J'irai parler aux étoiles

L’aventure commence … déjà !!

A l’apéritif de mon départ hier soir où j’avais invité beaucoup de copains et d’amis (rencontrés pendant ces 5 ans), un pote m’a fait remarqué que mon feu de pont (éclairage du pont pour les manoeuvres de nuit) était sorti de son emplacement et pendait sur ses fils : risque de court-jus à la prochaine pluie.

Après être monté aux mâts des dizaines de fois, je suis donc remonté ce matin – au mouillage, pour réparer ça : https://youtu.be/38Ib_N6RCS4

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Escale technique

A ceux qui se sont « inquiétés » de me voir sur l’AIS en direction de La Rochelle :
– tout va bien. Ce retour en arrière est « normal » ; je suis redescendu pour faire faire la première révision (des 50 heures), et j’en « profite » pour faire quelques achats qui vont me permettre de continuer les travaux de refit du bateau – par exemple, aujourd’hui j’ai vérifié toutes les goupilles de sécurité des haubans et surtout celle de la sous-barbe (qui était défectueuse !!),
– je vais reprendre la route dans très peu de temps et essayer de rattraper mes amis (qui continuent de monter l’arc Sud-Bretagne).

A marche forcée

Depuis trois jours, je monte (aussi vite que possible) l’arc Sud-Bretagne ; je souhaiterai être rapidement à Arzal pour faire refaire le réservoir central d’eau (avant juillet) ; il est souple et fait 120 litres, mais – comme il n’y a pas d’évent, je n’arrive jamais à le remplir entièrement.
Donc j’arrive le soir dans un port, une douche, un p’tit repas et j’en repart le lendemain … sans prendre le temps d’écrire !

Depuis que j’ai quitté le mouillage des Sablanceaux (île de Ré), une halte aux Sables d’Olonne, une autre à Port Joinville (île d’Yeu) et je suis passé au large de l’île de Noirmoutier (que j’avais déjà visitée) pour arriver hier soir (samedi) à Pornichet. Aujourd’hui dimanche, plus qu’une petite navigation et je devrais avoir quelques jours plus calmes à Arzal : le temps de fabrication du réservoir.

Jeudi et vendredi, deux belles journée de nav.

Port Joinville : à couple en cinquième place !!!

à couple
à couple !

Hier Samedi : deux heures de brouillard (après avoir quitté les Sables d’Olonne) puis arrêt en mer à midi pour retrouver un copain pêcheur de plaisance (et ses potes) : je me suis mis au mouillage (son bateau à couple) et on a mangé tous ensemble sur mon bateau.

nota important : hier, en quittant Port Joinville (île d’Yeu) .. panne d’AIS – c’est pour ça que mon point (sur Marine Traffic ou Vessel Finder) restait bloqué sur l’île d’Yeu ; hier soir, recherche de panne : c’est le câble de liaison entre différents équipement électroniques qui était mort !

Recherche de panne AIS

Concarneau

J’avais des travaux à faire au bateau, qui nécessitaient d’être dans un port ; je me suis donc arrêté à Concarneau. Arrivé hier midi (mercredi), j’ai avancé mon boulot le soir « à la fraîche » (!) : j’ai affalé le génois pour voir pourquoi je n’arrivait plus à le dérouler et l’enrouler ; j’ai aussi appelé un ami pour me conseiller.

Ce matin, courses de bouffe (tôt) puis j’ai rempli de téflon les roulements à bille de la poupée de tête d’enrouleur du génois et j’ai tout remonté, ça a l’air de bien fonctionner … on verra demain en mer !

Cette après-midi, j’en ai profité pour aller me promener dans la Ville Close de Concarneau, que j’avais déjà vue en novembre 2014 (à l’occasion d’un stage de voile de remise à niveau).

Les filles de Camaret …

… chanson paillarde populaire Française, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (!), très misogyne, qui serait huée aujourd’hui.

Je suis donc parti ce samedi matin de Crozon. Il m’a fallu du temps pour remonter l’ancre (vous vous souvenez des péripéties d’hier ?) et démêler le câble de l’orin ; il n’y avait pratiquement pas de vent, et ensuite, passé le Cap de la Chèvre j’ai trouvé un vent bien soutenu qui m’a permis d’arriver à Camaret en milieu d’après-midi.

Le bateau bien ancré, je suis parti avec l’annexe pour aller balader en ville et chercher une boulangerie ; n’en n’ayant pas trouvé, je suis allé boire une bière !!

De retour au bateau je constate que je n’ai plus la chaînette et le cadenas pour sécuriser l’annexe ; me..e j’ai dû l’oublier sur le ponton. Je retourne au port et, à 300 mètres de l’entrée .. pout pout pout … PANNE SÈCHE ! J’ai donc fini à la rame et n’ai pas retrouvé ma petite chaîne (je verrai les jours prochains si elle n’a pas glissé sous le faux-pont de l’annexe). Le temps de faire le plein à la station-service des bateaux, je suis rentré « at home ».

Petite journée tranquille

Hier, dimanche, j’ai refait le ris de la voile d’Artimon et aujourd’hui je suis encore resté au mouillage dans la baie de Camaret-sur-Mer, et j’en ai profité pour faire des travaux dans le bateau.

1 – il m’a fallu la matinée pour déposer et retirer les anciens tuyaux qui « puaient » dans le placard de la salle d’eau arrière (je referai le circuit complet .. plus tard) ; c’étaient les tuyaux qui permettent d’évacuer les eaux des WC dans une cuve à eaux noires (prévue à cet effet). D’ailleurs, pour pouvoir accéder dans leurs ports, de nombreux pays exigent la présence ET l’utilisation de cette cuve.

2 – cette après-midi, la mer était d’un calme « olympien » (!!) : j’en ai profité pour enfiler ma combinaison et plonger pour nettoyer le safran, l’hélice et la ligne de flottaison ; ça m’a fait du bien, avec les « chaleurs » qui reviennent (chaleurs « Bretonnes » toutes relatives bien-sûr !).

3 – et ce soir, des amis sont passés me voir près du bateau :

Brest

J’y suis arrivé mardi soir, après une petite navigation dans le Goulet de Brest.
Partant du mouillage de Camaret-sur Mer tranquillement le matin, je me suis dit : « puisque je suis au moteur pour un bon moment, je vais en profiter pour démarrer le chauffage du bateau » – ce qui est demandé (y compris l’été) pour conserver l’appareil toujours performant. Je démarre le chauffage, et là … grosse fumée blanche qui sort des tuyaux d’échappement !! J’arrête tout, j’attends un moment et je relance le chauffage … pareil. Une troisième fois .. dito. « Bon, on verra ça plus tard, c’est par urgent ».

Arrivé au port du Moulin Blanc de Brest, je vais chez un shipchandler pour acheter des supports pour les panneaux solaires et autres articles : rien n’est en stock, tout arrivera vendredi … je passe commande.
Mercredi, journée intense (je profite des matinées « à la fraîche » pour faire le max. !) ; course de bouffe, laverie automatique, puis je profite de l’après-midi pour prendre le bus et aller dans la ville (la marina où je suis est très excentrée).
Là, je déambule tant bien que mal dans la ville (une fournaise l’aprèm, et ici aussi, on est en vigilance Canicule !) et vais visiter le Musée de la Marine au Château de Brest. 19h, je récupère Gilles et Laurence (des amis de La Rochelle) qui arrivent à la Gare pour récupérer leur bateau à Brest et poursuivre leur voyage.


Le soir, après la douche, nous avons eu la visite d’un pt’it gars du coin qui est venu grignoter son repas du soir … dans le port :


Ce matin – vendredi, je suis (encore !) monté au mât pour changer le feu de pont et poser des protections de barre de flèche (pour le génois), et je me suis attaqué à démonter les tuyaux de l’échappement du chauffage : tout est bouché par des accumulations de résidus de combustion !!

Demain, – après que tout mon matériel ait été livré, je quitte le port et retourne au mouillage à Camaret-sur-Mer pour les travaux de pose des panneaux solaires.

La Panne !

Hier – samedi matin, je constate que le frigo n’est plus vraiment « froid » ; je me dis : « je démarre le moteur et ça va charger un bon coup les batteries », je suis depuis deux jours au mouillage, ceci doit expliquer cela.
Clic-clic … clic-clic … RIEN DU TOUT : batteries à plat ; et mer…e. Je n’ai pas de booster à bord (lourd, cher et encombrant), comment je vais faire ??
Mc Gyver a dû intervenir : j’ai donc branché « en provisoire » les deux panneaux solaires .. et ça a donné plus de 100W (8,3A env.) .. j’ai commencé à reprendre des couleurs ! ..et j’ai passé la journée à recaler régulièrement les panneaux pour qu’ils soient toujours bien orientés face au soleil.

Le soir – quand Gilles et Laurence (mes amis de La Rochelle) sont arrivés au mouillage, j’ai démarré le moteur … sans problèmes ; bon, ça a démarré mais je dois quand même avoir un souci dans mon électricité.
Après le repas du soir, la rogne m’a pris : « je dois absolument trouver le problème, sinon ça va se reproduire sans prévenir, où le manque de moteur pourrait être vraiment critique ».
J’ai donc commencé à couper tous les interrupteurs : toujours 1,1A de décharge permanente .. qu’est-ce que ça peut bien être ? .. il doit y avoir une « fuite électrique » (peut-être un fil à la masse ?) .. et me voilà – avec mon multi-testeur, en train de chercher partout.

J’ouvre les trappes de la cale et j’entends un ronronnement : tiens, y’a quelque chose qui tourne ! En continuant mes investigations : c’est la partie électronique du moteur qui reste sous tension et qui me consomme ces 1,1 Ampères ; quel CON : je coupe l’inter principal du moteur : 0,00A … gagné !
Au coucher du soleil, j’ai pu aller me coucher tranquille.

Aujourd’hui dimanche, balade à vélo dans l’île d’Ouessant avec mes amis.
Les rochers que vous voyez sont les derniers à l’ouest de l’Europe continentale ; droit devant, les États-Unis à 7.700 kms !!!

Journées fatigantes

Hier – du mouillage de l’Aber Wrac’h au mouillage à Treguier puis aujourd’hui pour arriver jusqu’à Saint-Quay-Portrieux .. ça a été laborieux ; je disais hier soir à mes amis Laurence et Gilles « que je préfère trois jours à naviguer au près, que deux heures vent arrière » !!
En effet, la mer était formée (houle pas sympathique) et vent faible : on n’a pas arrêté de se faire secouer, et le matériel a souffert ; j’ai fini par attacher les bômes afin d’éviter les a-coups dans les voiles et les mâts.

Déjà, ce matin, au sortir du chenal qui amène à la mer .. impossible de dérouler le génois (hier aprèm, j’ai eu énormément de mal à le rouler), c’est pas la première fois qu’il m’embête ; donc j’ai fait la nav d’aujourd’hui sous foc autovireur ! .. et demain, j’ai encore du boulot pour réparer.

La dessus, l’histoire n’est pas finie !!
Au moment de hisser la voile d’artimon, la drisse (que j’avais préparée pour hisser) s’est détendue (avec le vent) et s’est prise dans le feu de pont de l’artimon : 5 minutes pour la décoincer !!

Pendant la navigation, j’ai eu de nouveau la visite de dauphins « différents » de ceux d’hier (je vous épargne de nouvelles vidéos) ; ils étaient plus foncés (gris foncé), plus gros que ceux d’hier et aussi plus nombreux – avec beaucoup de jeunes.

Depuis que je navigue dans la Manche, j’ai vu de très nombreux Fous de Bassan (vous serez d’accord avec moi, on n’est pas obligé d’aller dans la Manche pour voir des fous !!!) ; après recherche, la Manche héberge de nombreuses colonies de Fous de Bassan.

Dans la journée, j’ai approché de nombreux phares – tous aussi beaux les uns que les autres, et mes miles nautiques s’additionnent.

Arrivé devant le port de St-Quay (je raccourcis son nom !!) je voulais me mettre ou mouillage à l’extérieur (« à l’abri de la digue Sud » – qu’ils disent dans le Bloc Marine !!) .. un mouillage pourri par vent de Nord .. trop secoué par la houle – avec la mer qui s’est faite souffler depuis plusieurs jours.

Donc, ce soir : au ponton du port pour une ou deux nuits tranquilles !

Journées au coffre

Non, je ne suis pas dans une banque, je suis « au coffre » : terme marin pour expliquer que je n’ai pas mouillé l’ancre mais je me suis accroché à une grosse bouée – ancrée au fond de la baie, qui est là pour que les bateaux de passage puisse s’arrêter (et ne pas mouiller l’ancre qui pourrait abîmer les fonds en raclant).

Lundi, je suis parti de Saint-Quay-Portrieux (trop tard) et fait une nav pas marrante : le vent était de Nord-Nord Ouest (donc pas favorable – je n’ai pas assez étudié la météo !) .. en essayant de tirer des bords mais la marée montante me ramenait vers la côte.

Pour essayer de ne pas arriver trop tard (voire à la nuit) dans la baie où étaient Gilles et Laurence, j’ai fait une longue route au moteur.

Passage au Cap Fréhel … magique

le Fort La Latte

Et donc, depuis lundi soir je suis à St Cast-le-Guildo :

(regardez bien … tout au fond de l’image au centre, il y a le mouillage de St Cast !)

Hier – mardi, j’ai fait des travaux au bateau (pour changer !!) : dimanche, j’avais eu de gros problème pour rouler le génois et j’avais dû forcer ; résultat : génois coincé. Je suis d’abord monté au mât – pour voir si la drisse ne s’était pas enroulée autour de l’étai : bin non ; mais j’ai constaté que la poupée de l’enrouleur était bien loin d’en haut. J’ai donc changé la manille d’en bas pour « remonter » le génois » et suis retourné en tête de mât pour mettre un bon coup de teflon (graisse sèche pour roulements à bille) .. ça à l’air de bien fonctionner (je verrai les jours prochains).

Le vent étant monté (et les vagues commençant à bien se former), je suis allé chercher Gilles sur son bateau (ils sont juste à côté) et il m’a aidé à rouler la voile bien correctement.

L’après-midi, j’ai posé (fixé solidement) le deuxième panneau solaire : super-génial … j’ai presque 8 ampères par grand soleil ; ça me permettra de couvrir les consommations du frigo ET du pilote automatique .. c’est chouette ! Les fils sont branchés pour l’instant « en provisoire » (j’attends une belle journée pour continuer).

Ce matin, Gilles et Laurence sont partis pour Saint-Malo – où ils vont laisser leur bateau une quinzaine de jours ; on a aujourd’hui un temps Breton : gris plombé, mer grise, de temps en temps petit crachin .. mais ça devrait se lever dans la journée.

Je repartirai de St Cast – pour rallier Saint-Malo – samedi matin .. pour y retrouver mon frangin Eric qui vient passer deux jours sur le bateau.

Cancale (ter)

Depuis deux jours que je suis au coffre, dans la baie de Picain (Port-Mer de Cancale), ..

.. j’ai pu (un peu) avancer les travaux intérieurs ; par exemple le circuit d’échappement du chauffage, obstrué par du charbon (résidus d’une combustion imparfaite) ; il m’a fallu la matinée pour démonter et curer les tuyaux :

(voir aussi l’article du 09 juillet)

.. et il faudra – à l’occasion d’une prochaine escale, que je trouve un bout de tuyau correspondant (galères en perspective) ! ..

.. puis, dans l’aprèm, il m’a fallu un bon moment pour démêler les amarres ; ce sera plus facile pour partir demain matin.

Silence radio

Et voui : pendant quelques jours, je n’ai pas fait d’article(s) .. la vie à bord se déroule tranquillement. Chaque jour, je regarde les prévisions météo des jours suivants en attendant une bonne fenêtre pour m’engager dans le Raz Blanchard.

Je ne me lasse pas des couleurs sublimes des petits matins :

J’en profite pour effectuer de nombreux petits travaux à bord (photos ci-dessous, dans l’ordre) : fin de raccordement du second panneau solaire, réparation du portillon tribord (la serrure entre-autre), modification de la poulie du davier d’ancre, etc ..

J’en ai même profité pour faire un saut à terre – et aller me dégourdir les jambes (Panorama du port de Diélette).

Vite .. à l’abri

Depuis l’article d’hier fin d’après-midi, .. je me suis vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue.

Je m’étais mis au mouillage, en me disant : « il va faire mauvais temps mais ça va passer ».

Mais, après la mise à jour de la météo ça se dégradait à grande vitesse et j’allais me choper de gros vents, une grosse mer et de la pluie .. ça commençaient à se creuser et le bout-dehors du bateau commençait à se rapprocher des vagues à chaque fois que le nez plongeait !

Donc j’ai relevé le mouillage aussi vite que j’ai pu et je suis vite rentré au port (avant que les portes ne se referment) ; maintenant il y a beaucoup de vent et de pluie mais je m’en fous, je suis bien amarré !

sur cette image, quand on voit le rouge foncé – voire du très foncé, .. c’est pas bon signe !

Journée à oublier

Et pourtant, elle avait bien commencé, cette journée ! Sorti du port de Honfleur, j’ai prévenu la vigie de la Seine de mes intentions : remonter la Seine jusqu’à Tancarville puis redescendre et aller au port de plaisance du Havre.

Résumé de la journée :

Donc, ce matin, vérifications des dommages :

.. de mon côté le chandelier est bien abîmé, et sur le bateau voisin : son feu bâbord (rouge) à changer ; je suis allé en acheter un neuf et on l’a fait ensemble.