J'irai parler aux étoiles

Un carénage en Janvier ?

… hé bin, … c’est pas une bonne idée – et surtout à La Rochelle ! La météo est très incertaine, et les vagues de pluies se succèdent !

Le bateau a été sorti d’eau le mercredi 14 janvier et sont arrivées les petites douceurs du plaisancier peu fortuné : grattage de la coque – et je puis vous dire qu’un bateau resté 4 ans et demie dans un port n’a pas la coque des plus propre !!

Deux amis (renforcés d’un pote pendant une heure) étaient venus m’aider … ça s’est bien passé. Une petite chose à savoir : j’avais mon kärcher « domestique » .. pas assez puissant pour bien décrasser la coque = j’ai du en louer un. Le lendemain, sortie de l’ancien moteur H.S.

Et là, au ponçage de l’ancien antifouling … la tuile que je ne souhaitais pas : on découvre de l’osmose.

Puis, plusieurs jours de travaux de coque (4 jours de ponçage puis 6 jours de peintures diverses) en zigzagant entre les pluies !

Allez. Encore une couche (j’ai un peu « merdé ») le dernier côté – tribord, et une « belle » couche ne sera pas pour me déplaire (y’faut attendre qu’il fasse un peu beau !).

Entre-temps, le nouveau moteur a été inséré dans la cale :

Et voilà mon fidèle coursier bientôt prêt à galoper ..

Et puis, on apprend tous les jours : après avoir lavé la coque (au-dessus de la ligne de flottaison) j’avais d’horribles taches sur l’antifouling … j’ai donc passé une 3ème couche !!

Il est parfait pour partir.

L’aventure commence … déjà !!

A l’apéritif de mon départ hier soir où j’avais invité beaucoup de copains et d’amis (rencontrés pendant ces 5 ans), un pote m’a fait remarqué que mon feu de pont (éclairage du pont pour les manoeuvres de nuit) était sorti de son emplacement et pendait sur ses fils : risque de court-jus à la prochaine pluie.

Après être monté aux mâts des dizaines de fois, je suis donc remonté ce matin – au mouillage, pour réparer ça : https://youtu.be/38Ib_N6RCS4

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A marche forcée

Depuis trois jours, je monte (aussi vite que possible) l’arc Sud-Bretagne ; je souhaiterai être rapidement à Arzal pour faire refaire le réservoir central d’eau (avant juillet) ; il est souple et fait 120 litres, mais – comme il n’y a pas d’évent, je n’arrive jamais à le remplir entièrement.
Donc j’arrive le soir dans un port, une douche, un p’tit repas et j’en repart le lendemain … sans prendre le temps d’écrire !

Depuis que j’ai quitté le mouillage des Sablanceaux (île de Ré), une halte aux Sables d’Olonne, une autre à Port Joinville (île d’Yeu) et je suis passé au large de l’île de Noirmoutier (que j’avais déjà visitée) pour arriver hier soir (samedi) à Pornichet. Aujourd’hui dimanche, plus qu’une petite navigation et je devrais avoir quelques jours plus calmes à Arzal : le temps de fabrication du réservoir.

Jeudi et vendredi, deux belles journée de nav.

Port Joinville : à couple en cinquième place !!!

à couple
à couple !

Hier Samedi : deux heures de brouillard (après avoir quitté les Sables d’Olonne) puis arrêt en mer à midi pour retrouver un copain pêcheur de plaisance (et ses potes) : je me suis mis au mouillage (son bateau à couple) et on a mangé tous ensemble sur mon bateau.

nota important : hier, en quittant Port Joinville (île d’Yeu) .. panne d’AIS – c’est pour ça que mon point (sur Marine Traffic ou Vessel Finder) restait bloqué sur l’île d’Yeu ; hier soir, recherche de panne : c’est le câble de liaison entre différents équipement électroniques qui était mort !

Recherche de panne AIS

En terre.

Non ; je ne parle pas d’un illustre Gaulois que nous aurions enterré, mais de la position de mickless depuis hier soir : La Roche-Bernard !! (regardez sur une appli internet et vous serez surpris !).
Hier matin, j’ai donc remonté la Vilaine (j’aurais pas dit ça comme ça … mais bon !!) jusqu’au barrage d’Arzal. Là, on a attendu deux heures l’ouverture suivante des écluses et nous nous sommes tous entassés dans ce minuscule espace : ensuite j’ai remonté le cours du fleuve jusqu’à ma position actuelle et j’en repars demain matin.

Sur le ponton d’attente de l’écluse d’Arzal, j’ai fait la connaissance d’une famille (sur le voilier « la grande Jaja) qui rentrait sur La Roche-Bernard ; on a sympathisé et, dans la conversation, ils m’ont demandé si j’étais « seul ». A ma réponse « oui », ils m’ont proposé une aide pour les opérations d’amarrage puis largage dans l’écluse .. aide que j’ai accepté. Aurélie est donc montée à bord pour m’aider aux manœuvres.

En fait, l’an dernier – au Grand Pavois de La Rochelle (salon de renommée internationale), j’avais rencontré le dirigeant d’une société spécialisée dans « la transformation du plastique par formage, chaudronnerie et usinage ». Cette société est basée à Marzan (à quelques kilomètres d’ici) ; j’ai donc eu rendez-vous au bateau ce matin.

Je pensais que – dans la semaine, ils allaient me faire un nouveau réservoir d’eau central – en remplacement de celui existant (celui-ci est souple, sans évent ; dedans .. il y a maintenant plus d’air de d’eau ! .. et je perd beaucoup d’autonomie). Or, après étude sur place, il s’est avéré qu’il valait mieux laisser l’existant et ajouter un évent .. un nouveau boulot en perspective !!

Concarneau

J’avais des travaux à faire au bateau, qui nécessitaient d’être dans un port ; je me suis donc arrêté à Concarneau. Arrivé hier midi (mercredi), j’ai avancé mon boulot le soir « à la fraîche » (!) : j’ai affalé le génois pour voir pourquoi je n’arrivait plus à le dérouler et l’enrouler ; j’ai aussi appelé un ami pour me conseiller.

Ce matin, courses de bouffe (tôt) puis j’ai rempli de téflon les roulements à bille de la poupée de tête d’enrouleur du génois et j’ai tout remonté, ça a l’air de bien fonctionner … on verra demain en mer !

Cette après-midi, j’en ai profité pour aller me promener dans la Ville Close de Concarneau, que j’avais déjà vue en novembre 2014 (à l’occasion d’un stage de voile de remise à niveau).

Ch’suis passé au ras ..

.. et voilà que je fais des fautes d’orthographe : je suis passé au Raz de Sein ! .. et donc, je suis rentré en Mer d’Iroise.

Journée sportive : pas moins de 5 changements de configurations de voiles. Bon d’accord, c’est un job « normal » quand on navigue mais là, les prévisions météo s’étaient (une fois de plus) un peu fourré le doigt dans l’œil : j’avais prévu – toujours en suivant les « prévisions météo », de rester sur Audierne en attendant de meilleures conditions de navigations.

Ce matin (mercredi) en voyant la majorité des autres bateaux quitter le mouillage, j’ai repris la météo .. 30 minutes après, je levais l’ancre moi-aussi, pour partir franchir le Raz de Sein ; bien m’en a pris.

Je suis ce soir à Douarnenez (ancien grand port sardinier).

La partie réservée aux plaisanciers de passage n’est pas située idéalement : juste à l’entrée du port et donc soumise aux vagues et houle de Nord-Ouest (c’est le cas aujourd’hui) .. ce qui fait que le ponton bouge beaucoup (j’ai presque l’impression d’être au mouillage !).

Bon .. je vais voir demain matin le temps qu’il fait et j’essayerai de croiser sur la presqu’île de Crozon.

Les aventures continuent !

« La vie est un long fleuve tranquille » (film de 1988) ; je pense que le réalisateur ne devait pas être un plaisancier ayant un bateau !!
Ce matin, je suis parti de Douarnenez tranquillement …

ponton visiteurs Douarnenez

… la météo prévoyait une matinée cool avec un vent qui devait se lever dans l’après-midi … ce qui fut vrai ; j’ai dû naviguer en tirant des bords pour sortir du fond de la baie !

Arrivé devant Crozon – ancien port sardinier et thonier (qui a donné son nom à la presqu’île), j’ai mouillé l’ancre à proximité d’autres voiliers ; le fond n’était vraiment pas profond et j’ai eu la flemme de retirer l’orin. Bien mal m’en a pris !!
Le vent était fort en cette fin de journée et le bateau ne tenait pas « bout au vent » ; pas grave, j’ai descendu l’ancre en me laissant dériver. Sauf que : le bateau dansant la Carmagnole, le bout de l’orin est venu se coincer dans l’hélice (moteur au ralenti, débrayé). L’ancre a quand même fini par se planter dans le sable mais le bateau se tenait en travers du vent (à cause de l’orin) ; ni une ni deux, j’ai enfilé ma combinaison, les palmes et le masque, et suis allé démêler l’orin (la mer est à 21,4°). Ouf, le bateau s’est enfin remis « bout au vent ».

Avant de mouiller l’ancre (puis plonger) j’avais pris mes repères par rapport au rivage et aux autres bateaux au mouillage.
Tiens !! .. y’a un bateau qui est décalé loin derrière moi !! Les hublots sont ouverts et on voit bien la chaîne (de l’ancre) qui part vers le fond, mais le voilier a vraiment l’air de déraper. Je siffle très fort pour prévenir les gens dedans (on voit bien les hublots ouverts et tout le bazar dans le cockpit arrière), mais personne ne répond.
Je me sèche et m’habille rapidement ; je descend l’annexe et – comme le bateau fuyard s’éloigne (et est déjà loin), je décide d’aller à la Capitainerie du port prévenir de ce qui se passe ; réponse : « on n’a pas le droit de sortir du port ».
Je vais chercher à l’école de voile à côté et Yann décide de m’emmener dans leur zodiac (avec un moteur puissant) pour chercher et ramener le bateau. On finit par le trouver … partant en nav !! On le rattrape et les gars à bord nous expliquent : « on faisait la sieste et on n’a pas vu que le bateau avait quitté le mouillage !!!!!!
Bon : pas de pépin, seulement une grosse frayeur.

baie de Crozon

Les filles de Camaret …

… chanson paillarde populaire Française, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (!), très misogyne, qui serait huée aujourd’hui.

Je suis donc parti ce samedi matin de Crozon. Il m’a fallu du temps pour remonter l’ancre (vous vous souvenez des péripéties d’hier ?) et démêler le câble de l’orin ; il n’y avait pratiquement pas de vent, et ensuite, passé le Cap de la Chèvre j’ai trouvé un vent bien soutenu qui m’a permis d’arriver à Camaret en milieu d’après-midi.

Le bateau bien ancré, je suis parti avec l’annexe pour aller balader en ville et chercher une boulangerie ; n’en n’ayant pas trouvé, je suis allé boire une bière !!

De retour au bateau je constate que je n’ai plus la chaînette et le cadenas pour sécuriser l’annexe ; me..e j’ai dû l’oublier sur le ponton. Je retourne au port et, à 300 mètres de l’entrée .. pout pout pout … PANNE SÈCHE ! J’ai donc fini à la rame et n’ai pas retrouvé ma petite chaîne (je verrai les jours prochains si elle n’a pas glissé sous le faux-pont de l’annexe). Le temps de faire le plein à la station-service des bateaux, je suis rentré « at home ».

Journées au coffre

Non, je ne suis pas dans une banque, je suis « au coffre » : terme marin pour expliquer que je n’ai pas mouillé l’ancre mais je me suis accroché à une grosse bouée – ancrée au fond de la baie, qui est là pour que les bateaux de passage puisse s’arrêter (et ne pas mouiller l’ancre qui pourrait abîmer les fonds en raclant).

Lundi, je suis parti de Saint-Quay-Portrieux (trop tard) et fait une nav pas marrante : le vent était de Nord-Nord Ouest (donc pas favorable – je n’ai pas assez étudié la météo !) .. en essayant de tirer des bords mais la marée montante me ramenait vers la côte.

Pour essayer de ne pas arriver trop tard (voire à la nuit) dans la baie où étaient Gilles et Laurence, j’ai fait une longue route au moteur.

Passage au Cap Fréhel … magique

le Fort La Latte

Et donc, depuis lundi soir je suis à St Cast-le-Guildo :

(regardez bien … tout au fond de l’image au centre, il y a le mouillage de St Cast !)

Hier – mardi, j’ai fait des travaux au bateau (pour changer !!) : dimanche, j’avais eu de gros problème pour rouler le génois et j’avais dû forcer ; résultat : génois coincé. Je suis d’abord monté au mât – pour voir si la drisse ne s’était pas enroulée autour de l’étai : bin non ; mais j’ai constaté que la poupée de l’enrouleur était bien loin d’en haut. J’ai donc changé la manille d’en bas pour « remonter » le génois » et suis retourné en tête de mât pour mettre un bon coup de teflon (graisse sèche pour roulements à bille) .. ça à l’air de bien fonctionner (je verrai les jours prochains).

Le vent étant monté (et les vagues commençant à bien se former), je suis allé chercher Gilles sur son bateau (ils sont juste à côté) et il m’a aidé à rouler la voile bien correctement.

L’après-midi, j’ai posé (fixé solidement) le deuxième panneau solaire : super-génial … j’ai presque 8 ampères par grand soleil ; ça me permettra de couvrir les consommations du frigo ET du pilote automatique .. c’est chouette ! Les fils sont branchés pour l’instant « en provisoire » (j’attends une belle journée pour continuer).

Ce matin, Gilles et Laurence sont partis pour Saint-Malo – où ils vont laisser leur bateau une quinzaine de jours ; on a aujourd’hui un temps Breton : gris plombé, mer grise, de temps en temps petit crachin .. mais ça devrait se lever dans la journée.

Je repartirai de St Cast – pour rallier Saint-Malo – samedi matin .. pour y retrouver mon frangin Eric qui vient passer deux jours sur le bateau.

Remorqué par la SNSM

Ce matin, je me suis fait remorquer par un navire de la SNSM.

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est une association française, reconnue d’utilité publique […] Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer, autour des côtes françaises, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer.

Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d’outre-mer et agissent sous l’autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.

Source : Wikipedia – (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_nationale_de_sauvetage_en_mer

Pascal qui surveille la traction

Tout ceci était pour eux .. un entrainement !

MERCI à toutes les équipes de la SNSM

Nuit câline ?

« Nuits de Chine, nuits câlines .. » – chanson de Bambou et Marc Lavoine sortie en 2007.
Hé bin non : la nuit dernière (entre dimanche et lundi) j’ai très mal dormi (une des pires nuits à bord) : j’étais au mouillage au large de St Germain sur Ay et – entre le vent fort (et donc les vagues qui se forment par le vent) mélangé aux courants de marée – le bateau a dansé toute la nuit.

De plus, j’ai du me relever vers 02 heures pour raccrocher la « main de fer » (sorte de crochet très costaud qui sert à maintenir la chaîne de mouillage et soulager le guindeau) qui s’était décroché.
Bon, enfin … j’ai mal dormi mais dormi quand même.

Aujourd’hui, nous avons fait une bonne navigation avec Laurent – le Patron de l’embarcation de la SNSM que j’ai rencontré hier (lors de l’exercice de remorquage) entre le mouillage et Barneville-Carteret.

.. puis – le vent tournant au Nord (donc défavorable), ce fut une suite d’après-midi au moteur et la rentrée dans le chenal de Barneville-Carteret (50 – Manche)

Ce soir, au port, pas-un-poil-de-vent avec un silence parfait … un bonne nuit tranquille en perspective (et non pas une nuit Caline ni une nuit de Chine !!).