moteur a été inséré dans la cale :

Et voilà mon fidèle coursier bientôt prêt à galoper ..

Et puis, on apprend tous les jours : après avoir lavé la coque (au-dessus de la ligne de flottaison) j’avais d’horribles taches sur l’antifouling … j’ai donc passé une 3ème couche !!

Il est parfait pour partir.

ENFIN dans son élément

Depuis le 12 mai 2021 (date de la visite de ce superbe Yacht), ce bateau attendait qu’un amoureux de la mer l’emmène voguer sur les flots.

Ces 5 ans n’ont été que suites de pépins divers et variés, allant d’un moteur en panne (dans le bateau en vente) changé par un autre (neuf) qui tombe en panne 3 heures après … puis 4 ans de procédures juridiques (qui ne sont pas encore terminées), et de très nombreuses surprises découvertes et déconvenues au fil du temps … pour – aujourd’hui, être presque prêt a naviguer vers les Mers du Nord et emmener son fidèle capitaine en toute sécurité.

Après 5 semaines sur bers, le navire fin prêt à retrouvé son élément : la mer !

La mise à l’eau s’est faite en présence de nombreux amis – qui m’ont accompagné durant ces années, et – après avoir résolu un dernier problème de commandes de moteur « inversées » (!!), on a fait les essais en mer : le bateau est une vraie fusée !! Coque préparée (carénage impec), moteur changé – ainsi que l’arbre d’hélice et l’hélice super-propulsive … tous les voyants étaient « au vert ».

Avec un copain (Dominique) et son bateau, on a donc effectué la cérémonie de re-baptême du bateau (on a « coupé » l’ancien Macoui pour appeler mon nouveau Macoui) et ainsi protéger mon navire pendant les prochaines années de navigation.

Et, depuis, ce sont quelques sorties en mer pour tester le nouveau pilote automatique, les voiles et tous les éléments du bateau – autant « techniques » que « humains » (et voui, y’faut aussi tester le Capitaine !!).

le Grand Départ

J’en rêvais depuis si longtemps, et le temps bloqué à La Rochelle m’a permis de préparer patiemment et minutieusement ce départ ; ces instants furent forts en émotion pour tous mes copains et amis qui étaient venu à mon invitation.

Nous étions une bonne quarantaine et, après un bel apéritif,ce fut le moment autant attendu que redouté : quitter La Rochelle pour partir vivre mes rêves dans les Mers du Nord.

Le joueur de cornemuse était là et nous avons tous agité nos mouchoirs !

Sortie du port

… j’ai pu alors chanter : I’m a poor lonesome sailor

J’engage le chenal

L’aventure commence … déjà !!

A l’apéritif de mon départ hier soir où j’avais invité beaucoup de copains et d’amis (rencontrés pendant ces 5 ans), un pote m’a fait remarqué que mon feu de pont (éclairage du pont pour les manoeuvres de nuit) était sorti de son emplacement et pendait sur ses fils : risque de court-jus à la prochaine pluie.

Après être monté aux mâts des dizaines de fois, je suis donc remonté ce matin – au mouillage, pour réparer ça : https://youtu.be/38Ib_N6RCS4

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mickless poursuit sa route

Après avoir été « contraint » de s’arrêter aux Sables d’Olonne (la faute à Éole : y’a pas de vent), je suis reparti ce matin vers l’île d’Yeu (ou j’ai rendez-vous avec des copains de La Rochelle). Parti très tôt – pour profiter du bon vent (qui allait fortement tomber dans la journée), j’ai quitté le ponton du port Garnier – le Sables d’Olonne à 03h40 !!

Pétole

Arrivé lundi soir à l’île d’Yeu – Port Joinville, on est restés au port jusqu’à mercredi après-midi où nous sommes repartis vers l’Anse des Vieilles ; je dis « nous » car j’ai retrouvé à Yeu des amis de La Rochelle – qui eux aussi remontent tranquillement l’arc sud-Bretagne avec leur voilier.

Depuis que je suis parti de La Rochelle, le « dôme de chaleur » crée des conditions météorologiques pas marrantes pour les navigateurs plaisanciers ; de nombreux départements sont en vigilance orange et on est en plein dedans !!

On a pétole une grande partie de la journée ; il y a bien quelques petites zones où il y a des risées, mais le peu de vent qu’il peut y avoir tourne tout le temps et on se traîne sur l’eau ; les fortes chaleurs de ces jours-ci n’aident pas, même si les températures sont un peu plus supportables sur l’eau. Donc la traversée entre l’île d’Yeu et l’île de Noirmoutier s’est faite principalement au moteur.

Pan Pan

Dans les conventions radiotéléphoniques internationales, Pan-Pan (prononcer « panne, panne », car c’est la transcription de la prononciation en français de la locution « panne, panne ») est l’appel d’urgence concernant la sécurité d’un aéronef, d’un navire ou d’une personne.

J’étais parti tôt du mouillage de la Plage des Sableaux – Noirmoutier, pour redescendre me mettre au mouillage à l’île d’Yeu et poursuivre sur La Rochelle (après que la vague de mauvais temps soit passée), mais les Dieux de la mer en ont décidé autrement !

09h39, un Pan Pan sur le canal 16

Source Wikipédia : le canal 16 de la bande marine VHF est la fréquence internationale de détresse et d’appel en radiotéléphonie. Le canal 16 doit être veillé en permanence par tous les navires, afin de recevoir les appels de routine, de sécurité ou d’urgence ainsi que les messages de détresse.

Étant seul sur zone (à environ 4 miles des gars en difficulté), et après discussions avec le CROSS d’Etel, je ferle les voiles rapidement et me met en route pour rejoindre le bateau en panne de propulsion. Le CROSS me donne un cap à suivre et après 20 minutes à marche rapide, j’atteins leur embarcation et leur lance la remorque (que j’avais préparé).

Nous voilà repartis à basse vitesse vers Noirmoutier – que je venais de quitter !! Je me fais aider par la SNSM par téléphone pour les manœuvres d’arrivée et, vers 14h, nous arrivons au ponton : 04h30 d’intervention.

Mais au fait … pourquoi je redescendais sur La Rochelle – alors que mon but .. c’est le Nord ?? !!

Je vais profiter de ces quelques miles pour retourner faire faire la première révision (des 50 heures) chez la société qui a posé le moteur.

.. bien tranquille

Suivant les dictons suivants : « Quand les mouettes volent le bec en avant : mauvais temps .. quand elles ne volent plus : pas beau non plus ! », la sagesse est de mise !

Je suis donc au port depuis deux jours, coincé parce que Poséidon et Neptune se chamaillent là-haut ! Dans les cieux réservés aux divinités, ils s’engueulent tellement … qu’ici le temps est infernal : on est en BMS (Bulletin Météorologique Spécial) depuis plusieurs jours .. extrait :

Avis de Grand Frais

VENT : Ouest à Sud-Ouest 5 à 6, fraîchissant Ouest 6, parfois 7 en seconde partie de nuit. Rafales.
MER : agitée à forte, devenant forte à très forte par l’ouest en milieu de nuit.
HOULE : Ouest à Nord-Ouest 1.5 à 2.5 m d’est en ouest.
TEMPS : couvert, averses.
VISIBILITE : moyenne à mauvaise sous précipitations.

Donc, au vu des conditions en mer, je reste sagement au port et j’en profite pour bosser : j’ai avancé la mise en œuvre des panneaux solaires et autres travaux nécessaires au bateau (j’ai presque fini la douche dans la salle d’eau arrière !).

Beurk …

Naviguer est un plaisir ; naviguer à la voile est un double plaisir … Mais quand on se tape 7 heures de houle … c’est l’enfer !
Je suis parti ce matin de Port Joinville – île d’Yeu, pour rallier les Sables d’Olonne. La météo prévoyait un vent correct – entre 9 et 11 nœuds, ça devait être une bonne journée de voile en perspective.
Mais, « on apprend tous les jours » : j’avais donc pris la météo (vent et rafales) et j’avais pris l’état de la mer ; mais je n’avais pas pensé à la houle … qui s’était formée depuis les 4 jours derniers de mauvais temps (où j’étais resté bloqué à Port-Joinville) !! Donc : une journée à se faire secouer comme un prunier et presque sans vent.
La traversée île d’Yeu -> les Sables d’Olonne s’est faite presque entièrement en moteur … Beurk !!

Et ce soir, après le repas, je suis allé me dégourdir les jambes et retrouver aux Sables … la plus petite rue de la ville !!

.. on est passés

Hier – samedi – la météo n’était vraiment pas bonne : sur la route entre Les Sables d’Olonne et La Rochelle, des vents annoncés de 19 à 23 nds avec des rafales à 35. D’après le BMS du matin : Avis de Grand Frais, force 5 à 6 allant jusqu’à 7, mer forte (ça devait « un peu » se calmer dans l’après-midi).
Celle des jours suivants allait être complètement plate : de dimanche à mercredi était prévu des mini-vents (0 à 10 nds) .. de quoi ramer pendant des heures, et j’avais pas envie de rester au port 4 jours.

Bon, le bateau est homologué « hauturier », mais le capitaine restait à tester avant homologation ; hé bin, il a été servi … le ‘pitaine !!
A la sortie des Sables, les creux étaient déjà formés (de l’ordre de 1 à 2 mètres) et il n’y avait que deux bateaux sur le plan d’eau : la vedette de la SNSM en opération d’entrainement .. et moi.
Pendant 5 heures environ, on a (mickless et moi) été mis à rude épreuve : les creux se sont .. creusés – atteignant (ce que j’ai estimé à ..) plus de 3 mètres et une onde d’environ 10 à 12 secondes .. très éprouvant : le pilote automatique étant « débordé », j’ai barré sans interruptions. (j’ai même eu une rafale à 31 noeuds, mais j’ai pas en le temps de la filmer !)
Mais bon : le bateau s’est parfaitement comporté, surfant dans les descentes en accélérant, jonglant avec les crêtes et se couchant doucement dans les curls (creux des vagues).

J’ai quand-même eu un petit pépin : la manille qui tient la bôme de la grand-voile s’est « dévissée » (j’ai retrouvé le soir le manillon sur le pont) et la bôme a commencé à battre d’un côté à l’autre ; j’ai dû sortir (avec la longe) pour la fixer « comme j’ai pu » : réparation de fortune.
Ce n’est qu’entre la Tranche sur Mer et le phare des Baleines que la mer à commencé à se calmer un peu et j’ai pu envoyer le foc et l’artimon ; avec 20 à 25 noeuds de vent je naviguais à 6,7 nds max .. me relâchant de la barre (le pilote automatique commençant à prendre le relais).

Conclusions :
1 – je n’aurais pas dû partir en mer – seul, avec des conditions aussi musclées ; plusieurs fois, c’est passé « limite », mais le bateau est resté vaillant et n’a pas bronché.
2 – Le capitaine a été très satisfait de cette journée éprouvante : si un jour on doit se retrouver dans des conditions similaires, .. pas d’soucis … ça passe !

Escale technique

A ceux qui se sont « inquiétés » de me voir sur l’AIS en direction de La Rochelle :
– tout va bien. Ce retour en arrière est « normal » ; je suis redescendu pour faire faire la première révision (des 50 heures), et j’en « profite » pour faire quelques achats qui vont me permettre de continuer les travaux de refit du bateau – par exemple, aujourd’hui j’ai vérifié toutes les goupilles de sécurité des haubans et surtout celle de la sous-barbe (qui était défectueuse !!),
– je vais reprendre la route dans très peu de temps et essayer de rattraper mes amis (qui continuent de monter l’arc Sud-Bretagne).

A marche forcée

Depuis trois jours, je monte (aussi vite que possible) l’arc Sud-Bretagne ; je souhaiterai être rapidement à Arzal pour faire refaire le réservoir central d’eau (avant juillet) ; il est souple et fait 120 litres, mais – comme il n’y a pas d’évent, je n’arrive jamais à le remplir entièrement.
Donc j’arrive le soir dans un port, une douche, un p’tit repas et j’en repart le lendemain … sans prendre le temps d’écrire !

Depuis que j’ai quitté le mouillage des Sablanceaux (île de Ré), une halte aux Sables d’Olonne, une autre à Port Joinville (île d’Yeu) et je suis passé au large de l’île de Noirmoutier (que j’avais déjà visitée) pour arriver hier soir (samedi) à Pornichet. Aujourd’hui dimanche, plus qu’une petite navigation et je devrais avoir quelques jours plus calmes à Arzal : le temps de fabrication du réservoir.

Jeudi et vendredi, deux belles journée de nav.

Port Joinville : à couple en cinquième place !!!

à couple
à couple !

Hier Samedi : deux heures de brouillard (après avoir quitté les Sables d’Olonne) puis arrêt en mer à midi pour retrouver un copain pêcheur de plaisance (et ses potes) : je me suis mis au mouillage (son bateau à couple) et on a mangé tous ensemble sur mon bateau.

nota important : hier, en quittant Port Joinville (île d’Yeu) .. panne d’AIS – c’est pour ça que mon point (sur Marine Traffic ou Vessel Finder) restait bloqué sur l’île d’Yeu ; hier soir, recherche de panne : c’est le câble de liaison entre différents équipement électroniques qui était mort !

Recherche de panne AIS

En terre.

Non ; je ne parle pas d’un illustre Gaulois que nous aurions enterré, mais de la position de mickless depuis hier soir : La Roche-Bernard !! (regardez sur une appli internet et vous serez surpris !).
Hier matin, j’ai donc remonté la Vilaine (j’aurais pas dit ça comme ça … mais bon !!) jusqu’au barrage d’Arzal. Là, on a attendu deux heures l’ouverture suivante des écluses et nous nous sommes tous entassés dans ce minuscule espace : ensuite j’ai remonté le cours du fleuve jusqu’à ma position actuelle et j’en repars demain matin.

Sur le ponton d’attente de l’écluse d’Arzal, j’ai fait la connaissance d’une famille (sur le voilier « la grande Jaja) qui rentrait sur La Roche-Bernard ; on a sympathisé et, dans la conversation, ils m’ont demandé si j’étais « seul ». A ma réponse « oui », ils m’ont proposé une aide pour les opérations d’amarrage puis largage dans l’écluse .. aide que j’ai accepté. Aurélie est donc montée à bord pour m’aider aux manœuvres.

En fait, l’an dernier – au Grand Pavois de La Rochelle (salon de renommée internationale), j’avais rencontré le dirigeant d’une société spécialisée dans « la transformation du plastique par formage, chaudronnerie et usinage ». Cette société est basée à Marzan (à quelques kilomètres d’ici) ; j’ai donc eu rendez-vous au bateau ce matin.

Je pensais que – dans la semaine, ils allaient me faire un nouveau réservoir d’eau central – en remplacement de celui existant (celui-ci est souple, sans évent ; dedans .. il y a maintenant plus d’air de d’eau ! .. et je perd beaucoup d’autonomie). Or, après étude sur place, il s’est avéré qu’il valait mieux laisser l’existant et ajouter un évent .. un nouveau boulot en perspective !!

Sauts de puce

Hé oui. Depuis que j’ai quitté La Rochelle, je ne fais que des sauts de puce pour remonter l’arc Sud-Bretagne : si on regarde bien une carte de France, on verra que cette côte est tournée globalement Nord/Nord-Ouest ; or, c’est exactement la route que je dois prendre pour continuer mon chemin !!
De plus, je crois bien qu’Éole est parti en vacances (aux îles Éoliennes ?!!) et c’est un intérimaire qui fait le boulot … sans avoir été formé à ce poste !!! : les vents tournent dans tous les sens, et on passe de pétole à grand vent.

J’ai quitté Hoëdic cette après-midi pour faire un saut de puce jusqu’à l’île de Houat – ce sera toujours ça de gagné pour continuer vers le Nord !

Ce matin, le vent était nul et ce soir, ce ne sont pas moins de 63 bateaux qui sont ici au mouillage – pour se mettre à l’abri de vents forts de ce soir !

63 bateaux au mouillage

Les jours derniers, bloqué à Hoëdic pour cause de manque de vent, mercredi j’en ai profité pour aller marcher dans l’île et j’en ai presque fait le tour (9,5 km) ; ça m’a fait du bien.

J’en profite aussi pour continuer de bricoler à bord (il reste tant à faire !) ; je continue d’œuvrer à la mise en œuvre des panneaux solaires ; il me faut trouver des stratagèmes pour que tout ça rentre sur le roof, sans gêner les manœuvres des voiles.

l’Orient ?

.. devrais-je plutôt écrire Lorient ; grand port du Sud-Bretagne.
Hier samedi, départ de Port Haliguen :

.. puis, après avoir contourné le Phare de la Teignouse dans une légère brume , ce fut la lente remontée vers Lorient ; le vent s’est levé et j’ai pu naviguer à bonne vitesse :

Aujourd’hui – dimanche – relâche à Lorient, où j’ai retrouvé un ami de La Rochelle, moniteur, qui encadre cette semaine un stage de voile de l’UCPA. Donc, mis à couple d’un bateau de l’Association et .. excusez du peu, dans le bassin à côté des Pen Duicks d’Eric TABARLY :

Cité de la voile et les Pen Duicks

Et ce matin (dimanche), j’ai bougé le bateau pour aller dans le bassin du Vieux Port (au Centre Ville) ; bof. Demain, je lève le camp !!

Petit à petit …

… mickless continue de remonter l’arc Sud-Bretagne, en essayant d’utiliser les rares jours où il y a du vent (enfin, si on peut appeler ça du vent !) ; avec les journées de canicule que la France vit en ce moment, le vent se fait « léger ». Heureusement, sur l’eau les températures – bien que très chaudes, se rafraîchissent un peu plus la nuit.

Lundi j’ai donc quitté le port du centre-ville de Lorient,

.. puis « navigué » jusqu’à proximité d’un petit port : Port Manec’h ; là, une journée de relâche – il n’y a pas eu de vent. Donc, petits travaux de bricolage du matin et repos une grosse partie de la journée !

Ce matin – mercredi, j’ai repris la mer car le vent « devait » un peu se lever !!! (nota : la météorologie reste une science très « prédictive » .. et chacun y va de sa prédiction plus ou moins juste !).

J’ai donc bataillé toute la journée, pour …

.. pour arriver en vue du port de Concarneau et là – la rogne m’a gagné, et j’ai remis le moteur pour les 5 derniers miles à faire.

Concarneau

J’avais des travaux à faire au bateau, qui nécessitaient d’être dans un port ; je me suis donc arrêté à Concarneau. Arrivé hier midi (mercredi), j’ai avancé mon boulot le soir « à la fraîche » (!) : j’ai affalé le génois pour voir pourquoi je n’arrivait plus à le dérouler et l’enrouler ; j’ai aussi appelé un ami pour me conseiller.

Ce matin, courses de bouffe (tôt) puis j’ai rempli de téflon les roulements à bille de la poupée de tête d’enrouleur du génois et j’ai tout remonté, ça a l’air de bien fonctionner … on verra demain en mer !

Cette après-midi, j’en ai profité pour aller me promener dans la Ville Close de Concarneau, que j’avais déjà vue en novembre 2014 (à l’occasion d’un stage de voile de remise à niveau).

Tous ces ports ..

.. tous ces lieux et toutes ces merveilles que je ne verrai pas !
Hé oui, je navigue en passant très souvent au large d’endroits qui ont tous une particularité, une beauté, un charme auquel je ne pourrai pas prêter attention : s’il me fallait m’arrêter dans chaque petit port typique, mon voyage pour les îles Åland (Finlande) durerait des dizaines d’années !
De plus, beaucoup de ports pratiquent des tarifs exagérés (au vu des prestations proposées) ; je ne citerai pas ici les ports concernés.
Donc, je fais de plus en plus de mouillage et ne rentre dans un port que pour : a) faire de l’eau et de l’électricité, b) faire des courses d’avitaillement et/ou c) des achats de matériels pour des travaux au bateau. La météo de ces derniers temps ne m’a pas facilité les navs : les jours de pétole se sont succédé à un rythme dingue (la canicule n’a rien arrangé !).

Mais bon, je ne vais pas me plaindre, j’avance .. lentement, mais j’avance !

A l’école de la Patience

Hé oui, à mon âge je retourne sur les bancs de « l’école de la Patience » : dans mon Projet de voyage vers les îles Åland – initié voici une quinzaine d’années, je me voyais naviguer des jours durant, alignant miles après miles, ports après ports pour arriver en peu de temps tout là-haut … dans la Mer Baltique.
Mais il n’en n’est rien.
Entre la météo (qui me joue des tours !) et les finances (procès toujours en cours), j’alterne ports de relâche pour faire les pleins (bouffe, eau et électricité, lessives) avec des mouillages (nombreux bricolages … avec un peu de farniente !).

au mouillage


Depuis hier aprèm (vendredi), je suis au mouillage dans l’archipel des Glénan ; j’ai profité des eaux claires de faible profondeur pour plonger et aller inspecter la quille – j’ai talonné (suite à un léger heurt avec le fond), ensuite plusieurs petits travaux au bateau.

eau transparente

En l’espace de quelques semaines, je suis passé de « Speedy Gonzalès » à « Franklin la tortue » : j’accepte « de prendre mon temps », vivre les jours tels qu’ils arrivent et profiter ainsi du temps qui passe.

lever de soleil

Je relève l’ancre demain matin, pour aller sur Audierne (si possible).

Aujourd’hui

Aujourd’hui – disais-je, départ de l’archipel des Glénan pour rallier Audierne ; peine perdue, le vent continue de souffler du Nord/Nord-Ouest et de plus, une grosse houle s’est levée.

J’ai eu beau essayer de tirer des bords, la pluie qui est arrivée, le vent tournant, le temps passant et la fatigue arrivant, j’ai donc choisi de me dérouter sur Le Guilvinec.

photo-montage

Ce petit port, principalement connu pour être un grand port de pêche de la Bretagne, mérite que l’on s’y arrête ; j’ai été superbement accueilli par Fakhr (prénom kabyle, prononcer « facre ») avec qui (après ma sieste !) j’ai fait les démarches d’arrivée. L’été prochain (été 2027) le port sera doté de nouveaux emplacements – tous neufs – pour les plaisanciers. .

Des bords carrés

Tout le monde sait qu’un carré a des « z’angles carrés » … à 90° ; ceci étant dit, nous allons transposer ceci dans cette expression bien connue des plaisanciers naviguant à la voile : « tirer des bords carrés » !

nota : si besoin, voir l’image en bas de cet article

Posons d’abord les bases de notre démonstration : le vent souffle à la surface de la terre et de la mer ; ce vent est instable et de direction(s) changeante(s) !
Depuis que l’être humain s’est aventuré sur les flots, il n’a eu de cesse de perfectionner sa mâture et ses voiles pour essayer d’aller là où Éole ne veut pas que l’on aille ! Un navire à voile(s) ne peut pas remonter le lit du vent (à la voile, bien-sûr .. pas au moteur !) ; au mieux il s’accommode d’un angle plus ou moins grand pour essayer de remonter au vent.
Ne pouvant pas espérer des caps fantastiques, les navires anciens devaient chercher les meilleures conditions de vent, chercher les meilleures routes ou le meilleur moment pour aller d’un endroit à un autre (ex. les pêcheurs vers Terre-Neuve, partant de Bretagne) ; aujourd’hui, les concurrents des grandes courses au large ont des bateaux dont l’ensemble coque(s)/mât/voiles a été optimisé pour s’affranchir (en grande partie) de cette contrainte.

Nous, les plaisanciers de tous poils avons des bateaux qui remontent au vent à 45° environ (coque propre, bateau le plus « léger » possible, masses bien réparties, voiles parfaitement réglées, etc …) ; mickless – lui, remonte plus mal … de l’ordre de 50° ; et encore, à cette allure, la vitesse est ridiculement faible. J’ai beau le torturer dans tous les sens, sa meilleure allure est au-dessus de 55° (voire plus quand le vent est faible). C’est ce qui explique que – sur mes « traces » (on les retrouve sur Marine Traffic), les angles de navigations soient vraiment mauvais.

Par Tibboh — Travail personnel, CC BY-SA 4.0
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=160205040

Sous le menton

J’ai quitté ce matin mardi le pays Bigouden (Port du Guilvinec) et ce soir, mickless est arrivé sous le menton … de la Bretagne !! (regardez une carte) .. au mouillage dans la baie d’Audierne.
Je vais rester un jour ou deux ici pour attendre une bonne fenêtre météo, et les jours prochains je vais franchir le Raz de Sein (j’ai pas dit « au ras des seins » !!) puis entrer dans la Mer d’Iroise et la baie de Douarnenez.
Aujourd’hui, après avoir contourné la Pointe de Penmarc’h, ça a été un long bord d’un seul tenant, avec un vent bien soutenu (12 nds en moyenne) et une mer un peu formée ; vitesse de 5,5 à 6 nds.

la Pointe de Penmarc’h

Fin d’aprèm, on (mickless et moi) s’est pris un grain … du genre « grain » !! Je le voyais arriver rapidement ; le temps de sortir, commencer à affaler le génois et l’artimon, sortir le foc et prendre 2 ris dans la GV, je suis rentré dans le bateau trempé et 4 minutes après, … soleil !! .. grrrrr

le front froid arrive

nota : j’ai pas pris le temps de filmer « pendant le grain » .. trop occupé à sécuriser les voiles !

Ch’suis passé au ras ..

.. et voilà que je fais des fautes d’orthographe : je suis passé au Raz de Sein ! .. et donc, je suis rentré en Mer d’Iroise.

Journée sportive : pas moins de 5 changements de configurations de voiles. Bon d’accord, c’est un job « normal » quand on navigue mais là, les prévisions météo s’étaient (une fois de plus) un peu fourré le doigt dans l’œil : j’avais prévu – toujours en suivant les « prévisions météo », de rester sur Audierne en attendant de meilleures conditions de navigations.

Ce matin (mercredi) en voyant la majorité des autres bateaux quitter le mouillage, j’ai repris la météo .. 30 minutes après, je levais l’ancre moi-aussi, pour partir franchir le Raz de Sein ; bien m’en a pris.

Je suis ce soir à Douarnenez (ancien grand port sardinier).

La partie réservée aux plaisanciers de passage n’est pas située idéalement : juste à l’entrée du port et donc soumise aux vagues et houle de Nord-Ouest (c’est le cas aujourd’hui) .. ce qui fait que le ponton bouge beaucoup (j’ai presque l’impression d’être au mouillage !).

Bon .. je vais voir demain matin le temps qu’il fait et j’essayerai de croiser sur la presqu’île de Crozon.

Les aventures continuent !

« La vie est un long fleuve tranquille » (film de 1988) ; je pense que le réalisateur ne devait pas être un plaisancier ayant un bateau !!
Ce matin, je suis parti de Douarnenez tranquillement …

ponton visiteurs Douarnenez

… la météo prévoyait une matinée cool avec un vent qui devait se lever dans l’après-midi … ce qui fut vrai ; j’ai dû naviguer en tirant des bords pour sortir du fond de la baie !

Arrivé devant Crozon – ancien port sardinier et thonier (qui a donné son nom à la presqu’île), j’ai mouillé l’ancre à proximité d’autres voiliers ; le fond n’était vraiment pas profond et j’ai eu la flemme de retirer l’orin. Bien mal m’en a pris !!
Le vent était fort en cette fin de journée et le bateau ne tenait pas « bout au vent » ; pas grave, j’ai descendu l’ancre en me laissant dériver. Sauf que : le bateau dansant la Carmagnole, le bout de l’orin est venu se coincer dans l’hélice (moteur au ralenti, débrayé). L’ancre a quand même fini par se planter dans le sable mais le bateau se tenait en travers du vent (à cause de l’orin) ; ni une ni deux, j’ai enfilé ma combinaison, les palmes et le masque, et suis allé démêler l’orin (la mer est à 21,4°). Ouf, le bateau s’est enfin remis « bout au vent ».

Avant de mouiller l’ancre (puis plonger) j’avais pris mes repères par rapport au rivage et aux autres bateaux au mouillage.
Tiens !! .. y’a un bateau qui est décalé loin derrière moi !! Les hublots sont ouverts et on voit bien la chaîne (de l’ancre) qui part vers le fond, mais le voilier a vraiment l’air de déraper. Je siffle très fort pour prévenir les gens dedans (on voit bien les hublots ouverts et tout le bazar dans le cockpit arrière), mais personne ne répond.
Je me sèche et m’habille rapidement ; je descend l’annexe et – comme le bateau fuyard s’éloigne (et est déjà loin), je décide d’aller à la Capitainerie du port prévenir de ce qui se passe ; réponse : « on n’a pas le droit de sortir du port ».
Je vais chercher à l’école de voile à côté et Yann décide de m’emmener dans leur zodiac (avec un moteur puissant) pour chercher et ramener le bateau. On finit par le trouver … partant en nav !! On le rattrape et les gars à bord nous expliquent : « on faisait la sieste et on n’a pas vu que le bateau avait quitté le mouillage !!!!!!
Bon : pas de pépin, seulement une grosse frayeur.

baie de Crozon

Les filles de Camaret …

… chanson paillarde populaire Française, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (!), très misogyne, qui serait huée aujourd’hui.

Je suis donc parti ce samedi matin de Crozon. Il m’a fallu du temps pour remonter l’ancre (vous vous souvenez des péripéties d’hier ?) et démêler le câble de l’orin ; il n’y avait pratiquement pas de vent, et ensuite, passé le Cap de la Chèvre j’ai trouvé un vent bien soutenu qui m’a permis d’arriver à Camaret en milieu d’après-midi.

Le bateau bien ancré, je suis parti avec l’annexe pour aller balader en ville et chercher une boulangerie ; n’en n’ayant pas trouvé, je suis allé boire une bière !!

De retour au bateau je constate que je n’ai plus la chaînette et le cadenas pour sécuriser l’annexe ; me..e j’ai dû l’oublier sur le ponton. Je retourne au port et, à 300 mètres de l’entrée .. pout pout pout … PANNE SÈCHE ! J’ai donc fini à la rame et n’ai pas retrouvé ma petite chaîne (je verrai les jours prochains si elle n’a pas glissé sous le faux-pont de l’annexe). Le temps de faire le plein à la station-service des bateaux, je suis rentré « at home ».

Petite journée tranquille

Hier, dimanche, j’ai refait le ris de la voile d’Artimon et aujourd’hui je suis encore resté au mouillage dans la baie de Camaret-sur-Mer, et j’en ai profité pour faire des travaux dans le bateau.

1 – il m’a fallu la matinée pour déposer et retirer les anciens tuyaux qui « puaient » dans le placard de la salle d’eau arrière (je referai le circuit complet .. plus tard) ; c’étaient les tuyaux qui permettent d’évacuer les eaux des WC dans une cuve à eaux noires (prévue à cet effet). D’ailleurs, pour pouvoir accéder dans leurs ports, de nombreux pays exigent la présence ET l’utilisation de cette cuve.

2 – cette après-midi, la mer était d’un calme « olympien » (!!) : j’en ai profité pour enfiler ma combinaison et plonger pour nettoyer le safran, l’hélice et la ligne de flottaison ; ça m’a fait du bien, avec les « chaleurs » qui reviennent (chaleurs « Bretonnes » toutes relatives bien-sûr !).

3 – et ce soir, des amis sont passés me voir près du bateau :

Brest

J’y suis arrivé mardi soir, après une petite navigation dans le Goulet de Brest.
Partant du mouillage de Camaret-sur Mer tranquillement le matin, je me suis dit : « puisque je suis au moteur pour un bon moment, je vais en profiter pour démarrer le chauffage du bateau » – ce qui est demandé (y compris l’été) pour conserver l’appareil toujours performant. Je démarre le chauffage, et là … grosse fumée blanche qui sort des tuyaux d’échappement !! J’arrête tout, j’attends un moment et je relance le chauffage … pareil. Une troisième fois .. dito. « Bon, on verra ça plus tard, c’est par urgent ».

Arrivé au port du Moulin Blanc de Brest, je vais chez un shipchandler pour acheter des supports pour les panneaux solaires et autres articles : rien n’est en stock, tout arrivera vendredi … je passe commande.
Mercredi, journée intense (je profite des matinées « à la fraîche » pour faire le max. !) ; course de bouffe, laverie automatique, puis je profite de l’après-midi pour prendre le bus et aller dans la ville (la marina où je suis est très excentrée).
Là, je déambule tant bien que mal dans la ville (une fournaise l’aprèm, et ici aussi, on est en vigilance Canicule !) et vais visiter le Musée de la Marine au Château de Brest. 19h, je récupère Gilles et Laurence (des amis de La Rochelle) qui arrivent à la Gare pour récupérer leur bateau à Brest et poursuivre leur voyage.


Le soir, après la douche, nous avons eu la visite d’un pt’it gars du coin qui est venu grignoter son repas du soir … dans le port :


Ce matin – vendredi, je suis (encore !) monté au mât pour changer le feu de pont et poser des protections de barre de flèche (pour le génois), et je me suis attaqué à démonter les tuyaux de l’échappement du chauffage : tout est bouché par des accumulations de résidus de combustion !!

Demain, – après que tout mon matériel ait été livré, je quitte le port et retourne au mouillage à Camaret-sur-Mer pour les travaux de pose des panneaux solaires.

Coincé !

… à Brest.

Hier aprèm (vendredi), après avoir reçu le matériel que j’attendais, je suis parti me mettre au mouillage à Camaret-sur-Mer, avec le croisement (un peu loin) d’un magnifique navire : le Belem ; je pensais rester sur place plusieurs jours pour poser mes panneaux solaires et faire plein de petits travaux.

Mais dans la nuit, le vent n’est pas tombé et – on était plusieurs au mouillage .. face au vent et aux vagues. J’ai donc pris la météo et là : un BMS était émis pour les jours suivants (Bulletin Météorologique Spécial) : Avis de Grand Frais (vents forts et mer agitée).
De plus, en étudiant la notice de pose des supports de panneaux solaires, je vois qu’il va me manquer des matériels !

Ni une ni deux .. je retourne à Brest.
Ce qui fut fait.

.. et je crois que j’ai bien fait : les vents vont être .. « pas marrants » !

De retour chez les filles …

… de Camaret !!

Hier, j’ai bossé a préparer les supports (modifiés) des panneaux solaires.

Aujourd’hui lundi, l’avis de Grand Frais ayant été levé, je suis reparti de Brest … pour me remettre au mouillage à Camaret-sur-Mer.

Ce soir, p’tit apéro chez mes amis Gilles et Laurence (au mouillage à côté) !

Miam miam ..

Ce mardi 14 juillet 2026, la journée a commencé par un magnifique brouillard – résultat des pluies d’hier sur un sol très chaud depuis des mois ; mickless s’est réveillé au mouillage avec un petit 17,9°C dehors.

Après le petit-dèj, je me suis attelé à mes travaux journaliers :

D’abord, j’ai monté « à blanc » le support d’un panneau solaire, pour voir comment ça se présente.

Ensuite, de la plomberie : la pose du tuyau de la pomme de douche (que j’ai reçu les jours derniers). Après avoir démonté le robinet et changé le tuyau, tout est fonctionnel : ch’suis bien content, je vais pouvoir prendre des douches debout (et non accroupi comme jusqu’à maintenant à cause du tuyau trop court !!). Puis, j’ai nettoyé (au vinaigre blanc) les trois robinets du bateau … et y’avait besoin !!

Repas de midi tranquille.

Il y a quelques semaines, j’avais acheté un casier repliable (pour essayer de pêcher des crustacés) et – avec les bouts de viande qui me reste de midi, je le met à l’eau .. il descend au fond accroché à un bout .. on verra bien demain si il y a quelques chose dedans !

Après la sieste, je bricole à bord et j’entends le son d’un moteur approcher doucement ; je sors et vois une embarcation : un petit bateau de pêche. La discussion s’engage :
– vous pêchez quoi ?
– on remonte nos casiers.
– et il y à quoi dedans ? (pffff, .. le parfait plaisancier !!)
– des araignées de mer.
Le temps qu’on discute, un casier est remonté : une dizaine d’araignées dedans ; la dame et son vieux père les trient : « ils doivent faire au moins 12 cm », ils en gardent 5 ou 6.
– ouahhhh, c’est super.
– vous en voulez une ou deux ?
– moi ? qu’est ce que je vais en faire ? (le lourdeau !!)
– bin les cuire .. ça vous fera le repas de ce soir !
– pourquoi pas !

Les voilà qui approchent leur bateau et m’offrent une araignée de mer .. que je mets aussitôt à cuire ; demain, je vais me régaler.

.. parce que .. ce soir, je vais au port pour voir le match France/Espagne dans un bar de Camaret, histoire d’avoir l’ambiance !

Toujours à l’Ouest

Ce matin, parti du mouillage de Camaret-sur-Mer (après une amère défaite de nos Bleus hier soir), pétole pendant un bon moment ; donc … au moteur.

J’ai quand même fini par trouver un peu de vent et me voilà parti pour l’île d’Ouessant. Notre ami Tournesol (cf Tintin – Le Trésor de Rackham le Rouge) le dit souvent : « Toujours plus à l’ouest » ; et là, je suis sur l’île la plus à l’ouest de l’Europe !!

mickless a donc franchi le grand bras de mer qui sépare les îles du continent ; on est passés près du phare des Pierres Noires,

et pendant la traversée, je me suis essayé à la pêche à la traîne, et j’ai pêché : RIEN !!!

(bon, c’était la première fois)

Ensuite, je suis passé devant le phare de la Jument

photo-montage :

par TRÈS MAUVAIS TEMPS / et aujourd’hui !!

mickless est alors arrivé dans l’anse de Lampaul. Très joli village, avec l’église en son centre qui est dédiée à saint Pol-Aurélien (mais ne peut plus se visiter : la toiture est trop abîmée). Dans le village on trouve des p’tits commerces (épiceries, boulangerie, bars, restaurants, ..) ; demain, j’y retourne pour faire un peu de ravitaillement.

Qui voit Ouessant ..

Je suis au mouillage dans la baie de Lampaul depuis avant-hier et je profite de ce paysage ; de plus, le village a beaucoup de charme. Hier matin nous avons eu le passage de gros orages et de tonnerres puis en après-midi, le temps s’est levé.

J’ai donc profité de ces moments dans le bateau (sans pouvoir sortir !) pour continuer à travailler ; entre-autres, je bosse en ce moment à la mise en œuvre des panneaux solaires. Il me faut modifier les supports pour les adapter à mickless (d’habitude on les bloque sur les tubes d’un portique ou de long des filières), mais là, je ne veut pas percer les lisses .. alors j’ingénie au max pour trouver des « solutions » qui ne dégraderont pas le bateau.

J’ai donc préparé les pièces principales et fait un premier « montage à blanc » … voir ce que ça donne :

Le reste d’aujourd’hui – vendredi, j’ai terminé les deux supports ; il ne me reste qu’à attendre la livraison d’une pièce principale manquante et je pourrais alors effectuer le câblage ; je serai plus autonome en énergie.