J’ai chaud, avec 38,8 !

Bretagne

Hé oui, ma température a monté ce mercredi 12 mai 2021 quand je suis allé visiter un Nauticat 38 (plus exactement un 38,8 !).

En vacances une semaine dans le Gers (chez Eric, mon frangin et sa femme Isa), je prends rendez-vous les mardi puis mercredi pour aller visiter deux Nauticat ; un 44 à Redon puis un 38 à La Rochelle.

On fait donc un saut (600 kms !) pour aller voir le premier (le 44) : tout juste grand comme j’aimerai, mais légèrement supérieur au budget alloué, gréé en sloop et surtout, intérieurement aménagé et peint … « au goût du proprio ». Bon, ce bateau ne semble pas être celui que je cherche.

Le lendemain on redescend sur La Rochelle pour voir un Nauticat 38 et là … c’est le coup de foudre. Voilier bien entretenu par la propriétaire, moteur quasiment neuf (50 heures en 7 ans !), carène en cours de nettoyage et grattage, etc … le top. Bon … y’ aura pas mal de choses à faire (peintures intérieures, rachat de matériels manquants, etc …), mais le jeu en vaut la chandelle.

La Rochelle, à midi et demie

La visite dure presque deux heures et, en redescendant, une partie de ma décision est déjà prise ; sachant qu’il y a peu de voiliers de ce genre en vente en France, et que le temps passe, cette occasion vaut le coup de la tenter.

La Rochelle à 14h30 !!!

Rentrés à la maison (et plusieurs jours après), je fais une offre d’achat … ACCEPTÉE

Dans quelques semaines, mon Projet va VRAIMENT démarrer … j’ai hâte (depuis presque 09 ans que je travaille sur ce Projet).

Photos avant achat

Ci-dessous, quelques photos (du site du vendeur et visite sur place) avant de devenir l’heureux propriétaire du bateau de mes rêves (ch’uis bien content), ce voilier étant relativement rare sur le marché de l’occasion.

… ça va viendre !

Depuis le 12 mai (de cette année 2021 !), de nombreuses péripéties ont marqué mon chemin vers l’acquisition du bateau de mes rêves – celui qui m’emmènera sur les mers du globe ; dans la liste des rebondissements qui ont eu lieu depuis, voici le dernier :

Nous sommes en septembre ; le moteur a été changé voici quelques jours et nous avons programmé une petite semaine de vacances sur La Rochelle pour finaliser la vente : tests moteur au port, sortie dans la baie et tests finaux (voiles, moteur, etc …) et signature. Sont présents : l’expert, la propriétaire (qui descend de Paris juste pour la sortie en mer !), Nelly et moi. Oups, j’allais oublier le chien de Nelly : Caly (une magnifique Border Collie croisée patou).

La veille de la sortie en mer, nous sommes passés voir le moteur changé et … miracle : il tourne rond ; le technicien est dessus, à faire les différents tests et essais. Je vérifie aussi que le flocage du « nom » du bateau ait bien été réalisé : il l’est.

Nous voilà donc au port le jour convenu ; nous arrivons une heure et demie en avance, le temps que je prépare le bateau pour le départ (préparer les aussières, sortir les voiles de leurs lazyjack, etc …). Il nous faudra attendre que les deux passerelles soient ouvertes.

Rappel des infos de la sortie du jeudi 30 septembre 2021
– moteur lancé sur prise de quai (les batteries sont à plat … nous le savons et décidons de ne pas couper le moteur pendant la sortie)
– gasoil du moteur, branché (aller ET retour) sur une nourrice prêtée par Alex (moteurs Midif)
– vérification sur la plaque moteur : RPM 2.700
– bateau « presque vide », donc estimé (données constructeur) entre 10 et 12 tonnes, avec 4 personnes et demi à bord

– 11h20 sortie du port des chalutiers
– engagement du chenal … avec un « Temps de curé »
– mer belle, pas de clapot / pas de houle
– pas de courant (nous sommes à l’étale)
– pas de vent

Pour suivre la cadence des bateaux sortant du port, dans la timonerie intérieure la commande moteur est poussée en butée avant. Résultat : le moteur plafonne à 1.600 tours, et nous sortons à la même vitesse que les autres navires : soit (environ) 3 à 4 noeuds.

Nous passons au point mort puis relançons plusieurs fois la tentative de « faire monter le moteur dans les tours » = toujours 1.600 tours (et 3 ou 4 noeuds). Je débraye le moteur et l’expert monte à la timonerie arrière. Il relance la marche avant … et constate que ceci enclenche la marche arrière ! … il passe donc la manette des gazs vers la position « arrière » et me demande le résultat : en marche avant, toujours à 1.600 tours … et 3 ou 4 noeuds !

Décision de l’expert : « l’essai en mer est avorté« . Nous faisons demi-tour juste après la tourelle Richelieu et rentrons au port … au ralenti.

Je l’aurai un jour … je l’aurai !!!