J'irai parler aux étoiles

Un rond dans l’eau

Un de mes frères – Eric, est venu à Saint Malo pour le week-end ; dans ses attentes (au bateau) il souhaitait sortir en mer avec mickless pour : a) voir mon bateau à l’œuvre et b) après avoir été très malade à bord d’une petite embarcation (lors de vacances à l’étranger), il voulait « re-tester » sa tenue à la mer.

Après une bonne balade dans la ville de St Malo le samedi matin,

.. nous préparons la sortie pour l’après -midi.

Après le briefing sécurité, nous voilà dans le chenal de sortie du port ; Eric s’est armé d’un bon comprimé (spécifique pour le mal de mer) ; il est à la barre en permanence – ce qui me permet de m’occuper « plus tranquillement » du bateau en mer – hisser les voiles, ranger le pont (lover les amarres, remonter les pare-battages, etc ..).
Le vent est soutenu et, sortis du chenal (que l’on a fait presque vent debout) on incline sur tribord et voilà mickless qui commence à galoper ; Eric est aux anges.

Après un long bord bâbord amure (je choisis de ne pas trop m’éloigner en mer) et, après un virement de bord (manœuvre à revoir !) nous voilà tribord amure. Tout va bien à bord .. photos et films tous les deux.

Mais … (et c’est là « qu’il-aurait-fallu .. ») le comprimé a un effet d’environ 4 heures ; Eric commence à sentir le mal au cœur arriver .. il est trop tard !

(les poissons ont dû se régaler !)

Retour au port – pour ma part « en solitaire » (Eric étant « indisponible ») – mais vent arrière/grand largue .. ce qui n’arrange pas son mal de mer ! Fin du chenal j’affale tout et je continue au moteur.

Arrivés trop tôt pour passer le seuil d’entrée du port, il me faut « aller balader » dans la Rance puis l’avant port pour-passer-le-temps.

18h15 entrée ; je le réveille pour m’aider à l’amarrage au ponton (à une nouvelle place désignée par le port).

.. il aura eu une journée « mémorable » !

Le Petit Poucet

Charles Perrault – quand il a écrit ce conte, à du se tromper de lieu en plaçant les personnage dans une forêt ; je pense que l’histoire à du se dérouler en Bretagne-Nord.

Rappel des faits : pendant la famine, le Petit Poucet (il est le dernier-né) et ses 6 frères sont abandonnés par leurs parents (qui ne peuvent plus les nourrir). Mais comme il est très malin, il décide de mettre dans ses poches des petits cailloux qu’il sèmera pour retrouver le domicile de la famille.

Et c’est là que j’interviens pour re-situer l’histoire au bon endroit.

L’ogre – qui avait capturé les sept garçons – ayant constaté qu’ils s’étaient enfuis de sa hutte (où il voulait les dévorer le lendemain) décide de leur courir après. Enragé, il chausse ses bottes de sept lieues et longe la côte (de la Bretagne-Nord) à la recherche des enfants. Il y découvre plein de cailloux au bord de la grève (semés par le Petit Poucet) et – avec sa gigantesque massue les explose les uns après les autres ; les éclats volent de partout et, de rage il les jette dans la mer et les éparpille.

Et c’est pourquoi – aujourd’hui, la Bretagne-Nord est si mal pavée, couverte de rochers à fleur d’eau, disséminés ici et là, au gré de la colère de l’ogre qui .. n’ayant pu les retrouver, est reparti penaud dans sa hutte au fond des bois.

La prochaine fois que vous viendrez en Bretagne-Nord, observez-bien la mer – proche du rivage !

Et quand vous vous promènerez du côté de la forêt sombre de Brocéliande, écoutez-le respirer, mais ne vous approchez jamais de sa hutte .. il pourrait vous dévorer !

Cancale

Aujourd’hui (lundi 03 août), peite journée : je suis parti début d’après-midi de St Malo pour rejoindre Cancale.

En route, j’ai croisé le « Renard » – la réplique d’un cotre corsaire (le dernier bateau de Surcouf) construit en 1991 à St Malo.

Aujourd’hui encore : « pétole » – je me suis traîné à la voile .. jusqu’à ce que la rogne me prenne et que je rallume le moteur !

Bien arrivé au coffre avec – à l’horizon, une silhouette bien connue :

Cancale (bis)

Ce matin (étant au coffre), je me suis fait déposer par la navette marine gratuite à la plage de Picain. Là – le prochain bus étant 3 heures après, je me suis décidé a aller en ville à pied (3/4 heures de marche m’avait-on dit) ; j’ai fait du stop et un jeune gars m’a amené à l’entrée de Cancale.

ci-dessus, cherchez bien au fond de l’image : il y a le Mont St Michel

Balade le long du port ; je me suis même laissé tenter par 6 huitres de Cancale .. des huitres plates.

nota : en période estivale, les huitres sont à 2€ les petites et 3€ les grandes … pièce !

Quelques courses de « frais » au petit magasin du centre, puis j’ai pris le bus qui m’a emmené directement à « Port-Mer » où la navette marine m’a ramené à bord.

Demain, pour partir, il me faudra d’abord démêler ce sac de nœuds !!

Bretagne vs France

Que les plaisanciers de Vendée et de Bretagne soient satisfaits de leurs espaces de navigations : il y a toujours à proximité de toutes ces côtes, des abris .. des mouillages ou des ports aux tarifs « abordables ».

Je viens de passer l’après-midi à organiser la suite de mon voyage : les îles Anglo-Normandes ne me verront pas ! Les tarifs des ports sont exorbitants (et d’ailleurs, c’est pareil pour Southampton) ; il en est de même pour les éventuels mouillages (gratuits) .. y’en a pas .. et il est fort probable que la côte Sud Angleterre ne me voie pas.

De plus, la côte Normande (de Granville à .. beaucoup plus loin !) n’offre pas non plus d’endroits où passer un jour ou deux dans un endroit abrité .. une crique ou une plage, à l’abri des vents ou des vagues ; je vais voir en avançant comment m’organiser (pour l’instant, j’exclue les navigations de nuit « seul » le long des côtes).

Il y aura – bien-sûr, Cherbourg (où j’ai vécu une dizaine d’années) ; port « cher » mais escale obligatoire !

Cancale (ter)

Depuis deux jours que je suis au coffre, dans la baie de Picain (Port-Mer de Cancale), ..

.. j’ai pu (un peu) avancer les travaux intérieurs ; par exemple le circuit d’échappement du chauffage, obstrué par du charbon (résidus d’une combustion imparfaite) ; il m’a fallu la matinée pour démonter et curer les tuyaux :

(voir aussi l’article du 09 juillet)

.. et il faudra – à l’occasion d’une prochaine escale, que je trouve un bout de tuyau correspondant (galères en perspective) ! ..

.. puis, dans l’aprèm, il m’a fallu un bon moment pour démêler les amarres ; ce sera plus facile pour partir demain matin.

Dans la manche !

Non. Je ne suis pas un joueur de poker invétéré qui aurait caché un Joker dans sa manche !! Je suis « dans la Manche ».
(résultat IA de Google : La Manche est un département français de la région Normandie, tandis que le Cotentin est une presqu’île qui forme la partie nord de ce même département).

Parti ce matin de Cancale – en Bretagne-Nord (pour une petite navigation) ..

.. j’ai franchi la « frontière » qui sépare les deux entités et suis arrivé « à l’heure » à Granville. Pourquoi « à l’heure » : parce que, dans ce port (comme dans d’autres d’ailleurs), il y a un seuil à passer (ici, une porte abattante) qui conserve l’eau dans le bassin des plaisanciers. Et cette porte n’autorise les passages qu’à certaines heures – en fonction des marées ; il ne faut pas rater les heures d’ouvertures ou sinon on va coucher dehors !! (au mouillage).

Le temps de ranger le pont du bateau, je suis allé faire une longue marche en ville : d’abord le Roc (et son mémorial aux soldats de la Libération) puis la Haute Ville, pour redescendre près du port et flâner quelques minutes. (ça fait du bien de marcher !)

Quelque part ..

Ce soir, je suis au mouillage en face de Saint-Germain-sur-Ay – à 2,7 kms de la côte – au milieu de nulle part (et pourtant au centre du monde !!) ; le vent est encore fort, ça devrait se calmer dans la nuit.

Ce midi, la porte abattante s’ouvrait à partir de 12h08 et j’ai du attendre qu’il y ait assez d’eau pour passer (pour mickless, il faut 2 mètres minimum).

Ensuite, ça a été la lente remontée du Cotentin – en direction de Barneville-Carteret ; le vent a très peu soufflé dans l’après-midi … et de face pour moi : donc, tout au moteur !

A la sortie du port, je suis passé au beau milieu d’un banc de méduses .. beurk !

A midi, « petite entrée » avec de la tapenade noire – préparée hier ..

.. et ce soir la nature m’a encore offert un de ses plus beaux tableaux.

Remorqué par la SNSM

Ce matin, je me suis fait remorquer par un navire de la SNSM.

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est une association française, reconnue d’utilité publique […] Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer, autour des côtes françaises, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer.

Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d’outre-mer et agissent sous l’autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.

Source : Wikipedia – (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_nationale_de_sauvetage_en_mer

Pascal qui surveille la traction

Tout ceci était pour eux .. un entrainement !

MERCI à toutes les équipes de la SNSM

Nuit câline ?

« Nuits de Chine, nuits câlines .. » – chanson de Bambou et Marc Lavoine sortie en 2007.
Hé bin non : la nuit dernière (entre dimanche et lundi) j’ai très mal dormi (une des pires nuits à bord) : j’étais au mouillage au large de St Germain sur Ay et – entre le vent fort (et donc les vagues qui se forment par le vent) mélangé aux courants de marée – le bateau a dansé toute la nuit.

De plus, j’ai du me relever vers 02 heures pour raccrocher la « main de fer » (sorte de crochet très costaud qui sert à maintenir la chaîne de mouillage et soulager le guindeau) qui s’était décroché.
Bon, enfin … j’ai mal dormi mais dormi quand même.

Aujourd’hui, nous avons fait une bonne navigation avec Laurent – le Patron de l’embarcation de la SNSM que j’ai rencontré hier (lors de l’exercice de remorquage) entre le mouillage et Barneville-Carteret.

.. puis – le vent tournant au Nord (donc défavorable), ce fut une suite d’après-midi au moteur et la rentrée dans le chenal de Barneville-Carteret (50 – Manche)

Ce soir, au port, pas-un-poil-de-vent avec un silence parfait … un bonne nuit tranquille en perspective (et non pas une nuit Caline ni une nuit de Chine !!).

Un peu de technique ..

.. pour ceux qui le souhaitent !

On m’a demandé : « c’est QUOI un seuil » ?

Voici une réponse visuelle qui permettra à chacun de s’en faire une idée plus précise.

Pour les ports qui n’ont pas la possibilité de s’offrir un port en eaux permanente (y compris aux grandes marrées – gros coefficients), la solution du seuil (ou des « portes ») reste simple et fiable ; c’est plus contraignant pour les plaisanciers (de ma catégorie !) qui doivent se remettre aux maths pour éviter de se planter !

Donc, pour que le port reste « en eau » et que les bateaux restent « à flot » (et ne se retrouvent pas « posés » par terre pendant les marées basses), …

.. la solution du seuil (ou portes) est le plus efficace : la mer est montée il y a plusieurs heures, le bassin a été renouvelé d’eau de mer « fraîche » puis la marée redescend.

Le bassin va rester « en eau » jusqu’à la prochaine remontée de la mer (prochaine marée haute).

Calculs pour l’entrée au port de Diélette, demain soir :

  • Marée basse à 14h56 – marée haute à 20h37
  • la cote donnée – pour ce seuil, est + 3,50 (au zéro des cartes hydrographiques)
  • mon bateau a un tirant d’eau (sa quille) de 1,80m (+ 0,20m de sécurité) = 2,00m
  • (dès fois on vous rajoute un petit souci de dragage du seuil + 1,10m .. comme ici !)
  • Total : 3,50 + 2,00 + 1,10 = il faudra qu’il y ait 6,60m d’eau minimum (au zéro des cartes)

Donc, avec le logiciel Marée.Info (voir ci-dessous) je sais que je pourrai rentrer entre 18h13 et 23h19.

(j’espère que je ne me suis pas planté dans mes calculs !! Sinon, il reste les gars « sur place » qui vous guident et vous conseillent toujours avec amabilité).

extrait (copie d’écran) du site Marée Info : https://maree.info/

.. et voilà ce que ça donne le lendemain, à marée encore en train de monter : 5,40m au seuil.

Silence radio

Et voui : pendant quelques jours, je n’ai pas fait d’article(s) .. la vie à bord se déroule tranquillement. Chaque jour, je regarde les prévisions météo des jours suivants en attendant une bonne fenêtre pour m’engager dans le Raz Blanchard.

Je ne me lasse pas des couleurs sublimes des petits matins :

J’en profite pour effectuer de nombreux petits travaux à bord (photos ci-dessous, dans l’ordre) : fin de raccordement du second panneau solaire, réparation du portillon tribord (la serrure entre-autre), modification de la poulie du davier d’ancre, etc ..

J’en ai même profité pour faire un saut à terre – et aller me dégourdir les jambes (Panorama du port de Diélette).

Je suis passé !

Dimanche 16 août 2026

Le raz Blanchard (en anglais : Alderney Race) désigne le passage où sévit l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe, situé entre le cap de la Hague (à la pointe nord-ouest de la presqu’île du Cotentin) et l’île anglo-normande d’Aurigny, à l’entrée nord du passage de la Déroute […]. La vitesse du courant peut avoisiner 12 nœuds (22 km/h) lors des grandes marées d’équinoxe.

(source : Wikipedia)

Depuis que j’étais au mouillage devant le port de Diélette, je regardais plusieurs fois par jours les météos (vents, courants, etc ..) dans l’attente d’une bonne fenêtre (pour moi) afin de passer le Raz ; et cette fenêtre s’est ouverte aujourd’hui.

Tôt ce matin ..

.. j’ai levé l’ancre et suis parti au moteur : le vent était trop faible et surtout trop changeant pour me risquer à devoir affaler en plein dans le Raz ! Depuis plusieurs jours, j’avais fait et refait les calculs qui m’ont amené à être à l’entrée Sud du Raz juste pendant la fin de l’étale ; j’avançais à vitesse moyenne, le courant à commencer à monter .. me poussant comme un fétu de paille.

J’ai donc passé le Nez de Jobourg (avec un appel du CROSS pour vérification de quelques points) ..

.. puis, en déboulant après le phare de Goury ..

le courant rencontrant la mer, les vagues se sont creusées (le vent étant dans le même sens que le courant .. ça allait) !

Ensuite, ce fut la longue descente de la pointe de la Hague ; je suis passé devant le Port Racine ..

Port Racine est un port de pêche situé au lieu-dit Le Pont des Vaux, au cœur de l’anse Saint-Martin, sur la côte nord de la Hague dans le département de la Manche, en Normandie. Il est constitué de deux jetées de pierres sèches de granit formant un quadrilatère d’une superficie d’environ 8 ares ; il est réputé pour être l’un des plus petits ports de France.

(source : Wikipedia)

.. pour rentrer dans la Grande Rade, puis la Petite Rade de Cherbourg.

Cela a été pour moi de grosses bouffées de souvenirs, ayant vécu là pendant 11 ans (de mes 09 à mes 19 ans) .. et ayant beaucoup navigué dans ces eaux (voir mes tous premiers articles !).

La Gare Transatlantique de Cherbourg

La gare transatlantique de Cherbourg (ou gare de Cherbourg-Maritime) est à la fois un ancien terminal maritime de passagers et une ancienne gare ferroviaire, en service entre les années 1930 et 1960.

(source : Wikipedia)

Résumé du passage du Raz Blanchard (en 4 minutes) :

Séquence « nostalgie »

Bienvenue à Cherbourg :

Je vous passe le moment « nostalgie » de mes visites de la ville de Cherbourg ; y ayant vécu (de 1968 à 1979), j’ai retrouvé une ville qui (comme beaucoup) a énormément changé et (en même temps) est restée la même : les bâtiments « publics » sont toujours là (mes écoles entre-autres) mais les magasins, bars et restaurants de ma mémoire ont tous disparus .. c’est normal !

J’ai aussi pris des bus pour retourner voir la maison de campagne que nos parents avaient acheté à Biville :

La semaine a été courte ; entre les balades / visites et les p’tits travaux !!

Aller-Retour !

J’ai donc quitté Cherbourg ce matin – dimanche 23 aout, avec l’intention de me mettre à l’abri à l’anse du Brick (à 8 NM) pour laisser passer deux jours de mauvais temps, et je pensais en repartir mercredi – pour continuer sur Saint-Vaast-la-Hougue ; il y avait 15 à 25 nds de vent au mouillage (avec dégradation les jours prochains), les vagues se levaient et l’ancre avait dérapé une fois (j’ai du refaire le mouillage) … je commençais à pas être tranquille.

Donc j’ai préféré assurer et revenir à Cherbourg .. vent arrière à 6 nds sous génois seul avec le courant dans le dos .. c’était dingue avec les vagues ! Même ici ce soir – au port de Cherbourg, ça souffle : les pavillons sont à l’horizontale !
Ça va me faire encore 2 nuits de port, mais je préfère être à l’abri plutôt que de me faire secouer entre les rochers là-bas, avec le risque de voir l’ancre déraper de nouveau.

le Phare de Gatteville

Après la journée de dimanche (où j’ai fait un aller-retour depuis Cherbourg jusqu’à l’Anse du Brick – pensant me mettre à l’abri), je suis donc resté au port jusqu’à ce matin – mercredi 26 août.

Je suis parti vers 09h30, (ici le Fort Central de la Grande Rade de Cherbourg) ..

.. et, après avoir contourné le Phare de Gatteville, ça a été la descente vers Saint-Vaast-la-Hougue pour me mettre au mouillage.

Le Phare de Gatteville c’est « le phare d’une année ».

Vous ne comprenez pas ? .. c’est normal .. je m’explique (de mémoire) :

365 marches, 52 fenêtres et 12 paliers !!

Résumé de ces deux jours :

Vite .. à l’abri

Depuis l’article d’hier fin d’après-midi, .. je me suis vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue.

Je m’étais mis au mouillage, en me disant : « il va faire mauvais temps mais ça va passer ».

Mais, après la mise à jour de la météo ça se dégradait à grande vitesse et j’allais me choper de gros vents, une grosse mer et de la pluie .. ça commençaient à se creuser et le bout-dehors du bateau commençait à se rapprocher des vagues à chaque fois que le nez plongeait !

Donc j’ai relevé le mouillage aussi vite que j’ai pu et je suis vite rentré au port (avant que les portes ne se referment) ; maintenant il y a beaucoup de vent et de pluie mais je m’en fous, je suis bien amarré !

sur cette image, quand on voit le rouge foncé – voire du très foncé, .. c’est pas bon signe !

Les deux jours derniers

vendredi 28 août 2026

Mercredi soir, je m’étais vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue, pour laisser passer deux nuits de mauvais temps ..

.. et jeudi matin, la première vague était passée !

Au petit matin, le temps était « beau » ..

.. dans l’attente de la deuxième vague de pluies et vents (pour la nuit) :

Bon. Les orages sont passés et ce matin (vendredi), j’ai pu reprendre la mer et quitter le port de Saint-Vaast-la-Hougue pour rallier le port de Grandcamp-Maisy.

On dit que « le silence est d’Or » ; mais de quelle couleur est la mer ? Beaucoup vous répondront « bleue » !!

Hé bin moi, je vous dit que : « elle est d’Argent » :

La commune de Grancamp-Maisy est située dans le département du Calvados – en région de Normandie – entre les plages d’Utah Beach et Omaha Beach ; elle fait partie des plages du débarquement d’Omaha Beach.

Cette commune est proche de la pointe du Hoc, et a une histoire fortement marquée par le débarquement de 1944 ; lors de la bataille de Normandie, elle est libérée par les Alliés dans la journée du 9 juin 1944, après de durs combats.

(source : Wikipédia)

Ici, un mémorial aux pilotes Anglais et Français morts au combat, en bombardant l’ennemi installé sur le sol National.

A partir de demain, le temps va de nouveau se dégrader pour deux jours, et il vaut mieux être au port !

Devoir de mémoire

Samedi 29 aout 26

Hier, je m’étais mis au port de Grandcamp-Maisy pour laisser passer deux jours de mauvais temps, mais aussi pour profiter d’aller visiter des lieux chargés d’histoire : les plages du Débarquement allié du 06 juin 1944 – entre-autre UN cimetière Américain pas très loin d’ici (parmi de nombreux autres : américains, canadiens, britanniques, etc ..).

Ce matin samedi – sous un bon crachin bien normand !, j’ai donc pris le bus pour Colleville. En roulant (et, étant seul client à bord !) j’ai discuté avec le chauffeur qui m’a conseillé d’aller d’abord au musée d’Arromanches .. puis faire le cimetière au retour .. Ce que j’ai fait.

Le musée est très bien fait et j’ai passé deux heures « dans l’ambiance » du D-Day ..

.. cela a du être des heures et des jours horribles pour ces gars .. au vu des instants photographiés et moments filmés ce jour-là.

Emplis d’abnégation, ils se sont tous portés volontaires « pour défendre la Liberté dans le monde » dans un pays dont ils ignoraient l’existence .. qu’ils soient américains, anglais, australiens, néo-zélandais et africains du Sud, canadiens, polonais, belges, tchécoslovaques, néerlandais, norvégiens, danois, luxembourgeois, grecs ou français : ils ont quitté leur terre .. ont pris des bateaux-casernes pour traverser l’Atlantique .. sont restés des semaines cachés dans le Sud-Angleterre .. pour grimper sur d’énormes bateaux puis des barges et débarquer sur les plages de Normandie pendant un jour de mauvais temps .. pour enfin partir à l’assaut de l’envahisseur.

Ce fut un chaos .. un vrai carnage (beaucoup n’ont pas eu le temps de poser un pied sur le sol de France que la Vie leur était ôtée) .. et pourtant les alliés on vaincu par le nombre.

Une vague d’émotion m’a engloutie au vu de ces photos/vidéos et témoignages audio des « rescapés ».

Une batterie de canon de Longues-sur-Mer

(l’industrie cinématographique nous a – depuis – brossé un portrait un peu « édulcoré » de ce que ces « Guys » ont vraiment vécu)

Ce qu’il reste aujourd’hui du port temporaire d’Arromanches créé par les alliés.

Un sandwich avalé, j’ai repris le bus ; le temps s’étant « un peu calmé », j’ai profité des éclaircies pour visiter l’immense cimetière Américain de Colleville.

Là, la gorge serrée par tout ce que j’avais en tête du matin, j’ai été submergé par des bouffées de pleurs que j’ai du laisser éclater ; comment ne pas être touché par ces alignements de 9.387 croix de marbre blanc ; au pied de chacune gît un soldat mort pour que nous soyons LIBRES aujourd’hui.

(à ce nombre effarant s’ajoute les 1.557 disparus)

  • Infos. Entre le 06 juin et fin août 1944, sur les plages du Débarquement :
  • les alliés ont débarqué plus de 2 millions de soldats,
  • sont morts au combat : environ 40.000 soldats alliés (en plus des 172.000 blessés/disparus), et 80.000 soldats allemands,
  • sont morts de manière collatérale : environ 20.000 civils.

Goûtons aujourd’hui le bonheur de vivre dans un pays en paix – dans un Monde qui, après ce chaos, a pu se reconstruire .. mais qui est de nouveau secoué par des tensions ; gardons la volonté farouche de préserver LA PAIX pour nous-même (égoïstement) mais surtout pour nos enfants ; cette Paix n’a pas de prix.

Nota : je n’ai pas fait le cimetière Allemand (il n’y avait pas de bus pour y aller) ; et pourtant, eux aussi méritent notre respect : dans leur grande majorité c’étaient souvent des pauvres gars qui avaient des ordres et qui sont morts « eux aussi ».

N’oublions jamais.

Petit résumé de la journée :

Pluies et vents

Toujours au port de Grandcamp-Maisy (Calvados).

Vent max. hier aprèm dans le bassin (que m’a montré le voisin lors de l’apéro d’hier soir soir !) : 46 nœuds (soit 85,19 km/h) .. c’est beaucoup !

Journée morose : pluies et vents en alternance ; la mer (à l’extérieur) n’est pas encore « praticable », alors je reste au chaud. Ce matin bricolage, et cette après-midi : informatique (modifs de mon blog).

Fin de matinée, je suis allé au marché couvert et me suis pris quelques huitres (5,50 € la douzaine !) ; elles étaient chiffrées « 2 » (dont certaines étaient de taille « 1 » !!) :