« Rendez-vous à 09 heures sur le quai, d’accord ? » Avec cette phrase, Jonathan ne pouvait pas me faire plus plaisir : j’étais en congés pour une semaine, et cette sortie avec lui tombait à point nommé.
Jo est Capitaine de navire depuis bien longtemps et plus particulièrement capitaine depuis une quinzaine d’années du SOAN (lien – cliquez ici) – « petit » yacht de 38 mètres, battant pavillon Maltais – ancré dans le port de Cannes. Comme chaque année, après l’hiver (et avant que le yacht ne reparte pendant l’été pour des destinations ensoleillées !) il faut effectuer des essais en mer pour vérifier l’ensemble du bateau mais surtout les deux moteurs de 2.000 chevaux : fuites éventuelles, bruits suspects, etc …
Nous voilà donc tous sur le pont : Jo avec son équipage ainsi que deux mécaniciens diésélistes. Petite puis grande vitesse, vérifications de tous les paramètres par les mécanos, diverses « réparations » de micro-fuites, etc …
les moteurs
le cockpit
Au port
Soan
En fin de matinée nous sommes rentrés au port puis – après avoir bien amarré ce superbe navire, nous sommes allés déjeuner ensemble, pour nous raconter … des histoires de marins.
Depuis que je me documente sur LE bateau de mes rêves (voir mon article du 22-avr-17), j’espérais bien pouvoir visiter – un jour – un Siltala Nauticat 38 ketch … histoire de vérifier si mon choix était le bon.
Preuve à l’appui … IL L’EST
Hé oui : coup de chance magistral, au port d’Antibes (pas loin de chez moi !), un Nauticat 38 attend sagement un nouveau propriétaire depuis un bon moment, un panneau de vente fixé sur sa delphinière.
Le hasard m’ayant mené sur ce ponton, j’ai obtenu un rendez-vous ce samedi matin, pour le visiter. En fait, il s’agit d’un bateau battant pavillon allemand, que son propriétaire – homme très méticuleux – entretient chaque année pendant la saison estivale.
J’ai donc pu me rendre compte « en live » de l’habitabilité et de la taille « réelle » d’un type de bateau … qui deviendra ma maison pour ma retraite. Cette embarcation a peu navigué (6.800 Miles), mais avec ses 34 ans, on voit que j’aurai à faire pas mal d’entretiens divers et variés ! Bien que ce navire soit conçu pour un équipage de 4 à 6 personnes, j’ai trouvé que les rangements étaient microscopiques ! Il va me falloir « faire du tri » dans ce que j’emmène (ne prendre que le nécessaire) … et c’est pas gagné – moi qui ai toujours tendance à tout emmener en double !
Le hasard – ou bien le Destin – m’ayant amené sur un site internet de Location de bateaux, j’ai donc réservé deux jours pour partir vivre avec lui.
LUI … ? … Ne nous méprenons pas sur cette information : je veux parler d’un voilier ! Le rendez-vous avait été pris pour le week-end mais, comme la météo était prévue « à se dégrader », nous avons choisi de naviguer en semaine.
Mercredi 08h30, arrivé sur le Vieux Port de Marseille – je rejoins Claude, propriétaire et capitaine de Safran : un superbe Nauticat 38 (oui, vous savez, LEbateau que j’ai choisi pour partir à ma retraite !).
Nous faisons rapidement quelques courses pour les repas de ces deux jours, puis c’est l’appareillage. Nous laissons derrière nous « la Bonne Mère », et prenons le cap sur les Calanques.
Éole est pas bien reéveillé ce matin, et ne nous offre qu’un tout petit peu de vent. Après deux heures à petite vitesse (et la houle s’étant levé), nous décidons de rebrousser chemin et d’aller mouiller l’ancre derrière les îles du Frioul où nous serons mieux abrités.
Claude est aussi bon marin que Maître-queux.
Toute l’après-midi, nous profitons du vent qui s’est enfin levé pour « faire des ronds dans l’eau » – dans la grande rade de Marseille – et pour me permettre de mieux « sentir » ce voilier, découvrir sa tenue à la mer et son « habitabilité » au large.
Râ (ou bien Hélios, voire même Huitzilopochtli) s’étant eux aussi bien levés, le soleil cogne fort et je navigue avec un immense plaisir ; Safran file bon train ses 7 Nœuds, nous … bien à l’abri dans le cockpit sur le haut du pont.
De retour à quai nous finissons cette première journée – avec la visite de deux collègues de Claude – en prenant une bonne dose d’E.P.O. (apéro bien marseillais : Eau, Pastis, Olives !).
Éole (s’étant probablement embrouillé avec sa compagne pendant la nuit !) décida au petit matin de ne pas se lever et de rester au lit ! C’est donc au moteur que nous avons repris la mer pour visiter le Parc National des Calanques : Sormiou, Morgiou, Sugiton, En Vau, Port Pin et avons même poussé jusque dans la baie de Cassis. Retour sur Morgiou pour le repas de midi ; puis – il fallait hélas bien rentrer – direction Marseille. Notre périple de deux jours nous aura fait faire 80 Miles nautiques environ.
OUI … c’est décidé … ce sera bien lui : un Syltala Nauticat 38
– Allo, qu’est-ce que tu fais demain ? Il y a une sortie de prévue sur un voilier comme l’an dernier et il reste une seule place de libre – une personne s’est désistée !
– ouiiiiii, bien-sûr que je suis dispo !
Et me voilà ce samedi matin à l’embarquement sur Hygie ; de vous à moi, je ne savais même pas ce que ce nom pouvait vouloir dire !
Recherches sur internet : Dans la mythologie grecque, Hygie ou Hygée (en grec ancien Ὑγιεία / Hugieía ou Ὑγεία / Hugeía, « santé »), fille d’Asclépios, dieu de la médecine, et d’Épione, est la déesse de la santé, de la propreté et de l’hygiène. Elle représente la santé préservée et symbolise également la médecine préventive. (source Wikipédia)
Et puis, HYGIE, c’est aussi le nom d’un superbe voilier gréé en ketch, construit en 1930 ; 63 tonnes de déplacement, propriété d’un homme travaillant dans le pharmaceutique.
Hygie
Nous voilà à bord. Sortie du port de Cannes. Voiles hissées. La bête file ses 07 noeuds sans forcer. Puis le ‘pitaine (Joël) me laisse la barre un long moment …. quelle joie et quel bonheur de piloter un monstre pareil :