Hier – samedi – la météo n’était vraiment pas bonne : sur la route entre Les Sables d’Olonne et La Rochelle, des vents annoncés de 19 à 23 nds avec des rafales à 35. D’après le BMS du matin : Avis de Grand Frais, force 5 à 6 allant jusqu’à 7, mer forte (ça devait « un peu » se calmer dans l’après-midi).
Celle des jours suivants allait être complètement plate : de dimanche à mercredi était prévu des mini-vents (0 à 10 nds) .. de quoi ramer pendant des heures, et j’avais pas envie de rester au port 4 jours.
Bon, le bateau est homologué « hauturier », mais le capitaine restait à tester avant homologation ; hé bin, il a été servi … le ‘pitaine !!
A la sortie des Sables, les creux étaient déjà formés (de l’ordre de 1 à 2 mètres) et il n’y avait que deux bateaux sur le plan d’eau : la vedette de la SNSM en opération d’entrainement .. et moi.
Pendant 5 heures environ, on a (mickless et moi) été mis à rude épreuve : les creux se sont .. creusés – atteignant (ce que j’ai estimé à ..) plus de 3 mètres et une onde d’environ 10 à 12 secondes .. très éprouvant : le pilote automatique étant « débordé », j’ai barré sans interruptions. (j’ai même eu une rafale à 31 noeuds, mais j’ai pas en le temps de la filmer !)
Mais bon : le bateau s’est parfaitement comporté, surfant dans les descentes en accélérant, jonglant avec les crêtes et se couchant doucement dans les curls (creux des vagues).



J’ai quand-même eu un petit pépin : la manille qui tient la bôme de la grand-voile s’est « dévissée » (j’ai retrouvé le soir le manillon sur le pont) et la bôme a commencé à battre d’un côté à l’autre ; j’ai dû sortir (avec la longe) pour la fixer « comme j’ai pu » : réparation de fortune.
Ce n’est qu’entre la Tranche sur Mer et le phare des Baleines que la mer à commencé à se calmer un peu et j’ai pu envoyer le foc et l’artimon ; avec 20 à 25 noeuds de vent je naviguais à 6,7 nds max .. me relâchant de la barre (le pilote automatique commençant à prendre le relais).
Conclusions :
1 – je n’aurais pas dû partir en mer – seul, avec des conditions aussi musclées ; plusieurs fois, c’est passé « limite », mais le bateau est resté vaillant et n’a pas bronché.
2 – Le capitaine a été très satisfait de cette journée éprouvante : si un jour on doit se retrouver dans des conditions similaires, .. pas d’soucis … ça passe !
Coucou Michel ,
Nous suivons avec intérêt ton parcours , malgré quelques petites péripéties, nous heureux d.apprendre que tout va bien.
Des bises Carole et Michel 😊😘