.. et voilà que je fais des fautes d’orthographe : je suis passé au Raz de Sein ! .. et donc, je suis rentré en Mer d’Iroise.
Journée sportive : pas moins de 5 changements de configurations de voiles. Bon d’accord, c’est un job « normal » quand on navigue mais là, les prévisions météo s’étaient (une fois de plus) un peu fourré le doigt dans l’œil : j’avais prévu – toujours en suivant les « prévisions météo », de rester sur Audierne en attendant de meilleures conditions de navigations.
Ce matin (mercredi) en voyant la majorité des autres bateaux quitter le mouillage, j’ai repris la météo .. 30 minutes après, je levais l’ancre moi-aussi, pour partir franchir le Raz de Sein ; bien m’en a pris.
Je suis ce soir à Douarnenez (ancien grand port sardinier).
passage du Raz de Seinarrivée à Douarnenezau ponton
La partie réservée aux plaisanciers de passage n’est pas située idéalement : juste à l’entrée du port et donc soumise aux vagues et houle de Nord-Ouest (c’est le cas aujourd’hui) .. ce qui fait que le ponton bouge beaucoup (j’ai presque l’impression d’être au mouillage !).
Bon .. je vais voir demain matin le temps qu’il fait et j’essayerai de croiser sur la presqu’île de Crozon.
« La vie est un long fleuve tranquille » (film de 1988) ; je pense que le réalisateur ne devait pas être un plaisancier ayant un bateau !! Ce matin, je suis parti de Douarnenez tranquillement …
… la météo prévoyait une matinée cool avec un vent qui devait se lever dans l’après-midi … ce qui fut vrai ; j’ai dû naviguer en tirant des bords pour sortir du fond de la baie !
Arrivé devant Crozon – ancien port sardinier et thonier (qui a donné son nom à la presqu’île), j’ai mouillé l’ancre à proximité d’autres voiliers ; le fond n’était vraiment pas profond et j’ai eu la flemme de retirer l’orin. Bien mal m’en a pris !! Le vent était fort en cette fin de journée et le bateau ne tenait pas « boutau vent » ; pas grave, j’ai descendu l’ancre en me laissant dériver. Sauf que : le bateau dansant la Carmagnole, le bout de l’orin est venu se coincer dans l’hélice (moteur au ralenti, débrayé). L’ancre a quand même fini par se planter dans le sable mais le bateau se tenait en travers du vent (à cause de l’orin) ; ni une ni deux, j’ai enfilé ma combinaison, les palmes et le masque, et suis allé démêler l’orin(la mer est à 21,4°). Ouf, le bateau s’est enfin remis « boutau vent ».
Avant de mouiller l’ancre(puis plonger) j’avais pris mes repères par rapport au rivage et aux autres bateaux au mouillage. Tiens !! .. y’a un bateau qui est décalé loin derrière moi !! Les hublots sont ouverts et on voit bien la chaîne (de l’ancre) qui part vers le fond, mais le voilier a vraiment l’air de déraper. Je siffle très fort pour prévenir les gens dedans (on voit bien les hublots ouverts et tout le bazar dans le cockpit arrière), mais personne ne répond. Je me sèche et m’habille rapidement ; je descend l’annexe et – comme le bateau fuyard s’éloigne (et est déjà loin), je décide d’aller à la Capitainerie du port prévenir de ce qui se passe ; réponse : « on n’a pas le droit de sortir du port ». Je vais chercher à l’école de voile à côté et Yann décide de m’emmener dans leur zodiac (avec un moteur puissant) pour chercher et ramener le bateau. On finit par le trouver … partant en nav !! On le rattrape et les gars à bord nous expliquent : « on faisait la sieste et on n’a pas vu que le bateau avait quitté le mouillage !!!!!! Bon : pas de pépin, seulement une grosse frayeur.
… chanson paillarde populaire Française, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (!), très misogyne, qui serait huée aujourd’hui.
Je suis donc parti ce samedi matin de Crozon. Il m’a fallu du temps pour remonter l’ancre(vous vous souvenez des péripéties d’hier ?) et démêler le câble de l’orin ; il n’y avait pratiquement pas de vent, et ensuite, passé le Cap de la Chèvre j’ai trouvé un vent bien soutenu qui m’a permis d’arriver à Camaret en milieu d’après-midi.
Le bateau bien ancré, je suis parti avec l’annexe pour aller balader en ville et chercher une boulangerie ; n’en n’ayant pas trouvé, je suis allé boire une bière !!
De retour au bateau je constate que je n’ai plus la chaînette et le cadenas pour sécuriser l’annexe ; me..e j’ai dû l’oublier sur le ponton. Je retourne au port et, à 300 mètres de l’entrée .. pout pout pout … PANNE SÈCHE ! J’ai donc fini à la rame et n’ai pas retrouvé ma petite chaîne (je verrai les jours prochains si elle n’a pas glissé sous le faux-pont de l’annexe). Le temps de faire le plein à la station-service des bateaux, je suis rentré « at home ».
Hier, dimanche, j’ai refait le ris de la voile d’Artimon et aujourd’hui je suis encore resté au mouillage dans la baie de Camaret-sur-Mer, et j’en ai profité pour faire des travaux dans le bateau.
1 – il m’a fallu la matinée pour déposer et retirer les anciens tuyaux qui « puaient » dans le placard de la salle d’eau arrière (je referai le circuit complet .. plus tard) ; c’étaient les tuyaux qui permettent d’évacuer les eaux des WC dans une cuve à eaux noires (prévue à cet effet). D’ailleurs, pour pouvoir accéder dans leurs ports, de nombreux pays exigent la présence ET l’utilisation de cette cuve.
cordages à changer ris d’Artimonanciens tuyaux déposés
2 – cette après-midi, la mer était d’un calme « olympien » (!!) : j’en ai profité pour enfiler ma combinaison et plonger pour nettoyer le safran, l’hélice et la ligne de flottaison ; ça m’a fait du bien, avec les « chaleurs » qui reviennent (chaleurs « Bretonnes » toutes relatives bien-sûr !).
3 – et ce soir, des amis sont passés me voir près du bateau :
J’y suis arrivé mardi soir, après une petite navigation dans le Goulet de Brest. Partant du mouillage de Camaret-sur Mer tranquillement le matin, je me suis dit : « puisque je suis au moteur pour un bon moment, je vais en profiter pour démarrer le chauffage du bateau » – ce qui est demandé (y compris l’été) pour conserver l’appareil toujours performant. Je démarre le chauffage, et là … grosse fumée blanche qui sort des tuyaux d’échappement !! J’arrête tout, j’attends un moment et je relance le chauffage … pareil. Une troisième fois .. dito. « Bon, on verra ça plus tard, c’est par urgent ».
Arrivé au port du Moulin Blanc de Brest, je vais chez un shipchandler pour acheter des supports pour les panneaux solaires et autres articles : rien n’est en stock, tout arrivera vendredi … je passe commande. Mercredi, journée intense (je profite des matinées « à la fraîche » pour faire le max. !) ; course de bouffe, laverie automatique, puis je profite de l’après-midi pour prendre le bus et aller dans la ville (la marina où je suis est très excentrée). Là, je déambule tant bien que mal dans la ville (une fournaise l’aprèm, et ici aussi, on est en vigilance Canicule !) et vais visiter le Musée de la Marine au Château de Brest. 19h, je récupère Gilles et Laurence (des amis de La Rochelle) qui arrivent à la Gare pour récupérer leur bateau à Brest et poursuivre leur voyage.
marine du Moulin BlancPort intérieur de BrestMusée de la MarineMusée de la Marine
Le soir, après la douche, nous avons eu la visite d’un pt’it gars du coin qui est venu grignoter son repas du soir … dans le port :
Ce matin – vendredi, je suis (encore !) monté au mât pour changer le feu de pont et poser des protections de barre de flèche(pour le génois), et je me suis attaqué à démonter les tuyaux de l’échappement du chauffage : tout est bouché par des accumulations de résidus de combustion !!
nouveau feu de pontpot d’échappement
Demain, – après que tout mon matériel ait été livré, je quitte le port et retourne au mouillage à Camaret-sur-Mer pour les travaux de pose des panneaux solaires.
Hier aprèm (vendredi), après avoir reçu le matériel que j’attendais, je suis parti me mettre au mouillage à Camaret-sur-Mer, avec le croisement (un peu loin) d’un magnifique navire : le Belem ; je pensais rester sur place plusieurs jours pour poser mes panneaux solaires et faire plein de petits travaux.
.. la preuve !!le Belemla sortie du Goulet de Brest
Mais dans la nuit, le vent n’est pas tombé et – on était plusieurs au mouillage .. face au vent et aux vagues. J’ai donc pris la météo et là : un BMS était émis pour les jours suivants (Bulletin Météorologique Spécial) : Avis de Grand Frais(vents forts et mer agitée). De plus, en étudiant la notice de pose des supports de panneaux solaires, je vois qu’il va me manquer des matériels !
Ce mardi 14 juillet 2026, la journée a commencé par un magnifique brouillard – résultat des pluies d’hier sur un sol très chaud depuis des mois ; mickless s’est réveillé au mouillage avec un petit 17,9°C dehors.
Après le petit-dèj, je me suis attelé à mes travaux journaliers :
D’abord, j’ai monté « à blanc » le support d’un panneau solaire, pour voir comment ça se présente.
Ensuite, de la plomberie : la pose du tuyau de la pomme de douche (que j’ai reçu les jours derniers). Après avoir démonté le robinet et changé le tuyau, tout est fonctionnel : ch’suis bien content, je vais pouvoir prendre des douches debout(et non accroupi comme jusqu’à maintenant à cause du tuyau trop court !!). Puis, j’ai nettoyé (au vinaigre blanc) les trois robinets du bateau … et y’avait besoin !!
le tuyau en placevue d’en bas !nettoyagenettoyage du tartre (il reste 7 petits trous à faire)
Repas de midi tranquille.
Il y a quelques semaines, j’avais acheté un casier repliable (pour essayer de pêcher des crustacés) et – avec les bouts de viande qui me reste de midi, je le met à l’eau .. il descend au fond accroché à un bout .. on verra bien demain si il y a quelques chose dedans !
Après la sieste, je bricole à bord et j’entends le son d’un moteur approcher doucement ; je sors et vois une embarcation : un petit bateau de pêche. La discussion s’engage : – vous pêchez quoi ? – on remonte nos casiers. – et il y à quoi dedans ? (pffff, .. le parfait plaisancier !!) – des araignées de mer. Le temps qu’on discute, un casier est remonté : une dizaine d’araignées dedans ; la dame et son vieux père les trient : « ils doivent faire au moins 12 cm », ils en gardent 5 ou 6. – ouahhhh, c’est super. – vous en voulez une ou deux ? – moi ? qu’est ce que je vais en faire ? (le lourdeau !!) – bin les cuire .. ça vous fera le repas de ce soir ! – pourquoi pas !
Les voilà qui approchent leur bateau et m’offrent une araignée de mer .. que je mets aussitôt à cuire ; demain, je vais me régaler.
.. parce que .. ce soir, je vais au port pour voir le match France/Espagne dans un bar de Camaret, histoire d’avoir l’ambiance !
Ce matin, parti du mouillage de Camaret-sur-Mer (après une amère défaite de nos Bleus hier soir), pétole pendant un bon moment ; donc … au moteur.
J’ai quand même fini par trouver un peu de vent et me voilà parti pour l’île d’Ouessant. Notre ami Tournesol (cf Tintin – Le Trésor de Rackham le Rouge) le dit souvent : « Toujours plus à l’ouest » ; et là, je suis sur l’île la plus à l’ouest de l’Europe !!
mickless a donc franchi le grand bras de mer qui sépare les îles du continent ; on est passés près du phare des Pierres Noires,
et pendant la traversée, je me suis essayé à la pêche à la traîne, et j’ai pêché : RIEN !!!
(bon, c’était la première fois)
Ensuite, je suis passé devant le phare de la Jument
photo-montage :
par TRÈS MAUVAIS TEMPS / et aujourd’hui !!
mickless est alors arrivé dans l’anse de Lampaul. Très joli village, avec l’église en son centre qui est dédiée à saint Pol-Aurélien (mais ne peut plus se visiter : la toiture est trop abîmée). Dans le village on trouve des p’tits commerces (épiceries, boulangerie, bars, restaurants, ..) ; demain, j’y retourne pour faire un peu de ravitaillement.
le port de Lampaull’églisele villagela baie de Lampaul – cherchez mickless
« Qui voit Ouessant voit son sang », dit le proverbe. Pour mériter cette île, bout de terre le plus occidental de France, il faut traverser une mer souvent houleuse, mais le spectacle de ses rochers déchiquetés et battus par les flots se révèle inoubliable. (https://www.guidestchristophe.com/nos-sejours/lile-douessant.html).
Je suis au mouillage dans la baie de Lampaul depuis avant-hier et je profite de ce paysage ; de plus, le village a beaucoup de charme. Hier matin nous avons eu le passage de gros orages et de tonnerres puis en après-midi, le temps s’est levé.
J’ai donc profité de ces moments dans le bateau(sans pouvoir sortir !) pour continuer à travailler ; entre-autres, je bosse en ce moment à la mise en œuvre des panneaux solaires. Il me faut modifier les supports pour les adapter à mickless (d’habitude on les bloque sur les tubes d’un portique ou de long des filières), mais là, je ne veut pas percer les lisses .. alors j’ingénie au max pour trouver des « solutions » qui ne dégraderont pas le bateau.
J’ai donc préparé les pièces principales et fait un premier « montage à blanc » … voir ce que ça donne :
pièce de supportau port (pour chercher du pain !)montage en courspré-positionnésympa !voilà ce que ça donnera, replié
Le reste d’aujourd’hui – vendredi, j’ai terminé les deux supports ; il ne me reste qu’à attendre la livraison d’une pièce principale manquante et je pourrais alors effectuer le câblage ; je serai plus autonome en énergie.
Hier – samedi matin, je constate que le frigo n’est plus vraiment « froid » ; je me dis : « je démarre le moteur et ça va charger un bon coup les batteries », je suis depuis deux jours au mouillage, ceci doit expliquer cela. Clic-clic … clic-clic … RIEN DU TOUT : batteries à plat ; et mer…e. Je n’ai pas de booster à bord (lourd, cher et encombrant), comment je vais faire ?? Mc Gyver a dû intervenir : j’ai donc branché « en provisoire » les deux panneaux solaires .. et ça a donné plus de 100W (8,3A env.) .. j’ai commencé à reprendre des couleurs ! ..et j’ai passé la journée à recaler régulièrement les panneaux pour qu’ils soient toujours bien orientés face au soleil.
magnifique lever de soleilbricolagepanneaux en matinéepanneaux début d’après-midipanneaux milieu d’après-midimagnifique coucher de soleil
Le soir – quand Gilles et Laurence (mes amis de La Rochelle) sont arrivés au mouillage, j’ai démarré le moteur … sans problèmes ; bon, ça a démarré mais je dois quand même avoir un souci dans mon électricité. Après le repas du soir, la rogne m’a pris : « je dois absolument trouver le problème, sinon ça va se reproduire sans prévenir, où le manque de moteur pourrait être vraiment critique ». J’ai donc commencé à couper tous les interrupteurs : toujours 1,1A de décharge permanente .. qu’est-ce que ça peut bien être ? .. il doit y avoir une « fuite électrique » (peut-être un fil à la masse ?) .. et me voilà – avec mon multi-testeur, en train de chercher partout.
J’ouvre les trappes de la cale et j’entends un ronronnement : tiens, y’a quelque chose qui tourne ! En continuant mes investigations : c’est la partie électronique du moteur qui reste sous tension et qui me consomme ces 1,1 Ampères ; quel CON : je coupe l’inter principal du moteur : 0,00A … gagné ! Au coucher du soleil, j’ai pu aller me coucher tranquille.
Aujourd’hui dimanche, balade à vélo dans l’île d’Ouessant avec mes amis. Les rochers que vous voyez sont les derniers à l’ouest de l’Europe continentale ; droit devant, les États-Unis à 7.700 kms !!!
Depuis une semaine j’étais resté au mouillage à Ouessant, attendant patiemment des vents « favorables » pour poursuivre mon voyage et rallier le continent. J’ai profité de ces jours au mouillage pour bosser un peu sur le bateau(pose du premier panneau solaire presque treminée) et aller me promener sur l’île (je vous conseille d’y venir un jour, elle est magnifique ; nota : pas de distributeur de billets ici !!).
Avec mes amis, le dimanche nous avons loué des vélos et bien roulé dans l’île. Le soir en rentrant, on constate qu’avec les vents forts mon bateau avait dérapé sur son ancre et se trouvait maintenant 80 mètres plus loin ; on a donc remonté l’ancre(au cœur des bourrasques) et pris un coffre qui venait de se libérer … j’ai mieux dormi !!
Puis, le lundi, nous avons fait une grosse balade (rando) sur la partie sud-ouest de l’île.
St Tropez ?St Tropez ?le Phare de la Jumentle mouillage à Ouessant
Ce matin (mercredi), nous sommes donc partis ensemble de Ouessant et avons rallier (chacun de son côté) l’Aber Wrac’h.
(ici, le phare de Nividic – sortie de la baie de Ouessant).
Je suis passé à mon point le plus à l’ouest :
Et donc, … je vous disait : « ils sont passés me voir » (quelques minutes de pur bonheur). Une quinzaine de dauphins – venus de nulle part et qui m’ont accompagné pendant une dizaine de minutes :
.. et après 9 heures de navigations (pour ma part !) on est arrivés au port de l’Aber Wrac’h.
Contrairement à la phrase « je suis en mer », il conviendrait ce soir (samedi) que j’écrive « Je suis en terre » ! Hé oui, sur la rivière « le Jaudy » juste au niveau de la Roche Jaune .. si vous ne suivez pas, .. c’est normal ! Sinon, cherchez Trèguiez.
Hier, j’ai fait une bonne navigation : 55 NM (environ 102 kms) ; je suis arrivé au mouillage vers 21h30 et suis allé mangé chez mes amis qui m’attendaient.
Je ne vous remettrez pas ici des films de dauphins, on en voit à la pelle en Manche ; ils arrivent de nulle part, nous accompagnent un moment et nous quittent « quand-ils-en-ont-envie » !!
Ce matin, nous avons (Gilles & Laurence et moi-même) quitté le mouillage de Trébeurden ; Ce fut une après-midi pas marrante : vent arrière avec une mer formée.
Aujourd’hui (dimanche), on va rester au mouillage sur le Jaudy (rivière qui passe à Treguier) : il fait une bonne petite pluie Bretonne … et en mer, c’est pas le top !
ma position (cliquez sur l’icône ci-contre)
Alors pour la journée, ce sera repos-bricolage-sieste-bouquin (dans le désordre le plus rigoureux) !
Hier – du mouillage de l’Aber Wrac’h au mouillage à Treguier puis aujourd’hui pour arriver jusqu’à Saint-Quay-Portrieux .. ça a été laborieux ; je disais hier soir à mes amis Laurence et Gilles « que je préfère trois jours à naviguer au près, que deux heures vent arrière » !! En effet, la mer était formée (houle pas sympathique) et vent faible : on n’a pas arrêté de se faire secouer, et le matériel a souffert ; j’ai fini par attacher les bômes afin d’éviter les a-coups dans les voiles et les mâts.
mouillage Treguier au petit matinpain à cuire .. le TOP
Déjà, ce matin, au sortir du chenal qui amène à la mer .. impossible de dérouler le génois(hier aprèm, j’ai eu énormément de mal à le rouler), c’est pas la première fois qu’il m’embête ; donc j’ai fait la nav d’aujourd’hui sous foc autovireur ! .. et demain, j’ai encore du boulot pour réparer.
La dessus, l’histoire n’est pas finie !! Au moment de hisser la voile d’artimon, la drisse(que j’avais préparée pour hisser) s’est détendue (avec le vent) et s’est prise dans le feu de pont de l’artimon : 5 minutes pour la décoincer !!
Pendant la navigation, j’ai eu de nouveau la visite de dauphins « différents » de ceux d’hier (je vous épargne de nouvelles vidéos) ; ils étaient plus foncés (gris foncé), plus gros que ceux d’hier et aussi plus nombreux – avec beaucoup de jeunes.
Depuis que je navigue dans la Manche, j’ai vu de très nombreux Fous de Bassan (vous serez d’accord avec moi, on n’est pas obligé d’aller dans la Manche pour voir des fous !!!) ; après recherche, la Manche héberge de nombreuses colonies de Fous de Bassan.
Dans la journée, j’ai approché de nombreux phares – tous aussi beaux les uns que les autres, et mes miles nautiques s’additionnent.
Arrivé devant le port de St-Quay (je raccourcis son nom !!) je voulais me mettre ou mouillage à l’extérieur (« à l’abri de la digue Sud » – qu’ils disent dans le Bloc Marine !!) .. un mouillage pourri par vent de Nord .. trop secoué par la houle – avec la mer qui s’est faite souffler depuis plusieurs jours.
Donc, ce soir : au ponton du port pour une ou deux nuits tranquilles !
Non, je ne suis pas dans une banque, je suis « au coffre » : terme marin pour expliquer que je n’ai pas mouillé l’ancre mais je me suis accroché à une grosse bouée – ancrée au fond de la baie, qui est là pour que les bateaux de passage puisse s’arrêter (et ne pas mouiller l’ancre qui pourrait abîmer les fonds en raclant).
Lundi, je suis parti de Saint-Quay-Portrieux (trop tard) et fait une nav pas marrante : le vent était de Nord-Nord Ouest (donc pas favorable – je n’ai pas assez étudié la météo !) .. en essayant de tirer des bords mais la marée montante me ramenait vers la côte.
Pour essayer de ne pas arriver trop tard (voire à la nuit) dans la baie où étaient Gilles et Laurence, j’ai fait une longue route au moteur.
(regardez bien … tout au fond de l’image au centre, il y a le mouillage de St Cast !)
Hier – mardi, j’ai fait des travaux au bateau(pour changer !!) : dimanche, j’avais eu de gros problème pour rouler le génois et j’avais dû forcer ; résultat : génois coincé. Je suis d’abord monté au mât – pour voir si la drisse ne s’était pas enroulée autour de l’étai : bin non ; mais j’ai constaté que la poupée de l’enrouleur était bien loin d’en haut. J’ai donc changé la manille d’en bas pour « remonter » le génois » et suis retourné en tête de mât pour mettre un bon coup de teflon (graisse sèche pour roulements à bille) .. ça à l’air de bien fonctionner (je verrai les jours prochains).
travaux en tête de mâtqu’il paraît petit .. vu d’en haut
Le vent étant monté (et les vagues commençant à bien se former), je suis allé chercher Gilles sur son bateau(ils sont juste à côté) et il m’a aidé à rouler la voile bien correctement.
L’après-midi, j’ai posé (fixé solidement) le deuxième panneau solaire : super-génial … j’ai presque 8 ampères par grand soleil ; ça me permettra de couvrir les consommations du frigo ET du pilote automatique .. c’est chouette ! Les fils sont branchés pour l’instant « en provisoire » (j’attends une belle journée pour continuer).
Ce matin, Gilles et Laurence sont partis pour Saint-Malo – où ils vont laisser leur bateau une quinzaine de jours ; on a aujourd’hui un temps Breton : gris plombé, mer grise, de temps en temps petit crachin .. mais ça devrait se lever dans la journée.
Je repartirai de St Cast – pour rallier Saint-Malo – samedi matin .. pour y retrouver mon frangin Eric qui vient passer deux jours sur le bateau.
Nous sommes vendredi 31 juillet ; je devais aller récupérer mon frère Eric à St Malo demain midi(samedi), et passer ensemble le week-end. Vers 17h, il m’appelle : « j’arrive à St Malo dans 1 heure 1/2 » !!
Ni une ni deux – le vent était fort mais favorable, je prépare mickless (rangement de tout à l’intérieur du bateau, calculs marées, météo, préparation des voiles, drisses et écoutes, etc ..), et on quitte le mouillage – non sans difficultés : les amarres s’étaient emberlificotées dans les bouées.
Après 11 miles de navigation intense (j’ai explosé mes précédents records de vitesse !), nous nous sommes retrouvés sur le ponton D du port de plaisance des Sablons.