J'irai parler aux étoiles

Nuits courtes à prévoir !

Sur un voilier de plaisance – en haute mer, ou en traversées transocéaniques – la règlementation maritime internationale oblige « … à une veille auditive et visuelle permanente … » ; or – souvent – les navigateurs qui sont en solitaire pratiquent une veille « en pointillé » : ils ne dorment que par périodes d’environ 30 ou 40 minutes et ne se réveillent que 5 à 10 minutes :

Ils se lèvent, vérifient au radar la présence d’autres navires éventuels, montent sur le pont pour faire un tour d’horizon visuel (avec des jumelles), vérifient ou corrigent la tenue des voiles et du cap, puis se recouchent pour de nouveau pour la même période. Ils continuent ainsi un peu en matinée et font une bonne sieste avant la nuit où recommence le cirque (!) – je ne parle pas ici des navigateurs des grandes courses autour du monde qui dorment encore différemment, et assistés par un PC course.

1 – pourquoi 30 à 40 minutes ? : c’est le temps nécessaire à deux navires pour arriver à une distance proche l’un de l’autre et ainsi risquer une collision – notez qu’il existe d’autres systèmes anti-collision, de type AIS ou détecteur radars « Mer-Veille », etc … mais :  » on doit assurer … la veille … »gna gna gna.

2 – j’ai donc cherché à trouver un équipement qui permettrait :

a) d’être programmé facilement pour un décompte donné (30 minutes, 40mn, ou plus …) – nota : la période serait à reconduire plusieurs fois dans la même nuit,

b) avec affichage – pour contrôler la demande et/ou le temps restant,

c) fonctionnant sous 12V continu (batteries de voilier), ou sur batteries autonomes,

d) avec une sortie « alarme » – ou sortie audio pour brancher sur un haut-parleur.

Premiers tests

N’ayant pas trouvé cette « perle rare » – hé oui, rares sont les plaisanciers qui partent seul – je me suis mis à la recherche de pièces afin de monter moi-même ce réveil ; grâce à mon ami Aurélien (qui à trouvé LE kit tant convoité) et d’autres collègues du bureau pour la partie schéma, commandes et relayage, cet objet à lentement pris forme.

Puis, plusieurs après-midi m’ont été nécessaires ainsi que beaucoup de papier de brouillon (!) (il faut noter que je ne suis ni électricien ni électronicien !) pour arriver à l’appareil idéal … qui me permettra a) de dormir un peu et b) d’être en conformité avec la règlementation.

Tests plus poussés

Le fonctionnement du futur appareil est testé et correspond à ce que je voulais ; les temps prochains je n’ai plus qu’à faire l’assemblage final (à voir dans un prochain article !).

Tests terminés

mickless poursuit sa route

Après avoir été « contraint » de s’arrêter aux Sables d’Olonne (la faute à Éole : y’a pas de vent), je suis reparti ce matin vers l’île d’Yeu (ou j’ai rendez-vous avec des copains de La Rochelle). Parti très tôt – pour profiter du bon vent (qui allait fortement tomber dans la journée), j’ai quitté le ponton du port Garnier – le Sables d’Olonne à 03h40 !!

Pétole

Arrivé lundi soir à l’île d’Yeu – Port Joinville, on est restés au port jusqu’à mercredi après-midi où nous sommes repartis vers l’Anse des Vieilles ; je dis « nous » car j’ai retrouvé à Yeu des amis de La Rochelle – qui eux aussi remontent tranquillement l’arc sud-Bretagne avec leur voilier.

Depuis que je suis parti de La Rochelle, le « dôme de chaleur » crée des conditions météorologiques pas marrantes pour les navigateurs plaisanciers ; de nombreux départements sont en vigilance orange et on est en plein dedans !!

On a pétole une grande partie de la journée ; il y a bien quelques petites zones où il y a des risées, mais le peu de vent qu’il peut y avoir tourne tout le temps et on se traîne sur l’eau ; les fortes chaleurs de ces jours-ci n’aident pas, même si les températures sont un peu plus supportables sur l’eau. Donc la traversée entre l’île d’Yeu et l’île de Noirmoutier s’est faite principalement au moteur.

Pan Pan

Dans les conventions radiotéléphoniques internationales, Pan-Pan (prononcer « panne, panne », car c’est la transcription de la prononciation en français de la locution « panne, panne ») est l’appel d’urgence concernant la sécurité d’un aéronef, d’un navire ou d’une personne.

J’étais parti tôt du mouillage de la Plage des Sableaux – Noirmoutier, pour redescendre me mettre au mouillage à l’île d’Yeu et poursuivre sur La Rochelle (après que la vague de mauvais temps soit passée), mais les Dieux de la mer en ont décidé autrement !

09h39, un Pan Pan sur le canal 16

Source Wikipédia : le canal 16 de la bande marine VHF est la fréquence internationale de détresse et d’appel en radiotéléphonie. Le canal 16 doit être veillé en permanence par tous les navires, afin de recevoir les appels de routine, de sécurité ou d’urgence ainsi que les messages de détresse.

Étant seul sur zone (à environ 4 miles des gars en difficulté), et après discussions avec le CROSS d’Etel, je ferle les voiles rapidement et me met en route pour rejoindre le bateau en panne de propulsion. Le CROSS me donne un cap à suivre et après 20 minutes à marche rapide, j’atteins leur embarcation et leur lance la remorque (que j’avais préparé).

Nous voilà repartis à basse vitesse vers Noirmoutier – que je venais de quitter !! Je me fais aider par la SNSM par téléphone pour les manœuvres d’arrivée et, vers 14h, nous arrivons au ponton : 04h30 d’intervention.

Mais au fait … pourquoi je redescendais sur La Rochelle – alors que mon but .. c’est le Nord ?? !!

Je vais profiter de ces quelques miles pour retourner faire faire la première révision (des 50 heures) chez la société qui a posé le moteur.

.. on est passés

Hier – samedi – la météo n’était vraiment pas bonne : sur la route entre Les Sables d’Olonne et La Rochelle, des vents annoncés de 19 à 23 nds avec des rafales à 35. D’après le BMS du matin : Avis de Grand Frais, force 5 à 6 allant jusqu’à 7, mer forte (ça devait « un peu » se calmer dans l’après-midi).
Celle des jours suivants allait être complètement plate : de dimanche à mercredi était prévu des mini-vents (0 à 10 nds) .. de quoi ramer pendant des heures, et j’avais pas envie de rester au port 4 jours.

Bon, le bateau est homologué « hauturier », mais le capitaine restait à tester avant homologation ; hé bin, il a été servi … le ‘pitaine !!
A la sortie des Sables, les creux étaient déjà formés (de l’ordre de 1 à 2 mètres) et il n’y avait que deux bateaux sur le plan d’eau : la vedette de la SNSM en opération d’entrainement .. et moi.
Pendant 5 heures environ, on a (mickless et moi) été mis à rude épreuve : les creux se sont .. creusés – atteignant (ce que j’ai estimé à ..) plus de 3 mètres et une onde d’environ 10 à 12 secondes .. très éprouvant : le pilote automatique étant « débordé », j’ai barré sans interruptions. (j’ai même eu une rafale à 31 noeuds, mais j’ai pas en le temps de la filmer !)
Mais bon : le bateau s’est parfaitement comporté, surfant dans les descentes en accélérant, jonglant avec les crêtes et se couchant doucement dans les curls (creux des vagues).

J’ai quand-même eu un petit pépin : la manille qui tient la bôme de la grand-voile s’est « dévissée » (j’ai retrouvé le soir le manillon sur le pont) et la bôme a commencé à battre d’un côté à l’autre ; j’ai dû sortir (avec la longe) pour la fixer « comme j’ai pu » : réparation de fortune.
Ce n’est qu’entre la Tranche sur Mer et le phare des Baleines que la mer à commencé à se calmer un peu et j’ai pu envoyer le foc et l’artimon ; avec 20 à 25 noeuds de vent je naviguais à 6,7 nds max .. me relâchant de la barre (le pilote automatique commençant à prendre le relais).

Conclusions :
1 – je n’aurais pas dû partir en mer – seul, avec des conditions aussi musclées ; plusieurs fois, c’est passé « limite », mais le bateau est resté vaillant et n’a pas bronché.
2 – Le capitaine a été très satisfait de cette journée éprouvante : si un jour on doit se retrouver dans des conditions similaires, .. pas d’soucis … ça passe !

A marche forcée

Depuis trois jours, je monte (aussi vite que possible) l’arc Sud-Bretagne ; je souhaiterai être rapidement à Arzal pour faire refaire le réservoir central d’eau (avant juillet) ; il est souple et fait 120 litres, mais – comme il n’y a pas d’évent, je n’arrive jamais à le remplir entièrement.
Donc j’arrive le soir dans un port, une douche, un p’tit repas et j’en repart le lendemain … sans prendre le temps d’écrire !

Depuis que j’ai quitté le mouillage des Sablanceaux (île de Ré), une halte aux Sables d’Olonne, une autre à Port Joinville (île d’Yeu) et je suis passé au large de l’île de Noirmoutier (que j’avais déjà visitée) pour arriver hier soir (samedi) à Pornichet. Aujourd’hui dimanche, plus qu’une petite navigation et je devrais avoir quelques jours plus calmes à Arzal : le temps de fabrication du réservoir.

Jeudi et vendredi, deux belles journée de nav.

Port Joinville : à couple en cinquième place !!!

à couple
à couple !

Hier Samedi : deux heures de brouillard (après avoir quitté les Sables d’Olonne) puis arrêt en mer à midi pour retrouver un copain pêcheur de plaisance (et ses potes) : je me suis mis au mouillage (son bateau à couple) et on a mangé tous ensemble sur mon bateau.

nota important : hier, en quittant Port Joinville (île d’Yeu) .. panne d’AIS – c’est pour ça que mon point (sur Marine Traffic ou Vessel Finder) restait bloqué sur l’île d’Yeu ; hier soir, recherche de panne : c’est le câble de liaison entre différents équipement électroniques qui était mort !

Recherche de panne AIS

l’Orient ?

.. devrais-je plutôt écrire Lorient ; grand port du Sud-Bretagne.
Hier samedi, départ de Port Haliguen :

.. puis, après avoir contourné le Phare de la Teignouse dans une légère brume , ce fut la lente remontée vers Lorient ; le vent s’est levé et j’ai pu naviguer à bonne vitesse :

Aujourd’hui – dimanche – relâche à Lorient, où j’ai retrouvé un ami de La Rochelle, moniteur, qui encadre cette semaine un stage de voile de l’UCPA. Donc, mis à couple d’un bateau de l’Association et .. excusez du peu, dans le bassin à côté des Pen Duicks d’Eric TABARLY :

Cité de la voile et les Pen Duicks

Et ce matin (dimanche), j’ai bougé le bateau pour aller dans le bassin du Vieux Port (au Centre Ville) ; bof. Demain, je lève le camp !!

Petit à petit …

… mickless continue de remonter l’arc Sud-Bretagne, en essayant d’utiliser les rares jours où il y a du vent (enfin, si on peut appeler ça du vent !) ; avec les journées de canicule que la France vit en ce moment, le vent se fait « léger ». Heureusement, sur l’eau les températures – bien que très chaudes, se rafraîchissent un peu plus la nuit.

Lundi j’ai donc quitté le port du centre-ville de Lorient,

.. puis « navigué » jusqu’à proximité d’un petit port : Port Manec’h ; là, une journée de relâche – il n’y a pas eu de vent. Donc, petits travaux de bricolage du matin et repos une grosse partie de la journée !

Ce matin – mercredi, j’ai repris la mer car le vent « devait » un peu se lever !!! (nota : la météorologie reste une science très « prédictive » .. et chacun y va de sa prédiction plus ou moins juste !).

J’ai donc bataillé toute la journée, pour …

.. pour arriver en vue du port de Concarneau et là – la rogne m’a gagné, et j’ai remis le moteur pour les 5 derniers miles à faire.

Aujourd’hui

Aujourd’hui – disais-je, départ de l’archipel des Glénan pour rallier Audierne ; peine perdue, le vent continue de souffler du Nord/Nord-Ouest et de plus, une grosse houle s’est levée.

J’ai eu beau essayer de tirer des bords, la pluie qui est arrivée, le vent tournant, le temps passant et la fatigue arrivant, j’ai donc choisi de me dérouter sur Le Guilvinec.

photo-montage

Ce petit port, principalement connu pour être un grand port de pêche de la Bretagne, mérite que l’on s’y arrête ; j’ai été superbement accueilli par Fakhr (prénom kabyle, prononcer « facre ») avec qui (après ma sieste !) j’ai fait les démarches d’arrivée. L’été prochain (été 2027) le port sera doté de nouveaux emplacements – tous neufs – pour les plaisanciers. .

Sous le menton

J’ai quitté ce matin mardi le pays Bigouden (Port du Guilvinec) et ce soir, mickless est arrivé sous le menton … de la Bretagne !! (regardez une carte) .. au mouillage dans la baie d’Audierne.
Je vais rester un jour ou deux ici pour attendre une bonne fenêtre météo, et les jours prochains je vais franchir le Raz de Sein (j’ai pas dit « au ras des seins » !!) puis entrer dans la Mer d’Iroise et la baie de Douarnenez.
Aujourd’hui, après avoir contourné la Pointe de Penmarc’h, ça a été un long bord d’un seul tenant, avec un vent bien soutenu (12 nds en moyenne) et une mer un peu formée ; vitesse de 5,5 à 6 nds.

la Pointe de Penmarc’h

Fin d’aprèm, on (mickless et moi) s’est pris un grain … du genre « grain » !! Je le voyais arriver rapidement ; le temps de sortir, commencer à affaler le génois et l’artimon, sortir le foc et prendre 2 ris dans la GV, je suis rentré dans le bateau trempé et 4 minutes après, … soleil !! .. grrrrr

le front froid arrive

nota : j’ai pas pris le temps de filmer « pendant le grain » .. trop occupé à sécuriser les voiles !

Ch’suis passé au ras ..

.. et voilà que je fais des fautes d’orthographe : je suis passé au Raz de Sein ! .. et donc, je suis rentré en Mer d’Iroise.

Journée sportive : pas moins de 5 changements de configurations de voiles. Bon d’accord, c’est un job « normal » quand on navigue mais là, les prévisions météo s’étaient (une fois de plus) un peu fourré le doigt dans l’œil : j’avais prévu – toujours en suivant les « prévisions météo », de rester sur Audierne en attendant de meilleures conditions de navigations.

Ce matin (mercredi) en voyant la majorité des autres bateaux quitter le mouillage, j’ai repris la météo .. 30 minutes après, je levais l’ancre moi-aussi, pour partir franchir le Raz de Sein ; bien m’en a pris.

Je suis ce soir à Douarnenez (ancien grand port sardinier).

La partie réservée aux plaisanciers de passage n’est pas située idéalement : juste à l’entrée du port et donc soumise aux vagues et houle de Nord-Ouest (c’est le cas aujourd’hui) .. ce qui fait que le ponton bouge beaucoup (j’ai presque l’impression d’être au mouillage !).

Bon .. je vais voir demain matin le temps qu’il fait et j’essayerai de croiser sur la presqu’île de Crozon.

Les aventures continuent !

« La vie est un long fleuve tranquille » (film de 1988) ; je pense que le réalisateur ne devait pas être un plaisancier ayant un bateau !!
Ce matin, je suis parti de Douarnenez tranquillement …

ponton visiteurs Douarnenez

… la météo prévoyait une matinée cool avec un vent qui devait se lever dans l’après-midi … ce qui fut vrai ; j’ai dû naviguer en tirant des bords pour sortir du fond de la baie !

Arrivé devant Crozon – ancien port sardinier et thonier (qui a donné son nom à la presqu’île), j’ai mouillé l’ancre à proximité d’autres voiliers ; le fond n’était vraiment pas profond et j’ai eu la flemme de retirer l’orin. Bien mal m’en a pris !!
Le vent était fort en cette fin de journée et le bateau ne tenait pas « bout au vent » ; pas grave, j’ai descendu l’ancre en me laissant dériver. Sauf que : le bateau dansant la Carmagnole, le bout de l’orin est venu se coincer dans l’hélice (moteur au ralenti, débrayé). L’ancre a quand même fini par se planter dans le sable mais le bateau se tenait en travers du vent (à cause de l’orin) ; ni une ni deux, j’ai enfilé ma combinaison, les palmes et le masque, et suis allé démêler l’orin (la mer est à 21,4°). Ouf, le bateau s’est enfin remis « bout au vent ».

Avant de mouiller l’ancre (puis plonger) j’avais pris mes repères par rapport au rivage et aux autres bateaux au mouillage.
Tiens !! .. y’a un bateau qui est décalé loin derrière moi !! Les hublots sont ouverts et on voit bien la chaîne (de l’ancre) qui part vers le fond, mais le voilier a vraiment l’air de déraper. Je siffle très fort pour prévenir les gens dedans (on voit bien les hublots ouverts et tout le bazar dans le cockpit arrière), mais personne ne répond.
Je me sèche et m’habille rapidement ; je descend l’annexe et – comme le bateau fuyard s’éloigne (et est déjà loin), je décide d’aller à la Capitainerie du port prévenir de ce qui se passe ; réponse : « on n’a pas le droit de sortir du port ».
Je vais chercher à l’école de voile à côté et Yann décide de m’emmener dans leur zodiac (avec un moteur puissant) pour chercher et ramener le bateau. On finit par le trouver … partant en nav !! On le rattrape et les gars à bord nous expliquent : « on faisait la sieste et on n’a pas vu que le bateau avait quitté le mouillage !!!!!!
Bon : pas de pépin, seulement une grosse frayeur.

baie de Crozon

Coincé !

… à Brest.

Hier aprèm (vendredi), après avoir reçu le matériel que j’attendais, je suis parti me mettre au mouillage à Camaret-sur-Mer, avec le croisement (un peu loin) d’un magnifique navire : le Belem ; je pensais rester sur place plusieurs jours pour poser mes panneaux solaires et faire plein de petits travaux.

Mais dans la nuit, le vent n’est pas tombé et – on était plusieurs au mouillage .. face au vent et aux vagues. J’ai donc pris la météo et là : un BMS était émis pour les jours suivants (Bulletin Météorologique Spécial) : Avis de Grand Frais (vents forts et mer agitée).
De plus, en étudiant la notice de pose des supports de panneaux solaires, je vois qu’il va me manquer des matériels !

Ni une ni deux .. je retourne à Brest.
Ce qui fut fait.

.. et je crois que j’ai bien fait : les vents vont être .. « pas marrants » !

Toujours à l’Ouest

Ce matin, parti du mouillage de Camaret-sur-Mer (après une amère défaite de nos Bleus hier soir), pétole pendant un bon moment ; donc … au moteur.

J’ai quand même fini par trouver un peu de vent et me voilà parti pour l’île d’Ouessant. Notre ami Tournesol (cf Tintin – Le Trésor de Rackham le Rouge) le dit souvent : « Toujours plus à l’ouest » ; et là, je suis sur l’île la plus à l’ouest de l’Europe !!

mickless a donc franchi le grand bras de mer qui sépare les îles du continent ; on est passés près du phare des Pierres Noires,

et pendant la traversée, je me suis essayé à la pêche à la traîne, et j’ai pêché : RIEN !!!

(bon, c’était la première fois)

Ensuite, je suis passé devant le phare de la Jument

photo-montage :

par TRÈS MAUVAIS TEMPS / et aujourd’hui !!

mickless est alors arrivé dans l’anse de Lampaul. Très joli village, avec l’église en son centre qui est dédiée à saint Pol-Aurélien (mais ne peut plus se visiter : la toiture est trop abîmée). Dans le village on trouve des p’tits commerces (épiceries, boulangerie, bars, restaurants, ..) ; demain, j’y retourne pour faire un peu de ravitaillement.

Je suis en terre !

Contrairement à la phrase « je suis en mer », il conviendrait ce soir (samedi) que j’écrive « Je suis en terre » ! Hé oui, sur la rivière « le Jaudy » juste au niveau de la Roche Jaune .. si vous ne suivez pas, .. c’est normal ! Sinon, cherchez Trèguiez.

Hier, j’ai fait une bonne navigation : 55 NM (environ 102 kms) ; je suis arrivé au mouillage vers 21h30 et suis allé mangé chez mes amis qui m’attendaient.

(photo, de retour chez moi)

sur le rail de la Manche

Je ne vous remettrez pas ici des films de dauphins, on en voit à la pelle en Manche ; ils arrivent de nulle part, nous accompagnent un moment et nous quittent « quand-ils-en-ont-envie » !!

Ce matin, nous avons (Gilles & Laurence et moi-même) quitté le mouillage de Trébeurden ; Ce fut une après-midi pas marrante : vent arrière avec une mer formée.

Bon, enfin : au mouillage !

Journées fatigantes

Hier – du mouillage de l’Aber Wrac’h au mouillage à Treguier puis aujourd’hui pour arriver jusqu’à Saint-Quay-Portrieux .. ça a été laborieux ; je disais hier soir à mes amis Laurence et Gilles « que je préfère trois jours à naviguer au près, que deux heures vent arrière » !!
En effet, la mer était formée (houle pas sympathique) et vent faible : on n’a pas arrêté de se faire secouer, et le matériel a souffert ; j’ai fini par attacher les bômes afin d’éviter les a-coups dans les voiles et les mâts.

Déjà, ce matin, au sortir du chenal qui amène à la mer .. impossible de dérouler le génois (hier aprèm, j’ai eu énormément de mal à le rouler), c’est pas la première fois qu’il m’embête ; donc j’ai fait la nav d’aujourd’hui sous foc autovireur ! .. et demain, j’ai encore du boulot pour réparer.

La dessus, l’histoire n’est pas finie !!
Au moment de hisser la voile d’artimon, la drisse (que j’avais préparée pour hisser) s’est détendue (avec le vent) et s’est prise dans le feu de pont de l’artimon : 5 minutes pour la décoincer !!

Pendant la navigation, j’ai eu de nouveau la visite de dauphins « différents » de ceux d’hier (je vous épargne de nouvelles vidéos) ; ils étaient plus foncés (gris foncé), plus gros que ceux d’hier et aussi plus nombreux – avec beaucoup de jeunes.

Depuis que je navigue dans la Manche, j’ai vu de très nombreux Fous de Bassan (vous serez d’accord avec moi, on n’est pas obligé d’aller dans la Manche pour voir des fous !!!) ; après recherche, la Manche héberge de nombreuses colonies de Fous de Bassan.

Dans la journée, j’ai approché de nombreux phares – tous aussi beaux les uns que les autres, et mes miles nautiques s’additionnent.

Arrivé devant le port de St-Quay (je raccourcis son nom !!) je voulais me mettre ou mouillage à l’extérieur (« à l’abri de la digue Sud » – qu’ils disent dans le Bloc Marine !!) .. un mouillage pourri par vent de Nord .. trop secoué par la houle – avec la mer qui s’est faite souffler depuis plusieurs jours.

Donc, ce soir : au ponton du port pour une ou deux nuits tranquilles !

Pas prévu !

Nous sommes vendredi 31 juillet ; je devais aller récupérer mon frère Eric à St Malo demain midi (samedi), et passer ensemble le week-end. Vers 17h, il m’appelle : « j’arrive à St Malo dans 1 heure 1/2 » !!

Ni une ni deux – le vent était fort mais favorable, je prépare mickless (rangement de tout à l’intérieur du bateau, calculs marées, météo, préparation des voiles, drisses et écoutes, etc ..), et on quitte le mouillage – non sans difficultés : les amarres s’étaient emberlificotées dans les bouées.

Après 11 miles de navigation intense (j’ai explosé mes précédents records de vitesse !), nous nous sommes retrouvés sur le ponton D du port de plaisance des Sablons.

Résumé de la journée :

Arrivée sur St Malo

Avec Eric

Un rond dans l’eau

Un de mes frères – Eric, est venu à Saint Malo pour le week-end ; dans ses attentes (au bateau) il souhaitait sortir en mer avec mickless pour : a) voir mon bateau à l’œuvre et b) après avoir été très malade à bord d’une petite embarcation (lors de vacances à l’étranger), il voulait « re-tester » sa tenue à la mer.

Après une bonne balade dans la ville de St Malo le samedi matin,

.. nous préparons la sortie pour l’après -midi.

Après le briefing sécurité, nous voilà dans le chenal de sortie du port ; Eric s’est armé d’un bon comprimé (spécifique pour le mal de mer) ; il est à la barre en permanence – ce qui me permet de m’occuper « plus tranquillement » du bateau en mer – hisser les voiles, ranger le pont (lover les amarres, remonter les pare-battages, etc ..).
Le vent est soutenu et, sortis du chenal (que l’on a fait presque vent debout) on incline sur tribord et voilà mickless qui commence à galoper ; Eric est aux anges.

Après un long bord bâbord amure (je choisis de ne pas trop m’éloigner en mer) et, après un virement de bord (manœuvre à revoir !) nous voilà tribord amure. Tout va bien à bord .. photos et films tous les deux.

Mais … (et c’est là « qu’il-aurait-fallu .. ») le comprimé a un effet d’environ 4 heures ; Eric commence à sentir le mal au cœur arriver .. il est trop tard !

(les poissons ont dû se régaler !)

Retour au port – pour ma part « en solitaire » (Eric étant « indisponible ») – mais vent arrière/grand largue .. ce qui n’arrange pas son mal de mer ! Fin du chenal j’affale tout et je continue au moteur.

Arrivés trop tôt pour passer le seuil d’entrée du port, il me faut « aller balader » dans la Rance puis l’avant port pour-passer-le-temps.

18h15 entrée ; je le réveille pour m’aider à l’amarrage au ponton (à une nouvelle place désignée par le port).

.. il aura eu une journée « mémorable » !

Cancale

Aujourd’hui (lundi 03 août), peite journée : je suis parti début d’après-midi de St Malo pour rejoindre Cancale.

En route, j’ai croisé le « Renard » – la réplique d’un cotre corsaire (le dernier bateau de Surcouf) construit en 1991 à St Malo.

Aujourd’hui encore : « pétole » – je me suis traîné à la voile .. jusqu’à ce que la rogne me prenne et que je rallume le moteur !

Bien arrivé au coffre avec – à l’horizon, une silhouette bien connue :

Remorqué par la SNSM

Ce matin, je me suis fait remorquer par un navire de la SNSM.

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est une association française, reconnue d’utilité publique […] Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer, autour des côtes françaises, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer.

Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d’outre-mer et agissent sous l’autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.

Source : Wikipedia – (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_nationale_de_sauvetage_en_mer

Pascal qui surveille la traction

Tout ceci était pour eux .. un entrainement !

MERCI à toutes les équipes de la SNSM

Nuit câline ?

« Nuits de Chine, nuits câlines .. » – chanson de Bambou et Marc Lavoine sortie en 2007.
Hé bin non : la nuit dernière (entre dimanche et lundi) j’ai très mal dormi (une des pires nuits à bord) : j’étais au mouillage au large de St Germain sur Ay et – entre le vent fort (et donc les vagues qui se forment par le vent) mélangé aux courants de marée – le bateau a dansé toute la nuit.

De plus, j’ai du me relever vers 02 heures pour raccrocher la « main de fer » (sorte de crochet très costaud qui sert à maintenir la chaîne de mouillage et soulager le guindeau) qui s’était décroché.
Bon, enfin … j’ai mal dormi mais dormi quand même.

Aujourd’hui, nous avons fait une bonne navigation avec Laurent – le Patron de l’embarcation de la SNSM que j’ai rencontré hier (lors de l’exercice de remorquage) entre le mouillage et Barneville-Carteret.

.. puis – le vent tournant au Nord (donc défavorable), ce fut une suite d’après-midi au moteur et la rentrée dans le chenal de Barneville-Carteret (50 – Manche)

Ce soir, au port, pas-un-poil-de-vent avec un silence parfait … un bonne nuit tranquille en perspective (et non pas une nuit Caline ni une nuit de Chine !!).

Je suis passé !

Dimanche 16 août 2026

Le raz Blanchard (en anglais : Alderney Race) désigne le passage où sévit l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe, situé entre le cap de la Hague (à la pointe nord-ouest de la presqu’île du Cotentin) et l’île anglo-normande d’Aurigny, à l’entrée nord du passage de la Déroute […]. La vitesse du courant peut avoisiner 12 nœuds (22 km/h) lors des grandes marées d’équinoxe.

(source : Wikipedia)

Depuis que j’étais au mouillage devant le port de Diélette, je regardais plusieurs fois par jours les météos (vents, courants, etc ..) dans l’attente d’une bonne fenêtre (pour moi) afin de passer le Raz ; et cette fenêtre s’est ouverte aujourd’hui.

Tôt ce matin ..

.. j’ai levé l’ancre et suis parti au moteur : le vent était trop faible et surtout trop changeant pour me risquer à devoir affaler en plein dans le Raz ! Depuis plusieurs jours, j’avais fait et refait les calculs qui m’ont amené à être à l’entrée Sud du Raz juste pendant la fin de l’étale ; j’avançais à vitesse moyenne, le courant à commencer à monter .. me poussant comme un fétu de paille.

J’ai donc passé le Nez de Jobourg (avec un appel du CROSS pour vérification de quelques points) ..

.. puis, en déboulant après le phare de Goury ..

le courant rencontrant la mer, les vagues se sont creusées (le vent étant dans le même sens que le courant .. ça allait) !

Ensuite, ce fut la longue descente de la pointe de la Hague ; je suis passé devant le Port Racine ..

Port Racine est un port de pêche situé au lieu-dit Le Pont des Vaux, au cœur de l’anse Saint-Martin, sur la côte nord de la Hague dans le département de la Manche, en Normandie. Il est constitué de deux jetées de pierres sèches de granit formant un quadrilatère d’une superficie d’environ 8 ares ; il est réputé pour être l’un des plus petits ports de France.

(source : Wikipedia)

.. pour rentrer dans la Grande Rade, puis la Petite Rade de Cherbourg.

Cela a été pour moi de grosses bouffées de souvenirs, ayant vécu là pendant 11 ans (de mes 09 à mes 19 ans) .. et ayant beaucoup navigué dans ces eaux (voir mes tous premiers articles !).

La Gare Transatlantique de Cherbourg

La gare transatlantique de Cherbourg (ou gare de Cherbourg-Maritime) est à la fois un ancien terminal maritime de passagers et une ancienne gare ferroviaire, en service entre les années 1930 et 1960.

(source : Wikipedia)

Résumé du passage du Raz Blanchard (en 4 minutes) :

Aller-Retour !

J’ai donc quitté Cherbourg ce matin – dimanche 23 aout, avec l’intention de me mettre à l’abri à l’anse du Brick (à 8 NM) pour laisser passer deux jours de mauvais temps, et je pensais en repartir mercredi – pour continuer sur Saint-Vaast-la-Hougue ; il y avait 15 à 25 nds de vent au mouillage (avec dégradation les jours prochains), les vagues se levaient et l’ancre avait dérapé une fois (j’ai du refaire le mouillage) … je commençais à pas être tranquille.

Donc j’ai préféré assurer et revenir à Cherbourg .. vent arrière à 6 nds sous génois seul avec le courant dans le dos .. c’était dingue avec les vagues ! Même ici ce soir – au port de Cherbourg, ça souffle : les pavillons sont à l’horizontale !
Ça va me faire encore 2 nuits de port, mais je préfère être à l’abri plutôt que de me faire secouer entre les rochers là-bas, avec le risque de voir l’ancre déraper de nouveau.

le Phare de Gatteville

Après la journée de dimanche (où j’ai fait un aller-retour depuis Cherbourg jusqu’à l’Anse du Brick – pensant me mettre à l’abri), je suis donc resté au port jusqu’à ce matin – mercredi 26 août.

Je suis parti vers 09h30, (ici le Fort Central de la Grande Rade de Cherbourg) ..

.. et, après avoir contourné le Phare de Gatteville, ça a été la descente vers Saint-Vaast-la-Hougue pour me mettre au mouillage.

Le Phare de Gatteville c’est « le phare d’une année ».

Vous ne comprenez pas ? .. c’est normal .. je m’explique (de mémoire) :

365 marches, 52 fenêtres et 12 paliers !!

Résumé de ces deux jours :

Les deux jours derniers

vendredi 28 août 2026

Mercredi soir, je m’étais vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue, pour laisser passer deux nuits de mauvais temps ..

.. et jeudi matin, la première vague était passée !

Au petit matin, le temps était « beau » ..

.. dans l’attente de la deuxième vague de pluies et vents (pour la nuit) :

Bon. Les orages sont passés et ce matin (vendredi), j’ai pu reprendre la mer et quitter le port de Saint-Vaast-la-Hougue pour rallier le port de Grandcamp-Maisy.

On dit que « le silence est d’Or » ; mais de quelle couleur est la mer ? Beaucoup vous répondront « bleue » !!

Hé bin moi, je vous dit que : « elle est d’Argent » :

La commune de Grancamp-Maisy est située dans le département du Calvados – en région de Normandie – entre les plages d’Utah Beach et Omaha Beach ; elle fait partie des plages du débarquement d’Omaha Beach.

Cette commune est proche de la pointe du Hoc, et a une histoire fortement marquée par le débarquement de 1944 ; lors de la bataille de Normandie, elle est libérée par les Alliés dans la journée du 9 juin 1944, après de durs combats.

(source : Wikipédia)

Ici, un mémorial aux pilotes Anglais et Français morts au combat, en bombardant l’ennemi installé sur le sol National.

A partir de demain, le temps va de nouveau se dégrader pour deux jours, et il vaut mieux être au port !

Levé aux aurores !

Ce matin, nous avons quitté Ouistreham tôt à 07h du mat’ !! On a du attendre que le ferry arrive et s’amarre pour sortir.

Ensuite, une belle navigation depuis Ouistreham jusqu’à Honfleur – à l’intérieur de l’embouchure de la Seine .. au moteur au début, puis sous voiles ..

.. et on a remonté la Seine avec un courant de 5 nds (dans le dos .. heureusement !).

Ensuite, ce fut le passage aux écluses qui ferment le port :

Arrivée à Honfleur :

.. et, après s’être amarrés au ponton Visiteurs, on est allé se balader en ville.

Honfleur est une commune française située dans le département du Calvados, en région Normandie. Ville portuaire, elle est située sur la rive sud de l’estuaire de la Seine – en face du Havre, tout près du débouché du pont de Normandie.

Honfleur est surtout connue pour son Vieux Bassin, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d’ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant l’École de Honfleur ; ces peintres et d’autres se retrouvent à ferme Saint-Siméon sur les hauteurs de la ville et contribuent à l’apparition du mouvement impressionniste. Alphonse Allais et Erik Satie y sont nés dans la même rue.

source : Wikipédia

Et le soir – après une grosse balade en ville (et une petite sieste pour moi !!) : apéro à bord :

Journée à oublier

Et pourtant, elle avait bien commencé, cette journée ! Sorti du port de Honfleur, j’ai prévenu la vigie de la Seine de mes intentions : remonter la Seine jusqu’à Tancarville puis redescendre et aller au port de plaisance du Havre.

Résumé de la journée :

Donc, ce matin, vérifications des dommages :

.. de mon côté le chandelier est bien abîmé, et sur le bateau voisin : son feu bâbord (rouge) à changer ; je suis allé en acheter un neuf et on l’a fait ensemble.

Fatigué !

Après être sorti du port, cap au Nord pour contourner la corne du Havre ; puis la remontée de la côte pour croiser le port d’Antifer ..

.. passer au large d’Etretat ..

(le rocher d’Etretat) :

.. et arriver enfin à Fécamp.

Le port de plaisance de Fécamp :

(cherchez mickless !)

Résumé de la journée :

Et puis, après cette nav fatigante (vent dans le dos tout le temps de la nav), je me suis autorisé une boisson sur le port ; la serveuse me pose le verre et les cacahuètes, .. le temps que je sorte mon téléphone ..

.. un goéland s’est jeté sur le petit récipient et l’a renversé; j’ai du tout planquer !!

.. sale bête, va !

Nav fatiguante

Départ de Saint-Valery-en-Caux au petit matin (07h) pour rallier Fécamp ; en fait, j’ai inscrit mickless pour l’hivernage dans le port de Carentan-les-Marais .. donc léger retour en arrière avant l’hiver.

Je suis resté au port de St Valery plusieurs jours dans l’attente d’une météo correcte pour redescendre ; or, les vents et les vagues ont été bien différentes de ce qui avait été prévu !!

Les jours se suivent …

… mais ne se ressemblent pas !!

Avant-hier : un temps crasseux, une mer formée, de la pluie (+ la mauvaise humeur du Capitaine !) .. rien ne pouvait plus m’emme…er que cette journée-là.

Depuis hier un bel Anticyclone s’est installé sur la France .. et (malgré les températures « nordiques ») j’ai pris la mer …

.. la sortie du port de Fécamp ..

.. je suis repassé devant les Falaises d’Etretat (cette fois-ci par beau temps) ..

.. et après plusieurs heures de navigation vent arrière (vous connaissez maintenant ma joie et mon bonheur de naviguer vent arrière !!!), j’ai croisé les chenaux d’entrée du port du Havre et de l’embouchure de la Seine .. pour arriver dans la baie de Deauville :

L’entrée dans le chenal d’accès du port de Deauville :

19h30 .. amarré au ponton Visiteurs du bassin Morny de Deauville.

Petit résumé de la journée :

Arrivée à Grandcamp

Pour préparer l’hivernage de mickless, j’avais choisi de retourner à Grandcamp-Maisy, charmant petit port du département du Calvados (à consommer avec modération !!).

Une fois de plus, je me suis mis au mouillage pour attendre l’ouverture des portes ; le soleil se couche, la lune se lève ; je vais entrer au port de nuit !

Là, je vais y rester un mois.

Un mois !! .. pourquoi ??

Parce que :

  • on entre en période hivernale et les tarifs des ports sont plus « abordables »,
  • j’en ai marre de me faire secouer – avec l’automne qui arrive – par une mer qui se dégrade tous les jours un petit peu plus, et – après ces quelques mois de navigations journalières (ou presque) – je voudrais goûter d’un peu de calme,
  • je n’ai pas eu le courage de faire l’aller-retour jusqu’à la frontière franco-belge (voire même d’aller plus loin) ce qui fait que je suis très en avance sur ce que je projetais,
  • je voudrais aussi avoir « du temps au port » pour effectuer les très nombreux petits travaux à effectuer sur mickless pour préparer l’année prochaine.

Je vais donc faire moins d’articles pendant ce mois-ci (il y en aura encore un peu !).