A l’apéritif de mon départ hier soir où j’avais invité beaucoup de copains et d’amis (rencontrés pendant ces 5 ans), un pote m’a fait remarqué que mon feu de pont (éclairage du pont pour les manoeuvres de nuit) était sorti de son emplacement et pendait sur ses fils : risque de court-jus à la prochaine pluie.
Arrivé lundi soir à l’île d’Yeu – Port Joinville, on est restés au port jusqu’à mercredi après-midi où nous sommes repartis vers l’Anse des Vieilles ; je dis « nous » car j’ai retrouvé à Yeu des amis de La Rochelle – qui eux aussi remontent tranquillement l’arc sud-Bretagne avec leur voilier.
Depuis que je suis parti de La Rochelle, le « dôme de chaleur » crée des conditions météorologiques pas marrantes pour les navigateurs plaisanciers ; de nombreux départements sont en vigilance orange et on est en plein dedans !!
On a pétole une grande partie de la journée ; il y a bien quelques petites zones où il y a des risées, mais le peu de vent qu’il peut y avoir tourne tout le temps et on se traîne sur l’eau ; les fortes chaleurs de ces jours-ci n’aident pas, même si les températures sont un peu plus supportables sur l’eau. Donc la traversée entre l’île d’Yeu et l’île de Noirmoutier s’est faite principalement au moteur.
Suivant les dictons suivants : « Quand les mouettes volent le bec en avant : mauvais temps .. quand elles ne volent plus : pas beau non plus ! », la sagesse est de mise !
Je suis donc au port depuis deux jours, coincé parce que Poséidon et Neptune se chamaillent là-haut ! Dans les cieux réservés aux divinités, ils s’engueulent tellement … qu’ici le temps est infernal : on est en BMS(Bulletin Météorologique Spécial) depuis plusieurs jours .. extrait :
Avis de Grand Frais
VENT : Ouest à Sud-Ouest 5 à 6, fraîchissant Ouest 6, parfois 7 en seconde partie de nuit. Rafales. MER : agitée à forte, devenant forte à très forte par l’ouest en milieu de nuit. HOULE : Ouest à Nord-Ouest 1.5 à 2.5 m d’est en ouest. TEMPS : couvert, averses. VISIBILITE : moyenne à mauvaise sous précipitations.
Donc, au vu des conditions en mer, je reste sagement au port et j’en profite pour bosser : j’ai avancé la mise en œuvre des panneaux solaires et autres travaux nécessaires au bateau(j’ai presque fini la douche dans la salle d’eau arrière !).
A ceux qui se sont « inquiétés » de me voir sur l’AIS en direction de La Rochelle : – tout va bien. Ce retour en arrière est « normal » ; je suis redescendu pour faire faire la première révision (des 50 heures), et j’en « profite » pour faire quelques achats qui vont me permettre de continuer les travaux de refit du bateau – par exemple, aujourd’hui j’ai vérifié toutes les goupilles de sécurité des haubans et surtout celle de la sous-barbe (qui était défectueuse !!), – je vais reprendre la route dans très peu de temps et essayer de rattraper mes amis (qui continuent de monter l’arc Sud-Bretagne).
Depuis trois jours, je monte (aussi vite que possible) l’arc Sud-Bretagne ; je souhaiterai être rapidement à Arzal pour faire refaire le réservoir central d’eau (avant juillet) ; il est souple et fait 120 litres, mais – comme il n’y a pas d’évent, je n’arrive jamais à le remplir entièrement. Donc j’arrive le soir dans un port, une douche, un p’tit repas et j’en repart le lendemain … sans prendre le temps d’écrire !
Depuis que j’ai quitté le mouillage des Sablanceaux (île de Ré), une halte aux Sables d’Olonne, une autre à Port Joinville (île d’Yeu) et je suis passé au large de l’île de Noirmoutier (que j’avais déjà visitée) pour arriver hier soir (samedi) à Pornichet. Aujourd’hui dimanche, plus qu’une petite navigation et je devrais avoir quelques jours plus calmes à Arzal : le temps de fabrication du réservoir.
Jeudi et vendredi, deux belles journée de nav.
Port Joinville : à couple en cinquième place !!!
à couple !
Hier Samedi : deux heures de brouillard (après avoir quitté les Sables d’Olonne) puis arrêt en mer à midi pour retrouver un copain pêcheur de plaisance (et ses potes) : je me suis mis au mouillage(son bateau à couple) et on a mangé tous ensemble sur mon bateau.
nota important : hier, en quittant Port Joinville (île d’Yeu) .. panne d’AIS – c’est pour ça que mon point (sur Marine Traffic ou Vessel Finder)restait bloqué sur l’île d’Yeu ; hier soir, recherche de panne : c’est le câble de liaison entre différents équipement électroniques qui était mort !
Hé oui. Depuis que j’ai quitté La Rochelle, je ne fais que des sauts de puce pour remonter l’arc Sud-Bretagne : si on regarde bien une carte de France, on verra que cette côte est tournée globalement Nord/Nord-Ouest ; or, c’est exactement la route que je dois prendre pour continuer mon chemin !! De plus, je crois bien qu’Éole est parti en vacances (aux îles Éoliennes ?!!) et c’est un intérimaire qui fait le boulot … sans avoir été formé à ce poste !!! : les vents tournent dans tous les sens, et on passe de pétole à grand vent.
J’ai quitté Hoëdic cette après-midi pour faire un saut de puce jusqu’à l’île de Houat – ce sera toujours ça de gagné pour continuer vers le Nord !
Ce matin, le vent était nul et ce soir, ce ne sont pas moins de 63 bateaux qui sont ici au mouillage – pour se mettre à l’abri de vents forts de ce soir !
Les jours derniers, bloqué à Hoëdic pour cause de manque de vent, mercredi j’en ai profité pour aller marcher dans l’île et j’en ai presque fait le tour (9,5 km) ; ça m’a fait du bien.
Hoëdic-citypetit port de la CroixHoëdicLever de soleil
J’en profite aussi pour continuer de bricoler à bord (il reste tant à faire !) ; je continue d’œuvrer à la mise en œuvre des panneaux solaires ; il me faut trouver des stratagèmes pour que tout ça rentre sur le roof, sans gêner les manœuvres des voiles.
… mickless continue de remonter l’arc Sud-Bretagne, en essayant d’utiliser les rares jours où il y a du vent (enfin, si on peut appeler ça du vent !) ; avec les journées de canicule que la France vit en ce moment, le vent se fait « léger ». Heureusement, sur l’eau les températures – bien que très chaudes, se rafraîchissent un peu plus la nuit.
Lundi j’ai donc quitté le port du centre-ville de Lorient,
au pontonla Base de sous-marins de la 2ème guerre mondialeun cargodes frégatesle Polar Station
.. puis « navigué » jusqu’à proximité d’un petit port : Port Manec’h ; là, une journée de relâche – il n’y a pas eu de vent. Donc, petits travaux de bricolage du matin et repos une grosse partie de la journée !
Ce matin – mercredi, j’ai repris la mer car le vent « devait » un peu se lever !!! (nota : la météorologie reste une science très « prédictive » .. et chacun y va de sa prédiction plus ou moins juste !).
au petit matinlever de soleilbricolage du matinpétolevitesses !!
J’ai donc bataillé toute la journée, pour …
.. pour arriver en vue du port de Concarneau et là – la rogne m’a gagné, et j’ai remis le moteur pour les 5 derniers miles à faire.
J’avais des travaux à faire au bateau, qui nécessitaient d’être dans un port ; je me suis donc arrêté à Concarneau. Arrivé hier midi (mercredi), j’ai avancé mon boulot le soir « à la fraîche » (!) : j’ai affalé le génois pour voir pourquoi je n’arrivait plus à le dérouler et l’enrouler ; j’ai aussi appelé un ami pour me conseiller.
Ce matin, courses de bouffe (tôt) puis j’ai rempli de téflon les roulements à bille de la poupée de tête d’enrouleur du génois et j’ai tout remonté, ça a l’air de bien fonctionner … on verra demain en mer !
Cette après-midi, j’en ai profité pour aller me promener dans la Ville Close de Concarneau, que j’avais déjà vue en novembre 2014 (à l’occasion d’un stage de voile de remise à niveau).
stormy morningla Ville CloseConcarneau plaisancela Ville Closela Ville CloseEntrée de la Ville Close
Hé oui, à mon âge je retourne sur les bancs de « l’école de la Patience » : dans mon Projet de voyage vers les îles Åland – initié voici une quinzaine d’années, je me voyais naviguer des jours durant, alignant miles après miles, ports après ports pour arriver en peu de temps tout là-haut … dans la Mer Baltique. Mais il n’en n’est rien. Entre la météo (qui me joue des tours !) et les finances (procès toujours en cours), j’alterne ports de relâche pour faire les pleins (bouffe, eau et électricité, lessives) avec des mouillages (nombreux bricolages … avec un peu de farniente !).
Depuis hier aprèm (vendredi), je suis au mouillage dans l’archipel des Glénan ; j’ai profité des eaux claires de faible profondeur pour plonger et aller inspecter la quille – j’ai talonné (suite à un léger heurt avec le fond), ensuite plusieurs petits travaux au bateau.
eau transparente
En l’espace de quelques semaines, je suis passé de « Speedy Gonzalès » à « Franklin la tortue » : j’accepte « de prendre mon temps », vivre les jours tels qu’ils arrivent et profiter ainsi du temps qui passe.
lever de soleil
Je relève l’ancre demain matin, pour aller sur Audierne (si possible).
Aujourd’hui – disais-je, départ de l’archipel des Glénan pour rallier Audierne ; peine perdue, le vent continue de souffler du Nord/Nord-Ouest et de plus, une grosse houle s’est levée.
J’ai eu beau essayer de tirer des bords, la pluie qui est arrivée, le vent tournant, le temps passant et la fatigue arrivant, j’ai donc choisi de me dérouter sur Le Guilvinec.
photo-montage
Ce petit port, principalement connu pour être un grand port de pêche de la Bretagne, mérite que l’on s’y arrête ; j’ai été superbement accueilli par Fakhr (prénom kabyle, prononcer « facre ») avec qui (après ma sieste !) j’ai fait les démarches d’arrivée. L’été prochain (été 2027) le port sera doté de nouveaux emplacements – tous neufs – pour les plaisanciers. .
« La vie est un long fleuve tranquille » (film de 1988) ; je pense que le réalisateur ne devait pas être un plaisancier ayant un bateau !! Ce matin, je suis parti de Douarnenez tranquillement …
… la météo prévoyait une matinée cool avec un vent qui devait se lever dans l’après-midi … ce qui fut vrai ; j’ai dû naviguer en tirant des bords pour sortir du fond de la baie !
Arrivé devant Crozon – ancien port sardinier et thonier (qui a donné son nom à la presqu’île), j’ai mouillé l’ancre à proximité d’autres voiliers ; le fond n’était vraiment pas profond et j’ai eu la flemme de retirer l’orin. Bien mal m’en a pris !! Le vent était fort en cette fin de journée et le bateau ne tenait pas « boutau vent » ; pas grave, j’ai descendu l’ancre en me laissant dériver. Sauf que : le bateau dansant la Carmagnole, le bout de l’orin est venu se coincer dans l’hélice (moteur au ralenti, débrayé). L’ancre a quand même fini par se planter dans le sable mais le bateau se tenait en travers du vent (à cause de l’orin) ; ni une ni deux, j’ai enfilé ma combinaison, les palmes et le masque, et suis allé démêler l’orin(la mer est à 21,4°). Ouf, le bateau s’est enfin remis « boutau vent ».
Avant de mouiller l’ancre(puis plonger) j’avais pris mes repères par rapport au rivage et aux autres bateaux au mouillage. Tiens !! .. y’a un bateau qui est décalé loin derrière moi !! Les hublots sont ouverts et on voit bien la chaîne (de l’ancre) qui part vers le fond, mais le voilier a vraiment l’air de déraper. Je siffle très fort pour prévenir les gens dedans (on voit bien les hublots ouverts et tout le bazar dans le cockpit arrière), mais personne ne répond. Je me sèche et m’habille rapidement ; je descend l’annexe et – comme le bateau fuyard s’éloigne (et est déjà loin), je décide d’aller à la Capitainerie du port prévenir de ce qui se passe ; réponse : « on n’a pas le droit de sortir du port ». Je vais chercher à l’école de voile à côté et Yann décide de m’emmener dans leur zodiac (avec un moteur puissant) pour chercher et ramener le bateau. On finit par le trouver … partant en nav !! On le rattrape et les gars à bord nous expliquent : « on faisait la sieste et on n’a pas vu que le bateau avait quitté le mouillage !!!!!! Bon : pas de pépin, seulement une grosse frayeur.
… chanson paillarde populaire Française, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (!), très misogyne, qui serait huée aujourd’hui.
Je suis donc parti ce samedi matin de Crozon. Il m’a fallu du temps pour remonter l’ancre(vous vous souvenez des péripéties d’hier ?) et démêler le câble de l’orin ; il n’y avait pratiquement pas de vent, et ensuite, passé le Cap de la Chèvre j’ai trouvé un vent bien soutenu qui m’a permis d’arriver à Camaret en milieu d’après-midi.
Le bateau bien ancré, je suis parti avec l’annexe pour aller balader en ville et chercher une boulangerie ; n’en n’ayant pas trouvé, je suis allé boire une bière !!
De retour au bateau je constate que je n’ai plus la chaînette et le cadenas pour sécuriser l’annexe ; me..e j’ai dû l’oublier sur le ponton. Je retourne au port et, à 300 mètres de l’entrée .. pout pout pout … PANNE SÈCHE ! J’ai donc fini à la rame et n’ai pas retrouvé ma petite chaîne (je verrai les jours prochains si elle n’a pas glissé sous le faux-pont de l’annexe). Le temps de faire le plein à la station-service des bateaux, je suis rentré « at home ».
Hier, dimanche, j’ai refait le ris de la voile d’Artimon et aujourd’hui je suis encore resté au mouillage dans la baie de Camaret-sur-Mer, et j’en ai profité pour faire des travaux dans le bateau.
1 – il m’a fallu la matinée pour déposer et retirer les anciens tuyaux qui « puaient » dans le placard de la salle d’eau arrière (je referai le circuit complet .. plus tard) ; c’étaient les tuyaux qui permettent d’évacuer les eaux des WC dans une cuve à eaux noires (prévue à cet effet). D’ailleurs, pour pouvoir accéder dans leurs ports, de nombreux pays exigent la présence ET l’utilisation de cette cuve.
cordages à changer ris d’Artimonanciens tuyaux déposés
2 – cette après-midi, la mer était d’un calme « olympien » (!!) : j’en ai profité pour enfiler ma combinaison et plonger pour nettoyer le safran, l’hélice et la ligne de flottaison ; ça m’a fait du bien, avec les « chaleurs » qui reviennent (chaleurs « Bretonnes » toutes relatives bien-sûr !).
3 – et ce soir, des amis sont passés me voir près du bateau :
J’y suis arrivé mardi soir, après une petite navigation dans le Goulet de Brest. Partant du mouillage de Camaret-sur Mer tranquillement le matin, je me suis dit : « puisque je suis au moteur pour un bon moment, je vais en profiter pour démarrer le chauffage du bateau » – ce qui est demandé (y compris l’été) pour conserver l’appareil toujours performant. Je démarre le chauffage, et là … grosse fumée blanche qui sort des tuyaux d’échappement !! J’arrête tout, j’attends un moment et je relance le chauffage … pareil. Une troisième fois .. dito. « Bon, on verra ça plus tard, c’est par urgent ».
Arrivé au port du Moulin Blanc de Brest, je vais chez un shipchandler pour acheter des supports pour les panneaux solaires et autres articles : rien n’est en stock, tout arrivera vendredi … je passe commande. Mercredi, journée intense (je profite des matinées « à la fraîche » pour faire le max. !) ; course de bouffe, laverie automatique, puis je profite de l’après-midi pour prendre le bus et aller dans la ville (la marina où je suis est très excentrée). Là, je déambule tant bien que mal dans la ville (une fournaise l’aprèm, et ici aussi, on est en vigilance Canicule !) et vais visiter le Musée de la Marine au Château de Brest. 19h, je récupère Gilles et Laurence (des amis de La Rochelle) qui arrivent à la Gare pour récupérer leur bateau à Brest et poursuivre leur voyage.
marine du Moulin BlancPort intérieur de BrestMusée de la MarineMusée de la Marine
Le soir, après la douche, nous avons eu la visite d’un pt’it gars du coin qui est venu grignoter son repas du soir … dans le port :
Ce matin – vendredi, je suis (encore !) monté au mât pour changer le feu de pont et poser des protections de barre de flèche(pour le génois), et je me suis attaqué à démonter les tuyaux de l’échappement du chauffage : tout est bouché par des accumulations de résidus de combustion !!
nouveau feu de pontpot d’échappement
Demain, – après que tout mon matériel ait été livré, je quitte le port et retourne au mouillage à Camaret-sur-Mer pour les travaux de pose des panneaux solaires.
Ce mardi 14 juillet 2026, la journée a commencé par un magnifique brouillard – résultat des pluies d’hier sur un sol très chaud depuis des mois ; mickless s’est réveillé au mouillage avec un petit 17,9°C dehors.
Après le petit-dèj, je me suis attelé à mes travaux journaliers :
D’abord, j’ai monté « à blanc » le support d’un panneau solaire, pour voir comment ça se présente.
Ensuite, de la plomberie : la pose du tuyau de la pomme de douche (que j’ai reçu les jours derniers). Après avoir démonté le robinet et changé le tuyau, tout est fonctionnel : ch’suis bien content, je vais pouvoir prendre des douches debout(et non accroupi comme jusqu’à maintenant à cause du tuyau trop court !!). Puis, j’ai nettoyé (au vinaigre blanc) les trois robinets du bateau … et y’avait besoin !!
le tuyau en placevue d’en bas !nettoyagenettoyage du tartre (il reste 7 petits trous à faire)
Repas de midi tranquille.
Il y a quelques semaines, j’avais acheté un casier repliable (pour essayer de pêcher des crustacés) et – avec les bouts de viande qui me reste de midi, je le met à l’eau .. il descend au fond accroché à un bout .. on verra bien demain si il y a quelques chose dedans !
Après la sieste, je bricole à bord et j’entends le son d’un moteur approcher doucement ; je sors et vois une embarcation : un petit bateau de pêche. La discussion s’engage : – vous pêchez quoi ? – on remonte nos casiers. – et il y à quoi dedans ? (pffff, .. le parfait plaisancier !!) – des araignées de mer. Le temps qu’on discute, un casier est remonté : une dizaine d’araignées dedans ; la dame et son vieux père les trient : « ils doivent faire au moins 12 cm », ils en gardent 5 ou 6. – ouahhhh, c’est super. – vous en voulez une ou deux ? – moi ? qu’est ce que je vais en faire ? (le lourdeau !!) – bin les cuire .. ça vous fera le repas de ce soir ! – pourquoi pas !
Les voilà qui approchent leur bateau et m’offrent une araignée de mer .. que je mets aussitôt à cuire ; demain, je vais me régaler.
.. parce que .. ce soir, je vais au port pour voir le match France/Espagne dans un bar de Camaret, histoire d’avoir l’ambiance !
Ce matin, parti du mouillage de Camaret-sur-Mer (après une amère défaite de nos Bleus hier soir), pétole pendant un bon moment ; donc … au moteur.
J’ai quand même fini par trouver un peu de vent et me voilà parti pour l’île d’Ouessant. Notre ami Tournesol (cf Tintin – Le Trésor de Rackham le Rouge) le dit souvent : « Toujours plus à l’ouest » ; et là, je suis sur l’île la plus à l’ouest de l’Europe !!
mickless a donc franchi le grand bras de mer qui sépare les îles du continent ; on est passés près du phare des Pierres Noires,
et pendant la traversée, je me suis essayé à la pêche à la traîne, et j’ai pêché : RIEN !!!
(bon, c’était la première fois)
Ensuite, je suis passé devant le phare de la Jument
photo-montage :
par TRÈS MAUVAIS TEMPS / et aujourd’hui !!
mickless est alors arrivé dans l’anse de Lampaul. Très joli village, avec l’église en son centre qui est dédiée à saint Pol-Aurélien (mais ne peut plus se visiter : la toiture est trop abîmée). Dans le village on trouve des p’tits commerces (épiceries, boulangerie, bars, restaurants, ..) ; demain, j’y retourne pour faire un peu de ravitaillement.
le port de Lampaull’églisele villagela baie de Lampaul – cherchez mickless
« Qui voit Ouessant voit son sang », dit le proverbe. Pour mériter cette île, bout de terre le plus occidental de France, il faut traverser une mer souvent houleuse, mais le spectacle de ses rochers déchiquetés et battus par les flots se révèle inoubliable. (https://www.guidestchristophe.com/nos-sejours/lile-douessant.html).
Je suis au mouillage dans la baie de Lampaul depuis avant-hier et je profite de ce paysage ; de plus, le village a beaucoup de charme. Hier matin nous avons eu le passage de gros orages et de tonnerres puis en après-midi, le temps s’est levé.
J’ai donc profité de ces moments dans le bateau(sans pouvoir sortir !) pour continuer à travailler ; entre-autres, je bosse en ce moment à la mise en œuvre des panneaux solaires. Il me faut modifier les supports pour les adapter à mickless (d’habitude on les bloque sur les tubes d’un portique ou de long des filières), mais là, je ne veut pas percer les lisses .. alors j’ingénie au max pour trouver des « solutions » qui ne dégraderont pas le bateau.
J’ai donc préparé les pièces principales et fait un premier « montage à blanc » … voir ce que ça donne :
pièce de supportau port (pour chercher du pain !)montage en courspré-positionnésympa !voilà ce que ça donnera, replié
Le reste d’aujourd’hui – vendredi, j’ai terminé les deux supports ; il ne me reste qu’à attendre la livraison d’une pièce principale manquante et je pourrais alors effectuer le câblage ; je serai plus autonome en énergie.
Hier – samedi matin, je constate que le frigo n’est plus vraiment « froid » ; je me dis : « je démarre le moteur et ça va charger un bon coup les batteries », je suis depuis deux jours au mouillage, ceci doit expliquer cela. Clic-clic … clic-clic … RIEN DU TOUT : batteries à plat ; et mer…e. Je n’ai pas de booster à bord (lourd, cher et encombrant), comment je vais faire ?? Mc Gyver a dû intervenir : j’ai donc branché « en provisoire » les deux panneaux solaires .. et ça a donné plus de 100W (8,3A env.) .. j’ai commencé à reprendre des couleurs ! ..et j’ai passé la journée à recaler régulièrement les panneaux pour qu’ils soient toujours bien orientés face au soleil.
magnifique lever de soleilbricolagepanneaux en matinéepanneaux début d’après-midipanneaux milieu d’après-midimagnifique coucher de soleil
Le soir – quand Gilles et Laurence (mes amis de La Rochelle) sont arrivés au mouillage, j’ai démarré le moteur … sans problèmes ; bon, ça a démarré mais je dois quand même avoir un souci dans mon électricité. Après le repas du soir, la rogne m’a pris : « je dois absolument trouver le problème, sinon ça va se reproduire sans prévenir, où le manque de moteur pourrait être vraiment critique ». J’ai donc commencé à couper tous les interrupteurs : toujours 1,1A de décharge permanente .. qu’est-ce que ça peut bien être ? .. il doit y avoir une « fuite électrique » (peut-être un fil à la masse ?) .. et me voilà – avec mon multi-testeur, en train de chercher partout.
J’ouvre les trappes de la cale et j’entends un ronronnement : tiens, y’a quelque chose qui tourne ! En continuant mes investigations : c’est la partie électronique du moteur qui reste sous tension et qui me consomme ces 1,1 Ampères ; quel CON : je coupe l’inter principal du moteur : 0,00A … gagné ! Au coucher du soleil, j’ai pu aller me coucher tranquille.
Aujourd’hui dimanche, balade à vélo dans l’île d’Ouessant avec mes amis. Les rochers que vous voyez sont les derniers à l’ouest de l’Europe continentale ; droit devant, les États-Unis à 7.700 kms !!!
Depuis une semaine j’étais resté au mouillage à Ouessant, attendant patiemment des vents « favorables » pour poursuivre mon voyage et rallier le continent. J’ai profité de ces jours au mouillage pour bosser un peu sur le bateau(pose du premier panneau solaire presque treminée) et aller me promener sur l’île (je vous conseille d’y venir un jour, elle est magnifique ; nota : pas de distributeur de billets ici !!).
Avec mes amis, le dimanche nous avons loué des vélos et bien roulé dans l’île. Le soir en rentrant, on constate qu’avec les vents forts mon bateau avait dérapé sur son ancre et se trouvait maintenant 80 mètres plus loin ; on a donc remonté l’ancre(au cœur des bourrasques) et pris un coffre qui venait de se libérer … j’ai mieux dormi !!
Puis, le lundi, nous avons fait une grosse balade (rando) sur la partie sud-ouest de l’île.
St Tropez ?St Tropez ?le Phare de la Jumentle mouillage à Ouessant
Ce matin (mercredi), nous sommes donc partis ensemble de Ouessant et avons rallier (chacun de son côté) l’Aber Wrac’h.
(ici, le phare de Nividic – sortie de la baie de Ouessant).
Je suis passé à mon point le plus à l’ouest :
Et donc, … je vous disait : « ils sont passés me voir » (quelques minutes de pur bonheur). Une quinzaine de dauphins – venus de nulle part et qui m’ont accompagné pendant une dizaine de minutes :
.. et après 9 heures de navigations (pour ma part !) on est arrivés au port de l’Aber Wrac’h.
Contrairement à la phrase « je suis en mer », il conviendrait ce soir (samedi) que j’écrive « Je suis en terre » ! Hé oui, sur la rivière « le Jaudy » juste au niveau de la Roche Jaune .. si vous ne suivez pas, .. c’est normal ! Sinon, cherchez Trèguiez.
Hier, j’ai fait une bonne navigation : 55 NM (environ 102 kms) ; je suis arrivé au mouillage vers 21h30 et suis allé mangé chez mes amis qui m’attendaient.
Je ne vous remettrez pas ici des films de dauphins, on en voit à la pelle en Manche ; ils arrivent de nulle part, nous accompagnent un moment et nous quittent « quand-ils-en-ont-envie » !!
Ce matin, nous avons (Gilles & Laurence et moi-même) quitté le mouillage de Trébeurden ; Ce fut une après-midi pas marrante : vent arrière avec une mer formée.
Aujourd’hui (dimanche), on va rester au mouillage sur le Jaudy (rivière qui passe à Treguier) : il fait une bonne petite pluie Bretonne … et en mer, c’est pas le top !
ma position (cliquez sur l’icône ci-contre)
Alors pour la journée, ce sera repos-bricolage-sieste-bouquin (dans le désordre le plus rigoureux) !
Hier – du mouillage de l’Aber Wrac’h au mouillage à Treguier puis aujourd’hui pour arriver jusqu’à Saint-Quay-Portrieux .. ça a été laborieux ; je disais hier soir à mes amis Laurence et Gilles « que je préfère trois jours à naviguer au près, que deux heures vent arrière » !! En effet, la mer était formée (houle pas sympathique) et vent faible : on n’a pas arrêté de se faire secouer, et le matériel a souffert ; j’ai fini par attacher les bômes afin d’éviter les a-coups dans les voiles et les mâts.
mouillage Treguier au petit matinpain à cuire .. le TOP
Déjà, ce matin, au sortir du chenal qui amène à la mer .. impossible de dérouler le génois(hier aprèm, j’ai eu énormément de mal à le rouler), c’est pas la première fois qu’il m’embête ; donc j’ai fait la nav d’aujourd’hui sous foc autovireur ! .. et demain, j’ai encore du boulot pour réparer.
La dessus, l’histoire n’est pas finie !! Au moment de hisser la voile d’artimon, la drisse(que j’avais préparée pour hisser) s’est détendue (avec le vent) et s’est prise dans le feu de pont de l’artimon : 5 minutes pour la décoincer !!
Pendant la navigation, j’ai eu de nouveau la visite de dauphins « différents » de ceux d’hier (je vous épargne de nouvelles vidéos) ; ils étaient plus foncés (gris foncé), plus gros que ceux d’hier et aussi plus nombreux – avec beaucoup de jeunes.
Depuis que je navigue dans la Manche, j’ai vu de très nombreux Fous de Bassan (vous serez d’accord avec moi, on n’est pas obligé d’aller dans la Manche pour voir des fous !!!) ; après recherche, la Manche héberge de nombreuses colonies de Fous de Bassan.
Dans la journée, j’ai approché de nombreux phares – tous aussi beaux les uns que les autres, et mes miles nautiques s’additionnent.
Arrivé devant le port de St-Quay (je raccourcis son nom !!) je voulais me mettre ou mouillage à l’extérieur (« à l’abri de la digue Sud » – qu’ils disent dans le Bloc Marine !!) .. un mouillage pourri par vent de Nord .. trop secoué par la houle – avec la mer qui s’est faite souffler depuis plusieurs jours.
Donc, ce soir : au ponton du port pour une ou deux nuits tranquilles !
Non, je ne suis pas dans une banque, je suis « au coffre » : terme marin pour expliquer que je n’ai pas mouillé l’ancre mais je me suis accroché à une grosse bouée – ancrée au fond de la baie, qui est là pour que les bateaux de passage puisse s’arrêter (et ne pas mouiller l’ancre qui pourrait abîmer les fonds en raclant).
Lundi, je suis parti de Saint-Quay-Portrieux (trop tard) et fait une nav pas marrante : le vent était de Nord-Nord Ouest (donc pas favorable – je n’ai pas assez étudié la météo !) .. en essayant de tirer des bords mais la marée montante me ramenait vers la côte.
Pour essayer de ne pas arriver trop tard (voire à la nuit) dans la baie où étaient Gilles et Laurence, j’ai fait une longue route au moteur.
(regardez bien … tout au fond de l’image au centre, il y a le mouillage de St Cast !)
Hier – mardi, j’ai fait des travaux au bateau(pour changer !!) : dimanche, j’avais eu de gros problème pour rouler le génois et j’avais dû forcer ; résultat : génois coincé. Je suis d’abord monté au mât – pour voir si la drisse ne s’était pas enroulée autour de l’étai : bin non ; mais j’ai constaté que la poupée de l’enrouleur était bien loin d’en haut. J’ai donc changé la manille d’en bas pour « remonter » le génois » et suis retourné en tête de mât pour mettre un bon coup de teflon (graisse sèche pour roulements à bille) .. ça à l’air de bien fonctionner (je verrai les jours prochains).
travaux en tête de mâtqu’il paraît petit .. vu d’en haut
Le vent étant monté (et les vagues commençant à bien se former), je suis allé chercher Gilles sur son bateau(ils sont juste à côté) et il m’a aidé à rouler la voile bien correctement.
L’après-midi, j’ai posé (fixé solidement) le deuxième panneau solaire : super-génial … j’ai presque 8 ampères par grand soleil ; ça me permettra de couvrir les consommations du frigo ET du pilote automatique .. c’est chouette ! Les fils sont branchés pour l’instant « en provisoire » (j’attends une belle journée pour continuer).
Ce matin, Gilles et Laurence sont partis pour Saint-Malo – où ils vont laisser leur bateau une quinzaine de jours ; on a aujourd’hui un temps Breton : gris plombé, mer grise, de temps en temps petit crachin .. mais ça devrait se lever dans la journée.
Je repartirai de St Cast – pour rallier Saint-Malo – samedi matin .. pour y retrouver mon frangin Eric qui vient passer deux jours sur le bateau.
Ce matin (étant au coffre), je me suis fait déposer par la navette marine gratuite à la plage de Picain. Là – le prochain bus étant 3 heures après, je me suis décidé a aller en ville à pied (3/4 heures de marche m’avait-on dit) ; j’ai fait du stop et un jeune gars m’a amené à l’entrée de Cancale.
Cancale, côté mareyeursBaie de Cancale
ci-dessus, cherchez bien au fond de l’image : il y a le Mont St Michel
Balade le long du port ; je me suis même laissé tenter par 6 huitres de Cancale .. des huitres plates.
nota : en période estivale, les huitres sont à 2€ les petites et 3€ les grandes … pièce !
Quelques courses de « frais » au petit magasin du centre, puis j’ai pris le bus qui m’a emmené directement à « Port-Mer » où la navette marine m’a ramené à bord.
Demain, pour partir, il me faudra d’abord démêler ce sac de nœuds !!
Depuis deux jours que je suis au coffre, dans la baie de Picain (Port-Mer de Cancale), ..
.. j’ai pu (un peu) avancer les travaux intérieurs ; par exemple le circuit d’échappement du chauffage, obstrué par du charbon (résidus d’une combustion imparfaite) ; il m’a fallu la matinée pour démonter et curer les tuyaux :
(voir aussi l’article du 09 juillet)
démontage et curagetuyau bien abîmé
.. et il faudra – à l’occasion d’une prochaine escale, que je trouve un bout de tuyau correspondant (galères en perspective) ! ..
.. puis, dans l’aprèm, il m’a fallu un bon moment pour démêler les amarres ; ce sera plus facile pour partir demain matin.
Non. Je ne suis pas un joueur de poker invétéré qui aurait caché un Joker dans sa manche !! Je suis « dans la Manche ». (résultat IA de Google : La Manche est un département français de la région Normandie, tandis que le Cotentin est une presqu’île qui forme la partie nord de ce même département).
Parti ce matin de Cancale – en Bretagne-Nord (pour une petite navigation) ..
.. j’ai franchi la « frontière » qui sépare les deux entités et suis arrivé « à l’heure » à Granville. Pourquoi « à l’heure » : parce que, dans ce port (comme dans d’autres d’ailleurs), il y a un seuil à passer (ici, une porte abattante) qui conserve l’eau dans le bassin des plaisanciers. Et cette porte n’autorise les passages qu’à certaines heures – en fonction des marées ; il ne faut pas rater les heures d’ouvertures ou sinon on va coucher dehors !! (au mouillage).
arrivée sur Cancalele port de plaisance
Le temps de ranger le pont du bateau, je suis allé faire une longue marche en ville : d’abord le Roc (et son mémorial aux soldats de la Libération) puis la Haute Ville, pour redescendre près du port et flâner quelques minutes. (ça fait du bien de marcher !)
Ce soir, je suis au mouillage en face de Saint-Germain-sur-Ay – à 2,7 kms de la côte – au milieu de nulle part (et pourtant au centre du monde !!) ; le vent est encore fort, ça devrait se calmer dans la nuit.
Ce midi, la porte abattante s’ouvrait à partir de 12h08 et j’ai du attendre qu’il y ait assez d’eau pour passer (pour mickless, il faut 2 mètres minimum).
Ensuite, ça a été la lente remontée du Cotentin – en direction de Barneville-Carteret ; le vent a très peu soufflé dans l’après-midi … et de face pour moi : donc, tout au moteur !
A la sortie du port, je suis passé au beau milieu d’un banc de méduses .. beurk !
A midi, « petite entrée » avec de la tapenade noire – préparée hier ..
.. et ce soir la nature m’a encore offert un de ses plus beaux tableaux.
« Nuits de Chine, nuits câlines .. » – chanson de Bambou et Marc Lavoine sortie en 2007. Hé bin non : la nuit dernière (entre dimanche et lundi) j’ai très mal dormi (une des pires nuits à bord) : j’étais au mouillage au large de St Germain sur Ay et – entre le vent fort (et donc les vagues qui se forment par le vent) mélangé aux courants de marée – le bateau a dansé toute la nuit.
De plus, j’ai du me relever vers 02 heures pour raccrocher la « main de fer » (sorte de crochet très costaud qui sert à maintenir la chaîne de mouillage et soulager le guindeau) qui s’était décroché. Bon, enfin … j’ai mal dormi mais dormi quand même.
Aujourd’hui, nous avons fait une bonne navigation avec Laurent – le Patron de l’embarcation de la SNSM que j’ai rencontré hier (lors de l’exercice de remorquage) entre le mouillage et Barneville-Carteret.
.. puis – le vent tournant au Nord (donc défavorable), ce fut une suite d’après-midi au moteur et la rentrée dans le chenal de Barneville-Carteret (50 – Manche)
Ce soir, au port, pas-un-poil-de-vent avec un silence parfait … un bonne nuit tranquille en perspective (et non pas une nuit Caline ni une nuit de Chine !!).
Voici une réponse visuelle qui permettra à chacun de s’en faire une idée plus précise.
Pour les ports qui n’ont pas la possibilité de s’offrir un port en eaux permanente (y compris aux grandes marrées – gros coefficients), la solution du seuil (ou des « portes ») reste simple et fiable ; c’est plus contraignant pour les plaisanciers (de ma catégorie !) qui doivent se remettre aux maths pour éviter de se planter !
Donc, pour que le port reste « en eau » et que les bateaux restent « à flot » (et ne se retrouvent pas « posés » par terre pendant les marées basses), …
.. la solution du seuil (ou portes) est le plus efficace : la mer est montée il y a plusieurs heures, le bassin a été renouvelé d’eau de mer « fraîche » puis la marée redescend.
Le bassin va rester « en eau » jusqu’à la prochaine remontée de la mer (prochaine marée haute).
Calculs pour l’entrée au port de Diélette, demain soir :
(dès fois on vous rajoute un petit souci de dragage du seuil + 1,10m .. comme ici !)
Total : 3,50 + 2,00 + 1,10 = il faudra qu’il y ait 6,60m d’eau minimum(au zéro des cartes)
Donc, avec le logiciel Marée.Info (voir ci-dessous) je sais que je pourrai rentrer entre 18h13 et 23h19.
(j’espère que je ne me suis pas planté dans mes calculs !! Sinon, il reste les gars « sur place » qui vous guident et vous conseillent toujours avec amabilité).
Et voui : pendant quelques jours, je n’ai pas fait d’article(s) .. la vie à bord se déroule tranquillement. Chaque jour, je regarde les prévisions météo des jours suivants en attendant une bonne fenêtre pour m’engager dans le Raz Blanchard.
Je ne me lasse pas des couleurs sublimes des petits matins :
J’en profite pour effectuer de nombreux petits travaux à bord (photos ci-dessous, dans l’ordre) : fin de raccordement du second panneau solaire, réparation du portillon tribord(la serrure entre-autre), modification de la poulie du davier d’ancre, etc ..
2ème panneau solaireserrure du portillondavier de l’ancre
J’en ai même profité pour faire un saut à terre – et aller me dégourdir les jambes (Panorama du port de Diélette).
Après la journée de dimanche (où j’ai fait un aller-retour depuis Cherbourg jusqu’à l’Anse du Brick – pensant me mettre à l’abri), je suis donc resté au port jusqu’à ce matin – mercredi 26 août.
Je suis parti vers 09h30, (ici le Fort Central de la Grande Rade de Cherbourg) ..
.. et, après avoir contourné le Phare de Gatteville, ça a été la descente vers Saint-Vaast-la-Hougue pour me mettre au mouillage.
Le Phare de Gatteville c’est « le phare d’une année ».
Vous ne comprenez pas ? .. c’est normal .. je m’explique (de mémoire) :
Depuis l’article d’hier fin d’après-midi, .. je me suis vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue.
Je m’étais mis au mouillage, en me disant : « il va faire mauvais temps mais ça va passer ».
Mais, après la mise à jour de la météo ça se dégradait à grande vitesse et j’allais me choper de gros vents, une grosse mer et de la pluie .. ça commençaient à se creuser et le bout-dehors du bateau commençait à se rapprocher des vagues à chaque fois que le nez plongeait !
Donc j’ai relevé le mouillage aussi vite que j’ai pu et je suis vite rentré au port (avant que les portes ne se referment) ; maintenant il y a beaucoup de vent et de pluie mais je m’en fous, je suis bien amarré !
sur cette image, quand on voit le rouge foncé – voire du très foncé, .. c’est pas bon signe !
Mercredi soir, je m’étais vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue, pour laisser passer deux nuits de mauvais temps ..
.. et jeudi matin, la première vague était passée !
Au petit matin, le temps était « beau » ..
.. dans l’attente de la deuxième vague de pluies et vents (pour la nuit) :
Bon. Les orages sont passés et ce matin (vendredi), j’ai pu reprendre la mer et quitter le port de Saint-Vaast-la-Hougue pour rallier le port de Grandcamp-Maisy.
On dit que « le silence est d’Or » ; mais de quelle couleur est la mer ? Beaucoup vous répondront « bleue » !!
Hé bin moi, je vous dit que : « elle est d’Argent » :
La commune de Grancamp-Maisy est située dans le département du Calvados – en région de Normandie – entre les plages d’Utah Beach et Omaha Beach ; elle fait partie des plages du débarquement d’Omaha Beach.
Cette commune est proche de la pointe du Hoc, et a une histoire fortement marquée par le débarquement de 1944 ; lors de la bataille de Normandie, elle est libérée par les Alliés dans la journée du 9 juin 1944, après de durs combats.
(source : Wikipédia)
Ici, un mémorial aux pilotes Anglais et Français morts au combat, en bombardant l’ennemi installé sur le sol National.
A partir de demain, le temps va de nouveau se dégrader pour deux jours, et il vaut mieux être au port !
Vent max. hier aprèm dans le bassin (que m’a montré le voisin lors de l’apéro d’hier soir soir !) : 46 nœuds (soit 85,19 km/h) .. c’est beaucoup !
Journée morose : pluies et vents en alternance ; la mer (à l’extérieur) n’est pas encore « praticable », alors je reste au chaud. Ce matin bricolage, et cette après-midi : informatique (modifs de mon blog).
Fin de matinée, je suis allé au marché couvert et me suis pris quelques huitres (5,50 € la douzaine !) ; elles étaient chiffrées « 2 » (dont certaines étaient de taille « 1 » !!) :
petit marché couvert15 cm max.6 pour aujourd’hui …
Ce matin, nous avons quitté Ouistreham tôt à 07h du mat’ !! On a du attendre que le ferry arrive et s’amarre pour sortir.
Ensuite, une belle navigation depuis Ouistreham jusqu’à Honfleur – à l’intérieur de l’embouchure de la Seine .. au moteur au début, puis sous voiles ..
.. et on a remonté la Seine avec un courant de 5 nds (dans le dos .. heureusement !).
Ensuite, ce fut le passage aux écluses qui ferment le port :
un bollard
Arrivée à Honfleur :
.. et, après s’être amarrés au ponton Visiteurs, on est allé se balader en ville.
Honfleur est une commune française située dans le département du Calvados, en région Normandie. Ville portuaire, elle est située sur la rive sud de l’estuaire de la Seine – en face du Havre, tout près du débouché du pont de Normandie.
Honfleur est surtout connue pour son Vieux Bassin, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d’ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant l’École de Honfleur ; ces peintres et d’autres se retrouvent à ferme Saint-Siméon sur les hauteurs de la ville et contribuent à l’apparition du mouvement impressionniste. Alphonse Allais et Erik Satie y sont nés dans la même rue.
source : Wikipédia
ancienne entrée de Honfleurle vieux portport de Honfleurport de Honfleurpont levantclocheréglisepetite ruelle
Et le soir – après une grosse balade en ville (et une petite sieste pour moi !!) : apéro à bord :
Et pourtant, elle avait bien commencé, cette journée ! Sorti du port de Honfleur, j’ai prévenu la vigie de la Seine de mes intentions : remonter la Seine jusqu’à Tancarville puis redescendre et aller au port de plaisance du Havre.
le Pont de Normandiele mauvais temps arrivel’eau de mer rencontre le fleuvele Pont de Tancarvillel’arrivée au Havrele Queen Mary II
.. de mon côté le chandelier est bien abîmé, et sur le bateau voisin : son feu bâbord(rouge) à changer ; je suis allé en acheter un neuf et on l’a fait ensemble.
Avis de Vent Frais annoncé pour la fin d’après-midi ; ce matin, je pars donc me balader en ville.
Palais BénédictinePalais Bénédictinecouleurs de mauvais temps
Le palais Bénédictine est un édifice mêlant les styles néogothique et néo-Renaissance, construit à la fin du XIXe siècle à Fécamp pour Alexandre-Prosper Le Grand, négociant en spiritueux et qui a fait fortune en inventant et commercialisant la liqueur Bénédictine.
Le Palais abrite l’activité de distillerie et ses caves, ainsi qu’un musée présentant diverses collections (ivoires ouvragés, pièces de monnaie, serrures, tableaux religieux anciens…).
Le palais est un mélange d’extravagance et de tradition. Il a été commandé par Alexandre-Prosper Le Grand qui était un grand passionné d’art ; il voulait créer un espace hybride mêlant l’art et l’industrie (d’où le surnom de « Versailles industriel » donné au palais)[1] et également ancrer sa liqueur dans une tradition monastique locale.
source : Wikipedia
Après un repas rapide je choisis de profiter de cette journée maussade pour aller voir LE rocher d’Étretat ; 30 minutes de bus, et (sous une bonne pluie bien Normande !) : Étretat.
le marché couvertfalaise d’ÉtretatLE rocher d’Étretat
30 minutes de bus retour, et me voilà au bateau … juste avant que ça démarre !