J'irai parler aux étoiles

Pan Pan

Dans les conventions radiotéléphoniques internationales, Pan-Pan (prononcer « panne, panne », car c’est la transcription de la prononciation en français de la locution « panne, panne ») est l’appel d’urgence concernant la sécurité d’un aéronef, d’un navire ou d’une personne.

J’étais parti tôt du mouillage de la Plage des Sableaux – Noirmoutier, pour redescendre me mettre au mouillage à l’île d’Yeu et poursuivre sur La Rochelle (après que la vague de mauvais temps soit passée), mais les Dieux de la mer en ont décidé autrement !

09h39, un Pan Pan sur le canal 16

Source Wikipédia : le canal 16 de la bande marine VHF est la fréquence internationale de détresse et d’appel en radiotéléphonie. Le canal 16 doit être veillé en permanence par tous les navires, afin de recevoir les appels de routine, de sécurité ou d’urgence ainsi que les messages de détresse.

Étant seul sur zone (à environ 4 miles des gars en difficulté), et après discussions avec le CROSS d’Etel, je ferle les voiles rapidement et me met en route pour rejoindre le bateau en panne de propulsion. Le CROSS me donne un cap à suivre et après 20 minutes à marche rapide, j’atteins leur embarcation et leur lance la remorque (que j’avais préparé).

Nous voilà repartis à basse vitesse vers Noirmoutier – que je venais de quitter !! Je me fais aider par la SNSM par téléphone pour les manœuvres d’arrivée et, vers 14h, nous arrivons au ponton : 04h30 d’intervention.

Mais au fait … pourquoi je redescendais sur La Rochelle – alors que mon but .. c’est le Nord ?? !!

Je vais profiter de ces quelques miles pour retourner faire faire la première révision (des 50 heures) chez la société qui a posé le moteur.

Les aventures continuent !

« La vie est un long fleuve tranquille » (film de 1988) ; je pense que le réalisateur ne devait pas être un plaisancier ayant un bateau !!
Ce matin, je suis parti de Douarnenez tranquillement …

ponton visiteurs Douarnenez

… la météo prévoyait une matinée cool avec un vent qui devait se lever dans l’après-midi … ce qui fut vrai ; j’ai dû naviguer en tirant des bords pour sortir du fond de la baie !

Arrivé devant Crozon – ancien port sardinier et thonier (qui a donné son nom à la presqu’île), j’ai mouillé l’ancre à proximité d’autres voiliers ; le fond n’était vraiment pas profond et j’ai eu la flemme de retirer l’orin. Bien mal m’en a pris !!
Le vent était fort en cette fin de journée et le bateau ne tenait pas « bout au vent » ; pas grave, j’ai descendu l’ancre en me laissant dériver. Sauf que : le bateau dansant la Carmagnole, le bout de l’orin est venu se coincer dans l’hélice (moteur au ralenti, débrayé). L’ancre a quand même fini par se planter dans le sable mais le bateau se tenait en travers du vent (à cause de l’orin) ; ni une ni deux, j’ai enfilé ma combinaison, les palmes et le masque, et suis allé démêler l’orin (la mer est à 21,4°). Ouf, le bateau s’est enfin remis « bout au vent ».

Avant de mouiller l’ancre (puis plonger) j’avais pris mes repères par rapport au rivage et aux autres bateaux au mouillage.
Tiens !! .. y’a un bateau qui est décalé loin derrière moi !! Les hublots sont ouverts et on voit bien la chaîne (de l’ancre) qui part vers le fond, mais le voilier a vraiment l’air de déraper. Je siffle très fort pour prévenir les gens dedans (on voit bien les hublots ouverts et tout le bazar dans le cockpit arrière), mais personne ne répond.
Je me sèche et m’habille rapidement ; je descend l’annexe et – comme le bateau fuyard s’éloigne (et est déjà loin), je décide d’aller à la Capitainerie du port prévenir de ce qui se passe ; réponse : « on n’a pas le droit de sortir du port ».
Je vais chercher à l’école de voile à côté et Yann décide de m’emmener dans leur zodiac (avec un moteur puissant) pour chercher et ramener le bateau. On finit par le trouver … partant en nav !! On le rattrape et les gars à bord nous expliquent : « on faisait la sieste et on n’a pas vu que le bateau avait quitté le mouillage !!!!!!
Bon : pas de pépin, seulement une grosse frayeur.

baie de Crozon

Les filles de Camaret …

… chanson paillarde populaire Française, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (!), très misogyne, qui serait huée aujourd’hui.

Je suis donc parti ce samedi matin de Crozon. Il m’a fallu du temps pour remonter l’ancre (vous vous souvenez des péripéties d’hier ?) et démêler le câble de l’orin ; il n’y avait pratiquement pas de vent, et ensuite, passé le Cap de la Chèvre j’ai trouvé un vent bien soutenu qui m’a permis d’arriver à Camaret en milieu d’après-midi.

Le bateau bien ancré, je suis parti avec l’annexe pour aller balader en ville et chercher une boulangerie ; n’en n’ayant pas trouvé, je suis allé boire une bière !!

De retour au bateau je constate que je n’ai plus la chaînette et le cadenas pour sécuriser l’annexe ; me..e j’ai dû l’oublier sur le ponton. Je retourne au port et, à 300 mètres de l’entrée .. pout pout pout … PANNE SÈCHE ! J’ai donc fini à la rame et n’ai pas retrouvé ma petite chaîne (je verrai les jours prochains si elle n’a pas glissé sous le faux-pont de l’annexe). Le temps de faire le plein à la station-service des bateaux, je suis rentré « at home ».

Un rond dans l’eau

Un de mes frères – Eric, est venu à Saint Malo pour le week-end ; dans ses attentes (au bateau) il souhaitait sortir en mer avec mickless pour : a) voir mon bateau à l’œuvre et b) après avoir été très malade à bord d’une petite embarcation (lors de vacances à l’étranger), il voulait « re-tester » sa tenue à la mer.

Après une bonne balade dans la ville de St Malo le samedi matin,

.. nous préparons la sortie pour l’après -midi.

Après le briefing sécurité, nous voilà dans le chenal de sortie du port ; Eric s’est armé d’un bon comprimé (spécifique pour le mal de mer) ; il est à la barre en permanence – ce qui me permet de m’occuper « plus tranquillement » du bateau en mer – hisser les voiles, ranger le pont (lover les amarres, remonter les pare-battages, etc ..).
Le vent est soutenu et, sortis du chenal (que l’on a fait presque vent debout) on incline sur tribord et voilà mickless qui commence à galoper ; Eric est aux anges.

Après un long bord bâbord amure (je choisis de ne pas trop m’éloigner en mer) et, après un virement de bord (manœuvre à revoir !) nous voilà tribord amure. Tout va bien à bord .. photos et films tous les deux.

Mais … (et c’est là « qu’il-aurait-fallu .. ») le comprimé a un effet d’environ 4 heures ; Eric commence à sentir le mal au cœur arriver .. il est trop tard !

(les poissons ont dû se régaler !)

Retour au port – pour ma part « en solitaire » (Eric étant « indisponible ») – mais vent arrière/grand largue .. ce qui n’arrange pas son mal de mer ! Fin du chenal j’affale tout et je continue au moteur.

Arrivés trop tôt pour passer le seuil d’entrée du port, il me faut « aller balader » dans la Rance puis l’avant port pour-passer-le-temps.

18h15 entrée ; je le réveille pour m’aider à l’amarrage au ponton (à une nouvelle place désignée par le port).

.. il aura eu une journée « mémorable » !

Remorqué par la SNSM

Ce matin, je me suis fait remorquer par un navire de la SNSM.

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est une association française, reconnue d’utilité publique […] Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer, autour des côtes françaises, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer.

Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d’outre-mer et agissent sous l’autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.

Source : Wikipedia – (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_nationale_de_sauvetage_en_mer

Pascal qui surveille la traction

Tout ceci était pour eux .. un entrainement !

MERCI à toutes les équipes de la SNSM

Je suis passé !

Dimanche 16 août 2026

Le raz Blanchard (en anglais : Alderney Race) désigne le passage où sévit l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe, situé entre le cap de la Hague (à la pointe nord-ouest de la presqu’île du Cotentin) et l’île anglo-normande d’Aurigny, à l’entrée nord du passage de la Déroute […]. La vitesse du courant peut avoisiner 12 nœuds (22 km/h) lors des grandes marées d’équinoxe.

(source : Wikipedia)

Depuis que j’étais au mouillage devant le port de Diélette, je regardais plusieurs fois par jours les météos (vents, courants, etc ..) dans l’attente d’une bonne fenêtre (pour moi) afin de passer le Raz ; et cette fenêtre s’est ouverte aujourd’hui.

Tôt ce matin ..

.. j’ai levé l’ancre et suis parti au moteur : le vent était trop faible et surtout trop changeant pour me risquer à devoir affaler en plein dans le Raz ! Depuis plusieurs jours, j’avais fait et refait les calculs qui m’ont amené à être à l’entrée Sud du Raz juste pendant la fin de l’étale ; j’avançais à vitesse moyenne, le courant à commencer à monter .. me poussant comme un fétu de paille.

J’ai donc passé le Nez de Jobourg (avec un appel du CROSS pour vérification de quelques points) ..

.. puis, en déboulant après le phare de Goury ..

le courant rencontrant la mer, les vagues se sont creusées (le vent étant dans le même sens que le courant .. ça allait) !

Ensuite, ce fut la longue descente de la pointe de la Hague ; je suis passé devant le Port Racine ..

Port Racine est un port de pêche situé au lieu-dit Le Pont des Vaux, au cœur de l’anse Saint-Martin, sur la côte nord de la Hague dans le département de la Manche, en Normandie. Il est constitué de deux jetées de pierres sèches de granit formant un quadrilatère d’une superficie d’environ 8 ares ; il est réputé pour être l’un des plus petits ports de France.

(source : Wikipedia)

.. pour rentrer dans la Grande Rade, puis la Petite Rade de Cherbourg.

Cela a été pour moi de grosses bouffées de souvenirs, ayant vécu là pendant 11 ans (de mes 09 à mes 19 ans) .. et ayant beaucoup navigué dans ces eaux (voir mes tous premiers articles !).

La Gare Transatlantique de Cherbourg

La gare transatlantique de Cherbourg (ou gare de Cherbourg-Maritime) est à la fois un ancien terminal maritime de passagers et une ancienne gare ferroviaire, en service entre les années 1930 et 1960.

(source : Wikipedia)

Résumé du passage du Raz Blanchard (en 4 minutes) :

Séquence « nostalgie »

Bienvenue à Cherbourg :

Je vous passe le moment « nostalgie » de mes visites de la ville de Cherbourg ; y ayant vécu (de 1968 à 1979), j’ai retrouvé une ville qui (comme beaucoup) a énormément changé et (en même temps) est restée la même : les bâtiments « publics » sont toujours là (mes écoles entre-autres) mais les magasins, bars et restaurants de ma mémoire ont tous disparus .. c’est normal !

J’ai aussi pris des bus pour retourner voir la maison de campagne que nos parents avaient acheté à Biville :

La semaine a été courte ; entre les balades / visites et les p’tits travaux !!

Vite .. à l’abri

Depuis l’article d’hier fin d’après-midi, .. je me suis vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue.

Je m’étais mis au mouillage, en me disant : « il va faire mauvais temps mais ça va passer ».

Mais, après la mise à jour de la météo ça se dégradait à grande vitesse et j’allais me choper de gros vents, une grosse mer et de la pluie .. ça commençaient à se creuser et le bout-dehors du bateau commençait à se rapprocher des vagues à chaque fois que le nez plongeait !

Donc j’ai relevé le mouillage aussi vite que j’ai pu et je suis vite rentré au port (avant que les portes ne se referment) ; maintenant il y a beaucoup de vent et de pluie mais je m’en fous, je suis bien amarré !

sur cette image, quand on voit le rouge foncé – voire du très foncé, .. c’est pas bon signe !