J'irai parler aux étoiles

A marche forcée

Depuis trois jours, je monte (aussi vite que possible) l’arc Sud-Bretagne ; je souhaiterai être rapidement à Arzal pour faire refaire le réservoir central d’eau (avant juillet) ; il est souple et fait 120 litres, mais – comme il n’y a pas d’évent, je n’arrive jamais à le remplir entièrement.
Donc j’arrive le soir dans un port, une douche, un p’tit repas et j’en repart le lendemain … sans prendre le temps d’écrire !

Depuis que j’ai quitté le mouillage des Sablanceaux (île de Ré), une halte aux Sables d’Olonne, une autre à Port Joinville (île d’Yeu) et je suis passé au large de l’île de Noirmoutier (que j’avais déjà visitée) pour arriver hier soir (samedi) à Pornichet. Aujourd’hui dimanche, plus qu’une petite navigation et je devrais avoir quelques jours plus calmes à Arzal : le temps de fabrication du réservoir.

Jeudi et vendredi, deux belles journée de nav.

Port Joinville : à couple en cinquième place !!!

à couple
à couple !

Hier Samedi : deux heures de brouillard (après avoir quitté les Sables d’Olonne) puis arrêt en mer à midi pour retrouver un copain pêcheur de plaisance (et ses potes) : je me suis mis au mouillage (son bateau à couple) et on a mangé tous ensemble sur mon bateau.

nota important : hier, en quittant Port Joinville (île d’Yeu) .. panne d’AIS – c’est pour ça que mon point (sur Marine Traffic ou Vessel Finder) restait bloqué sur l’île d’Yeu ; hier soir, recherche de panne : c’est le câble de liaison entre différents équipement électroniques qui était mort !

Recherche de panne AIS

Pas prévu !

Nous sommes vendredi 31 juillet ; je devais aller récupérer mon frère Eric à St Malo demain midi (samedi), et passer ensemble le week-end. Vers 17h, il m’appelle : « j’arrive à St Malo dans 1 heure 1/2 » !!

Ni une ni deux – le vent était fort mais favorable, je prépare mickless (rangement de tout à l’intérieur du bateau, calculs marées, météo, préparation des voiles, drisses et écoutes, etc ..), et on quitte le mouillage – non sans difficultés : les amarres s’étaient emberlificotées dans les bouées.

Après 11 miles de navigation intense (j’ai explosé mes précédents records de vitesse !), nous nous sommes retrouvés sur le ponton D du port de plaisance des Sablons.

Résumé de la journée :

Arrivée sur St Malo

Avec Eric

Un rond dans l’eau

Un de mes frères – Eric, est venu à Saint Malo pour le week-end ; dans ses attentes (au bateau) il souhaitait sortir en mer avec mickless pour : a) voir mon bateau à l’œuvre et b) après avoir été très malade à bord d’une petite embarcation (lors de vacances à l’étranger), il voulait « re-tester » sa tenue à la mer.

Après une bonne balade dans la ville de St Malo le samedi matin,

.. nous préparons la sortie pour l’après -midi.

Après le briefing sécurité, nous voilà dans le chenal de sortie du port ; Eric s’est armé d’un bon comprimé (spécifique pour le mal de mer) ; il est à la barre en permanence – ce qui me permet de m’occuper « plus tranquillement » du bateau en mer – hisser les voiles, ranger le pont (lover les amarres, remonter les pare-battages, etc ..).
Le vent est soutenu et, sortis du chenal (que l’on a fait presque vent debout) on incline sur tribord et voilà mickless qui commence à galoper ; Eric est aux anges.

Après un long bord bâbord amure (je choisis de ne pas trop m’éloigner en mer) et, après un virement de bord (manœuvre à revoir !) nous voilà tribord amure. Tout va bien à bord .. photos et films tous les deux.

Mais … (et c’est là « qu’il-aurait-fallu .. ») le comprimé a un effet d’environ 4 heures ; Eric commence à sentir le mal au cœur arriver .. il est trop tard !

(les poissons ont dû se régaler !)

Retour au port – pour ma part « en solitaire » (Eric étant « indisponible ») – mais vent arrière/grand largue .. ce qui n’arrange pas son mal de mer ! Fin du chenal j’affale tout et je continue au moteur.

Arrivés trop tôt pour passer le seuil d’entrée du port, il me faut « aller balader » dans la Rance puis l’avant port pour-passer-le-temps.

18h15 entrée ; je le réveille pour m’aider à l’amarrage au ponton (à une nouvelle place désignée par le port).

.. il aura eu une journée « mémorable » !

Le Petit Poucet

Charles Perrault – quand il a écrit ce conte, à du se tromper de lieu en plaçant les personnage dans une forêt ; je pense que l’histoire à du se dérouler en Bretagne-Nord.

Rappel des faits : pendant la famine, le Petit Poucet (il est le dernier-né) et ses 6 frères sont abandonnés par leurs parents (qui ne peuvent plus les nourrir). Mais comme il est très malin, il décide de mettre dans ses poches des petits cailloux qu’il sèmera pour retrouver le domicile de la famille.

Et c’est là que j’interviens pour re-situer l’histoire au bon endroit.

L’ogre – qui avait capturé les sept garçons – ayant constaté qu’ils s’étaient enfuis de sa hutte (où il voulait les dévorer le lendemain) décide de leur courir après. Enragé, il chausse ses bottes de sept lieues et longe la côte (de la Bretagne-Nord) à la recherche des enfants. Il y découvre plein de cailloux au bord de la grève (semés par le Petit Poucet) et – avec sa gigantesque massue les explose les uns après les autres ; les éclats volent de partout et, de rage il les jette dans la mer et les éparpille.

Et c’est pourquoi – aujourd’hui, la Bretagne-Nord est si mal pavée, couverte de rochers à fleur d’eau, disséminés ici et là, au gré de la colère de l’ogre qui .. n’ayant pu les retrouver, est reparti penaud dans sa hutte au fond des bois.

La prochaine fois que vous viendrez en Bretagne-Nord, observez-bien la mer – proche du rivage !

Et quand vous vous promènerez du côté de la forêt sombre de Brocéliande, écoutez-le respirer, mais ne vous approchez jamais de sa hutte .. il pourrait vous dévorer !

Remorqué par la SNSM

Ce matin, je me suis fait remorquer par un navire de la SNSM.

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est une association française, reconnue d’utilité publique […] Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer, autour des côtes françaises, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer.

Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d’outre-mer et agissent sous l’autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.

Source : Wikipedia – (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_nationale_de_sauvetage_en_mer

Pascal qui surveille la traction

Tout ceci était pour eux .. un entrainement !

MERCI à toutes les équipes de la SNSM

Nuit câline ?

« Nuits de Chine, nuits câlines .. » – chanson de Bambou et Marc Lavoine sortie en 2007.
Hé bin non : la nuit dernière (entre dimanche et lundi) j’ai très mal dormi (une des pires nuits à bord) : j’étais au mouillage au large de St Germain sur Ay et – entre le vent fort (et donc les vagues qui se forment par le vent) mélangé aux courants de marée – le bateau a dansé toute la nuit.

De plus, j’ai du me relever vers 02 heures pour raccrocher la « main de fer » (sorte de crochet très costaud qui sert à maintenir la chaîne de mouillage et soulager le guindeau) qui s’était décroché.
Bon, enfin … j’ai mal dormi mais dormi quand même.

Aujourd’hui, nous avons fait une bonne navigation avec Laurent – le Patron de l’embarcation de la SNSM que j’ai rencontré hier (lors de l’exercice de remorquage) entre le mouillage et Barneville-Carteret.

.. puis – le vent tournant au Nord (donc défavorable), ce fut une suite d’après-midi au moteur et la rentrée dans le chenal de Barneville-Carteret (50 – Manche)

Ce soir, au port, pas-un-poil-de-vent avec un silence parfait … un bonne nuit tranquille en perspective (et non pas une nuit Caline ni une nuit de Chine !!).