J'irai parler aux étoiles

Aujourd’hui

Aujourd’hui – disais-je, départ de l’archipel des Glénan pour rallier Audierne ; peine perdue, le vent continue de souffler du Nord/Nord-Ouest et de plus, une grosse houle s’est levée.

J’ai eu beau essayer de tirer des bords, la pluie qui est arrivée, le vent tournant, le temps passant et la fatigue arrivant, j’ai donc choisi de me dérouter sur Le Guilvinec.

photo-montage

Ce petit port, principalement connu pour être un grand port de pêche de la Bretagne, mérite que l’on s’y arrête ; j’ai été superbement accueilli par Fakhr (prénom kabyle, prononcer « facre ») avec qui (après ma sieste !) j’ai fait les démarches d’arrivée. L’été prochain (été 2027) le port sera doté de nouveaux emplacements – tous neufs – pour les plaisanciers. .

Des bords carrés

Tout le monde sait qu’un carré a des « z’angles carrés » … à 90° ; ceci étant dit, nous allons transposer ceci dans cette expression bien connue des plaisanciers naviguant à la voile : « tirer des bords carrés » !

nota : si besoin, voir l’image en bas de cet article

Posons d’abord les bases de notre démonstration : le vent souffle à la surface de la terre et de la mer ; ce vent est instable et de direction(s) changeante(s) !
Depuis que l’être humain s’est aventuré sur les flots, il n’a eu de cesse de perfectionner sa mâture et ses voiles pour essayer d’aller là où Éole ne veut pas que l’on aille ! Un navire à voile(s) ne peut pas remonter le lit du vent (à la voile, bien-sûr .. pas au moteur !) ; au mieux il s’accommode d’un angle plus ou moins grand pour essayer de remonter au vent.
Ne pouvant pas espérer des caps fantastiques, les navires anciens devaient chercher les meilleures conditions de vent, chercher les meilleures routes ou le meilleur moment pour aller d’un endroit à un autre (ex. les pêcheurs vers Terre-Neuve, partant de Bretagne) ; aujourd’hui, les concurrents des grandes courses au large ont des bateaux dont l’ensemble coque(s)/mât/voiles a été optimisé pour s’affranchir (en grande partie) de cette contrainte.

Nous, les plaisanciers de tous poils avons des bateaux qui remontent au vent à 45° environ (coque propre, bateau le plus « léger » possible, masses bien réparties, voiles parfaitement réglées, etc …) ; mickless – lui, remonte plus mal … de l’ordre de 50° ; et encore, à cette allure, la vitesse est ridiculement faible. J’ai beau le torturer dans tous les sens, sa meilleure allure est au-dessus de 55° (voire plus quand le vent est faible). C’est ce qui explique que – sur mes « traces » (on les retrouve sur Marine Traffic), les angles de navigations soient vraiment mauvais.

Par Tibboh — Travail personnel, CC BY-SA 4.0
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