J'irai parler aux étoiles

.. on est passés

Hier – samedi – la météo n’était vraiment pas bonne : sur la route entre Les Sables d’Olonne et La Rochelle, des vents annoncés de 19 à 23 nds avec des rafales à 35. D’après le BMS du matin : Avis de Grand Frais, force 5 à 6 allant jusqu’à 7, mer forte (ça devait « un peu » se calmer dans l’après-midi).
Celle des jours suivants allait être complètement plate : de dimanche à mercredi était prévu des mini-vents (0 à 10 nds) .. de quoi ramer pendant des heures, et j’avais pas envie de rester au port 4 jours.

Bon, le bateau est homologué « hauturier », mais le capitaine restait à tester avant homologation ; hé bin, il a été servi … le ‘pitaine !!
A la sortie des Sables, les creux étaient déjà formés (de l’ordre de 1 à 2 mètres) et il n’y avait que deux bateaux sur le plan d’eau : la vedette de la SNSM en opération d’entrainement .. et moi.
Pendant 5 heures environ, on a (mickless et moi) été mis à rude épreuve : les creux se sont .. creusés – atteignant (ce que j’ai estimé à ..) plus de 3 mètres et une onde d’environ 10 à 12 secondes .. très éprouvant : le pilote automatique étant « débordé », j’ai barré sans interruptions. (j’ai même eu une rafale à 31 noeuds, mais j’ai pas en le temps de la filmer !)
Mais bon : le bateau s’est parfaitement comporté, surfant dans les descentes en accélérant, jonglant avec les crêtes et se couchant doucement dans les curls (creux des vagues).

J’ai quand-même eu un petit pépin : la manille qui tient la bôme de la grand-voile s’est « dévissée » (j’ai retrouvé le soir le manillon sur le pont) et la bôme a commencé à battre d’un côté à l’autre ; j’ai dû sortir (avec la longe) pour la fixer « comme j’ai pu » : réparation de fortune.
Ce n’est qu’entre la Tranche sur Mer et le phare des Baleines que la mer à commencé à se calmer un peu et j’ai pu envoyer le foc et l’artimon ; avec 20 à 25 noeuds de vent je naviguais à 6,7 nds max .. me relâchant de la barre (le pilote automatique commençant à prendre le relais).

Conclusions :
1 – je n’aurais pas dû partir en mer – seul, avec des conditions aussi musclées ; plusieurs fois, c’est passé « limite », mais le bateau est resté vaillant et n’a pas bronché.
2 – Le capitaine a été très satisfait de cette journée éprouvante : si un jour on doit se retrouver dans des conditions similaires, .. pas d’soucis … ça passe !

Escale technique

A ceux qui se sont « inquiétés » de me voir sur l’AIS en direction de La Rochelle :
– tout va bien. Ce retour en arrière est « normal » ; je suis redescendu pour faire faire la première révision (des 50 heures), et j’en « profite » pour faire quelques achats qui vont me permettre de continuer les travaux de refit du bateau – par exemple, aujourd’hui j’ai vérifié toutes les goupilles de sécurité des haubans et surtout celle de la sous-barbe (qui était défectueuse !!),
– je vais reprendre la route dans très peu de temps et essayer de rattraper mes amis (qui continuent de monter l’arc Sud-Bretagne).

A marche forcée

Depuis trois jours, je monte (aussi vite que possible) l’arc Sud-Bretagne ; je souhaiterai être rapidement à Arzal pour faire refaire le réservoir central d’eau (avant juillet) ; il est souple et fait 120 litres, mais – comme il n’y a pas d’évent, je n’arrive jamais à le remplir entièrement.
Donc j’arrive le soir dans un port, une douche, un p’tit repas et j’en repart le lendemain … sans prendre le temps d’écrire !

Depuis que j’ai quitté le mouillage des Sablanceaux (île de Ré), une halte aux Sables d’Olonne, une autre à Port Joinville (île d’Yeu) et je suis passé au large de l’île de Noirmoutier (que j’avais déjà visitée) pour arriver hier soir (samedi) à Pornichet. Aujourd’hui dimanche, plus qu’une petite navigation et je devrais avoir quelques jours plus calmes à Arzal : le temps de fabrication du réservoir.

Jeudi et vendredi, deux belles journée de nav.

Port Joinville : à couple en cinquième place !!!

à couple
à couple !

Hier Samedi : deux heures de brouillard (après avoir quitté les Sables d’Olonne) puis arrêt en mer à midi pour retrouver un copain pêcheur de plaisance (et ses potes) : je me suis mis au mouillage (son bateau à couple) et on a mangé tous ensemble sur mon bateau.

nota important : hier, en quittant Port Joinville (île d’Yeu) .. panne d’AIS – c’est pour ça que mon point (sur Marine Traffic ou Vessel Finder) restait bloqué sur l’île d’Yeu ; hier soir, recherche de panne : c’est le câble de liaison entre différents équipement électroniques qui était mort !

Recherche de panne AIS

En terre.

Non ; je ne parle pas d’un illustre Gaulois que nous aurions enterré, mais de la position de mickless depuis hier soir : La Roche-Bernard !! (regardez sur une appli internet et vous serez surpris !).
Hier matin, j’ai donc remonté la Vilaine (j’aurais pas dit ça comme ça … mais bon !!) jusqu’au barrage d’Arzal. Là, on a attendu deux heures l’ouverture suivante des écluses et nous nous sommes tous entassés dans ce minuscule espace : ensuite j’ai remonté le cours du fleuve jusqu’à ma position actuelle et j’en repars demain matin.

Sur le ponton d’attente de l’écluse d’Arzal, j’ai fait la connaissance d’une famille (sur le voilier « la grande Jaja) qui rentrait sur La Roche-Bernard ; on a sympathisé et, dans la conversation, ils m’ont demandé si j’étais « seul ». A ma réponse « oui », ils m’ont proposé une aide pour les opérations d’amarrage puis largage dans l’écluse .. aide que j’ai accepté. Aurélie est donc montée à bord pour m’aider aux manœuvres.

En fait, l’an dernier – au Grand Pavois de La Rochelle (salon de renommée internationale), j’avais rencontré le dirigeant d’une société spécialisée dans « la transformation du plastique par formage, chaudronnerie et usinage ». Cette société est basée à Marzan (à quelques kilomètres d’ici) ; j’ai donc eu rendez-vous au bateau ce matin.

Je pensais que – dans la semaine, ils allaient me faire un nouveau réservoir d’eau central – en remplacement de celui existant (celui-ci est souple, sans évent ; dedans .. il y a maintenant plus d’air de d’eau ! .. et je perd beaucoup d’autonomie). Or, après étude sur place, il s’est avéré qu’il valait mieux laisser l’existant et ajouter un évent .. un nouveau boulot en perspective !!

Sauts de puce

Hé oui. Depuis que j’ai quitté La Rochelle, je ne fais que des sauts de puce pour remonter l’arc Sud-Bretagne : si on regarde bien une carte de France, on verra que cette côte est tournée globalement Nord/Nord-Ouest ; or, c’est exactement la route que je dois prendre pour continuer mon chemin !!
De plus, je crois bien qu’Éole est parti en vacances (aux îles Éoliennes ?!!) et c’est un intérimaire qui fait le boulot … sans avoir été formé à ce poste !!! : les vents tournent dans tous les sens, et on passe de pétole à grand vent.

J’ai quitté Hoëdic cette après-midi pour faire un saut de puce jusqu’à l’île de Houat – ce sera toujours ça de gagné pour continuer vers le Nord !

Ce matin, le vent était nul et ce soir, ce ne sont pas moins de 63 bateaux qui sont ici au mouillage – pour se mettre à l’abri de vents forts de ce soir !

63 bateaux au mouillage

Les jours derniers, bloqué à Hoëdic pour cause de manque de vent, mercredi j’en ai profité pour aller marcher dans l’île et j’en ai presque fait le tour (9,5 km) ; ça m’a fait du bien.

J’en profite aussi pour continuer de bricoler à bord (il reste tant à faire !) ; je continue d’œuvrer à la mise en œuvre des panneaux solaires ; il me faut trouver des stratagèmes pour que tout ça rentre sur le roof, sans gêner les manœuvres des voiles.

l’Orient ?

.. devrais-je plutôt écrire Lorient ; grand port du Sud-Bretagne.
Hier samedi, départ de Port Haliguen :

.. puis, après avoir contourné le Phare de la Teignouse dans une légère brume , ce fut la lente remontée vers Lorient ; le vent s’est levé et j’ai pu naviguer à bonne vitesse :

Aujourd’hui – dimanche – relâche à Lorient, où j’ai retrouvé un ami de La Rochelle, moniteur, qui encadre cette semaine un stage de voile de l’UCPA. Donc, mis à couple d’un bateau de l’Association et .. excusez du peu, dans le bassin à côté des Pen Duicks d’Eric TABARLY :

Cité de la voile et les Pen Duicks

Et ce matin (dimanche), j’ai bougé le bateau pour aller dans le bassin du Vieux Port (au Centre Ville) ; bof. Demain, je lève le camp !!

Petit à petit …

… mickless continue de remonter l’arc Sud-Bretagne, en essayant d’utiliser les rares jours où il y a du vent (enfin, si on peut appeler ça du vent !) ; avec les journées de canicule que la France vit en ce moment, le vent se fait « léger ». Heureusement, sur l’eau les températures – bien que très chaudes, se rafraîchissent un peu plus la nuit.

Lundi j’ai donc quitté le port du centre-ville de Lorient,

.. puis « navigué » jusqu’à proximité d’un petit port : Port Manec’h ; là, une journée de relâche – il n’y a pas eu de vent. Donc, petits travaux de bricolage du matin et repos une grosse partie de la journée !

Ce matin – mercredi, j’ai repris la mer car le vent « devait » un peu se lever !!! (nota : la météorologie reste une science très « prédictive » .. et chacun y va de sa prédiction plus ou moins juste !).

J’ai donc bataillé toute la journée, pour …

.. pour arriver en vue du port de Concarneau et là – la rogne m’a gagné, et j’ai remis le moteur pour les 5 derniers miles à faire.

Concarneau

J’avais des travaux à faire au bateau, qui nécessitaient d’être dans un port ; je me suis donc arrêté à Concarneau. Arrivé hier midi (mercredi), j’ai avancé mon boulot le soir « à la fraîche » (!) : j’ai affalé le génois pour voir pourquoi je n’arrivait plus à le dérouler et l’enrouler ; j’ai aussi appelé un ami pour me conseiller.

Ce matin, courses de bouffe (tôt) puis j’ai rempli de téflon les roulements à bille de la poupée de tête d’enrouleur du génois et j’ai tout remonté, ça a l’air de bien fonctionner … on verra demain en mer !

Cette après-midi, j’en ai profité pour aller me promener dans la Ville Close de Concarneau, que j’avais déjà vue en novembre 2014 (à l’occasion d’un stage de voile de remise à niveau).

Tous ces ports ..

.. tous ces lieux et toutes ces merveilles que je ne verrai pas !
Hé oui, je navigue en passant très souvent au large d’endroits qui ont tous une particularité, une beauté, un charme auquel je ne pourrai pas prêter attention : s’il me fallait m’arrêter dans chaque petit port typique, mon voyage pour les îles Åland (Finlande) durerait des dizaines d’années !
De plus, beaucoup de ports pratiquent des tarifs exagérés (au vu des prestations proposées) ; je ne citerai pas ici les ports concernés.
Donc, je fais de plus en plus de mouillage et ne rentre dans un port que pour : a) faire de l’eau et de l’électricité, b) faire des courses d’avitaillement et/ou c) des achats de matériels pour des travaux au bateau. La météo de ces derniers temps ne m’a pas facilité les navs : les jours de pétole se sont succédé à un rythme dingue (la canicule n’a rien arrangé !).

Mais bon, je ne vais pas me plaindre, j’avance .. lentement, mais j’avance !

A l’école de la Patience

Hé oui, à mon âge je retourne sur les bancs de « l’école de la Patience » : dans mon Projet de voyage vers les îles Åland – initié voici une quinzaine d’années, je me voyais naviguer des jours durant, alignant miles après miles, ports après ports pour arriver en peu de temps tout là-haut … dans la Mer Baltique.
Mais il n’en n’est rien.
Entre la météo (qui me joue des tours !) et les finances (procès toujours en cours), j’alterne ports de relâche pour faire les pleins (bouffe, eau et électricité, lessives) avec des mouillages (nombreux bricolages … avec un peu de farniente !).

au mouillage


Depuis hier aprèm (vendredi), je suis au mouillage dans l’archipel des Glénan ; j’ai profité des eaux claires de faible profondeur pour plonger et aller inspecter la quille – j’ai talonné (suite à un léger heurt avec le fond), ensuite plusieurs petits travaux au bateau.

eau transparente

En l’espace de quelques semaines, je suis passé de « Speedy Gonzalès » à « Franklin la tortue » : j’accepte « de prendre mon temps », vivre les jours tels qu’ils arrivent et profiter ainsi du temps qui passe.

lever de soleil

Je relève l’ancre demain matin, pour aller sur Audierne (si possible).

Aujourd’hui

Aujourd’hui – disais-je, départ de l’archipel des Glénan pour rallier Audierne ; peine perdue, le vent continue de souffler du Nord/Nord-Ouest et de plus, une grosse houle s’est levée.

J’ai eu beau essayer de tirer des bords, la pluie qui est arrivée, le vent tournant, le temps passant et la fatigue arrivant, j’ai donc choisi de me dérouter sur Le Guilvinec.

photo-montage

Ce petit port, principalement connu pour être un grand port de pêche de la Bretagne, mérite que l’on s’y arrête ; j’ai été superbement accueilli par Fakhr (prénom kabyle, prononcer « facre ») avec qui (après ma sieste !) j’ai fait les démarches d’arrivée. L’été prochain (été 2027) le port sera doté de nouveaux emplacements – tous neufs – pour les plaisanciers. .

Des bords carrés

Tout le monde sait qu’un carré a des « z’angles carrés » … à 90° ; ceci étant dit, nous allons transposer ceci dans cette expression bien connue des plaisanciers naviguant à la voile : « tirer des bords carrés » !

nota : si besoin, voir l’image en bas de cet article

Posons d’abord les bases de notre démonstration : le vent souffle à la surface de la terre et de la mer ; ce vent est instable et de direction(s) changeante(s) !
Depuis que l’être humain s’est aventuré sur les flots, il n’a eu de cesse de perfectionner sa mâture et ses voiles pour essayer d’aller là où Éole ne veut pas que l’on aille ! Un navire à voile(s) ne peut pas remonter le lit du vent (à la voile, bien-sûr .. pas au moteur !) ; au mieux il s’accommode d’un angle plus ou moins grand pour essayer de remonter au vent.
Ne pouvant pas espérer des caps fantastiques, les navires anciens devaient chercher les meilleures conditions de vent, chercher les meilleures routes ou le meilleur moment pour aller d’un endroit à un autre (ex. les pêcheurs vers Terre-Neuve, partant de Bretagne) ; aujourd’hui, les concurrents des grandes courses au large ont des bateaux dont l’ensemble coque(s)/mât/voiles a été optimisé pour s’affranchir (en grande partie) de cette contrainte.

Nous, les plaisanciers de tous poils avons des bateaux qui remontent au vent à 45° environ (coque propre, bateau le plus « léger » possible, masses bien réparties, voiles parfaitement réglées, etc …) ; mickless – lui, remonte plus mal … de l’ordre de 50° ; et encore, à cette allure, la vitesse est ridiculement faible. J’ai beau le torturer dans tous les sens, sa meilleure allure est au-dessus de 55° (voire plus quand le vent est faible). C’est ce qui explique que – sur mes « traces » (on les retrouve sur Marine Traffic), les angles de navigations soient vraiment mauvais.

Par Tibboh — Travail personnel, CC BY-SA 4.0
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Sous le menton

J’ai quitté ce matin mardi le pays Bigouden (Port du Guilvinec) et ce soir, mickless est arrivé sous le menton … de la Bretagne !! (regardez une carte) .. au mouillage dans la baie d’Audierne.
Je vais rester un jour ou deux ici pour attendre une bonne fenêtre météo, et les jours prochains je vais franchir le Raz de Sein (j’ai pas dit « au ras des seins » !!) puis entrer dans la Mer d’Iroise et la baie de Douarnenez.
Aujourd’hui, après avoir contourné la Pointe de Penmarc’h, ça a été un long bord d’un seul tenant, avec un vent bien soutenu (12 nds en moyenne) et une mer un peu formée ; vitesse de 5,5 à 6 nds.

la Pointe de Penmarc’h

Fin d’aprèm, on (mickless et moi) s’est pris un grain … du genre « grain » !! Je le voyais arriver rapidement ; le temps de sortir, commencer à affaler le génois et l’artimon, sortir le foc et prendre 2 ris dans la GV, je suis rentré dans le bateau trempé et 4 minutes après, … soleil !! .. grrrrr

le front froid arrive

nota : j’ai pas pris le temps de filmer « pendant le grain » .. trop occupé à sécuriser les voiles !

Ch’suis passé au ras ..

.. et voilà que je fais des fautes d’orthographe : je suis passé au Raz de Sein ! .. et donc, je suis rentré en Mer d’Iroise.

Journée sportive : pas moins de 5 changements de configurations de voiles. Bon d’accord, c’est un job « normal » quand on navigue mais là, les prévisions météo s’étaient (une fois de plus) un peu fourré le doigt dans l’œil : j’avais prévu – toujours en suivant les « prévisions météo », de rester sur Audierne en attendant de meilleures conditions de navigations.

Ce matin (mercredi) en voyant la majorité des autres bateaux quitter le mouillage, j’ai repris la météo .. 30 minutes après, je levais l’ancre moi-aussi, pour partir franchir le Raz de Sein ; bien m’en a pris.

Je suis ce soir à Douarnenez (ancien grand port sardinier).

La partie réservée aux plaisanciers de passage n’est pas située idéalement : juste à l’entrée du port et donc soumise aux vagues et houle de Nord-Ouest (c’est le cas aujourd’hui) .. ce qui fait que le ponton bouge beaucoup (j’ai presque l’impression d’être au mouillage !).

Bon .. je vais voir demain matin le temps qu’il fait et j’essayerai de croiser sur la presqu’île de Crozon.

Les aventures continuent !

« La vie est un long fleuve tranquille » (film de 1988) ; je pense que le réalisateur ne devait pas être un plaisancier ayant un bateau !!
Ce matin, je suis parti de Douarnenez tranquillement …

ponton visiteurs Douarnenez

… la météo prévoyait une matinée cool avec un vent qui devait se lever dans l’après-midi … ce qui fut vrai ; j’ai dû naviguer en tirant des bords pour sortir du fond de la baie !

Arrivé devant Crozon – ancien port sardinier et thonier (qui a donné son nom à la presqu’île), j’ai mouillé l’ancre à proximité d’autres voiliers ; le fond n’était vraiment pas profond et j’ai eu la flemme de retirer l’orin. Bien mal m’en a pris !!
Le vent était fort en cette fin de journée et le bateau ne tenait pas « bout au vent » ; pas grave, j’ai descendu l’ancre en me laissant dériver. Sauf que : le bateau dansant la Carmagnole, le bout de l’orin est venu se coincer dans l’hélice (moteur au ralenti, débrayé). L’ancre a quand même fini par se planter dans le sable mais le bateau se tenait en travers du vent (à cause de l’orin) ; ni une ni deux, j’ai enfilé ma combinaison, les palmes et le masque, et suis allé démêler l’orin (la mer est à 21,4°). Ouf, le bateau s’est enfin remis « bout au vent ».

Avant de mouiller l’ancre (puis plonger) j’avais pris mes repères par rapport au rivage et aux autres bateaux au mouillage.
Tiens !! .. y’a un bateau qui est décalé loin derrière moi !! Les hublots sont ouverts et on voit bien la chaîne (de l’ancre) qui part vers le fond, mais le voilier a vraiment l’air de déraper. Je siffle très fort pour prévenir les gens dedans (on voit bien les hublots ouverts et tout le bazar dans le cockpit arrière), mais personne ne répond.
Je me sèche et m’habille rapidement ; je descend l’annexe et – comme le bateau fuyard s’éloigne (et est déjà loin), je décide d’aller à la Capitainerie du port prévenir de ce qui se passe ; réponse : « on n’a pas le droit de sortir du port ».
Je vais chercher à l’école de voile à côté et Yann décide de m’emmener dans leur zodiac (avec un moteur puissant) pour chercher et ramener le bateau. On finit par le trouver … partant en nav !! On le rattrape et les gars à bord nous expliquent : « on faisait la sieste et on n’a pas vu que le bateau avait quitté le mouillage !!!!!!
Bon : pas de pépin, seulement une grosse frayeur.

baie de Crozon

Les filles de Camaret …

… chanson paillarde populaire Française, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (!), très misogyne, qui serait huée aujourd’hui.

Je suis donc parti ce samedi matin de Crozon. Il m’a fallu du temps pour remonter l’ancre (vous vous souvenez des péripéties d’hier ?) et démêler le câble de l’orin ; il n’y avait pratiquement pas de vent, et ensuite, passé le Cap de la Chèvre j’ai trouvé un vent bien soutenu qui m’a permis d’arriver à Camaret en milieu d’après-midi.

Le bateau bien ancré, je suis parti avec l’annexe pour aller balader en ville et chercher une boulangerie ; n’en n’ayant pas trouvé, je suis allé boire une bière !!

De retour au bateau je constate que je n’ai plus la chaînette et le cadenas pour sécuriser l’annexe ; me..e j’ai dû l’oublier sur le ponton. Je retourne au port et, à 300 mètres de l’entrée .. pout pout pout … PANNE SÈCHE ! J’ai donc fini à la rame et n’ai pas retrouvé ma petite chaîne (je verrai les jours prochains si elle n’a pas glissé sous le faux-pont de l’annexe). Le temps de faire le plein à la station-service des bateaux, je suis rentré « at home ».

Petite journée tranquille

Hier, dimanche, j’ai refait le ris de la voile d’Artimon et aujourd’hui je suis encore resté au mouillage dans la baie de Camaret-sur-Mer, et j’en ai profité pour faire des travaux dans le bateau.

1 – il m’a fallu la matinée pour déposer et retirer les anciens tuyaux qui « puaient » dans le placard de la salle d’eau arrière (je referai le circuit complet .. plus tard) ; c’étaient les tuyaux qui permettent d’évacuer les eaux des WC dans une cuve à eaux noires (prévue à cet effet). D’ailleurs, pour pouvoir accéder dans leurs ports, de nombreux pays exigent la présence ET l’utilisation de cette cuve.

2 – cette après-midi, la mer était d’un calme « olympien » (!!) : j’en ai profité pour enfiler ma combinaison et plonger pour nettoyer le safran, l’hélice et la ligne de flottaison ; ça m’a fait du bien, avec les « chaleurs » qui reviennent (chaleurs « Bretonnes » toutes relatives bien-sûr !).

3 – et ce soir, des amis sont passés me voir près du bateau :

Brest

J’y suis arrivé mardi soir, après une petite navigation dans le Goulet de Brest.
Partant du mouillage de Camaret-sur Mer tranquillement le matin, je me suis dit : « puisque je suis au moteur pour un bon moment, je vais en profiter pour démarrer le chauffage du bateau » – ce qui est demandé (y compris l’été) pour conserver l’appareil toujours performant. Je démarre le chauffage, et là … grosse fumée blanche qui sort des tuyaux d’échappement !! J’arrête tout, j’attends un moment et je relance le chauffage … pareil. Une troisième fois .. dito. « Bon, on verra ça plus tard, c’est par urgent ».

Arrivé au port du Moulin Blanc de Brest, je vais chez un shipchandler pour acheter des supports pour les panneaux solaires et autres articles : rien n’est en stock, tout arrivera vendredi … je passe commande.
Mercredi, journée intense (je profite des matinées « à la fraîche » pour faire le max. !) ; course de bouffe, laverie automatique, puis je profite de l’après-midi pour prendre le bus et aller dans la ville (la marina où je suis est très excentrée).
Là, je déambule tant bien que mal dans la ville (une fournaise l’aprèm, et ici aussi, on est en vigilance Canicule !) et vais visiter le Musée de la Marine au Château de Brest. 19h, je récupère Gilles et Laurence (des amis de La Rochelle) qui arrivent à la Gare pour récupérer leur bateau à Brest et poursuivre leur voyage.


Le soir, après la douche, nous avons eu la visite d’un pt’it gars du coin qui est venu grignoter son repas du soir … dans le port :


Ce matin – vendredi, je suis (encore !) monté au mât pour changer le feu de pont et poser des protections de barre de flèche (pour le génois), et je me suis attaqué à démonter les tuyaux de l’échappement du chauffage : tout est bouché par des accumulations de résidus de combustion !!

Demain, – après que tout mon matériel ait été livré, je quitte le port et retourne au mouillage à Camaret-sur-Mer pour les travaux de pose des panneaux solaires.

Coincé !

… à Brest.

Hier aprèm (vendredi), après avoir reçu le matériel que j’attendais, je suis parti me mettre au mouillage à Camaret-sur-Mer, avec le croisement (un peu loin) d’un magnifique navire : le Belem ; je pensais rester sur place plusieurs jours pour poser mes panneaux solaires et faire plein de petits travaux.

Mais dans la nuit, le vent n’est pas tombé et – on était plusieurs au mouillage .. face au vent et aux vagues. J’ai donc pris la météo et là : un BMS était émis pour les jours suivants (Bulletin Météorologique Spécial) : Avis de Grand Frais (vents forts et mer agitée).
De plus, en étudiant la notice de pose des supports de panneaux solaires, je vois qu’il va me manquer des matériels !

Ni une ni deux .. je retourne à Brest.
Ce qui fut fait.

.. et je crois que j’ai bien fait : les vents vont être .. « pas marrants » !

De retour chez les filles …

… de Camaret !!

Hier, j’ai bossé a préparer les supports (modifiés) des panneaux solaires.

Aujourd’hui lundi, l’avis de Grand Frais ayant été levé, je suis reparti de Brest … pour me remettre au mouillage à Camaret-sur-Mer.

Ce soir, p’tit apéro chez mes amis Gilles et Laurence (au mouillage à côté) !

Miam miam ..

Ce mardi 14 juillet 2026, la journée a commencé par un magnifique brouillard – résultat des pluies d’hier sur un sol très chaud depuis des mois ; mickless s’est réveillé au mouillage avec un petit 17,9°C dehors.

Après le petit-dèj, je me suis attelé à mes travaux journaliers :

D’abord, j’ai monté « à blanc » le support d’un panneau solaire, pour voir comment ça se présente.

Ensuite, de la plomberie : la pose du tuyau de la pomme de douche (que j’ai reçu les jours derniers). Après avoir démonté le robinet et changé le tuyau, tout est fonctionnel : ch’suis bien content, je vais pouvoir prendre des douches debout (et non accroupi comme jusqu’à maintenant à cause du tuyau trop court !!). Puis, j’ai nettoyé (au vinaigre blanc) les trois robinets du bateau … et y’avait besoin !!

Repas de midi tranquille.

Il y a quelques semaines, j’avais acheté un casier repliable (pour essayer de pêcher des crustacés) et – avec les bouts de viande qui me reste de midi, je le met à l’eau .. il descend au fond accroché à un bout .. on verra bien demain si il y a quelques chose dedans !

Après la sieste, je bricole à bord et j’entends le son d’un moteur approcher doucement ; je sors et vois une embarcation : un petit bateau de pêche. La discussion s’engage :
– vous pêchez quoi ?
– on remonte nos casiers.
– et il y à quoi dedans ? (pffff, .. le parfait plaisancier !!)
– des araignées de mer.
Le temps qu’on discute, un casier est remonté : une dizaine d’araignées dedans ; la dame et son vieux père les trient : « ils doivent faire au moins 12 cm », ils en gardent 5 ou 6.
– ouahhhh, c’est super.
– vous en voulez une ou deux ?
– moi ? qu’est ce que je vais en faire ? (le lourdeau !!)
– bin les cuire .. ça vous fera le repas de ce soir !
– pourquoi pas !

Les voilà qui approchent leur bateau et m’offrent une araignée de mer .. que je mets aussitôt à cuire ; demain, je vais me régaler.

.. parce que .. ce soir, je vais au port pour voir le match France/Espagne dans un bar de Camaret, histoire d’avoir l’ambiance !

Toujours à l’Ouest

Ce matin, parti du mouillage de Camaret-sur-Mer (après une amère défaite de nos Bleus hier soir), pétole pendant un bon moment ; donc … au moteur.

J’ai quand même fini par trouver un peu de vent et me voilà parti pour l’île d’Ouessant. Notre ami Tournesol (cf Tintin – Le Trésor de Rackham le Rouge) le dit souvent : « Toujours plus à l’ouest » ; et là, je suis sur l’île la plus à l’ouest de l’Europe !!

mickless a donc franchi le grand bras de mer qui sépare les îles du continent ; on est passés près du phare des Pierres Noires,

et pendant la traversée, je me suis essayé à la pêche à la traîne, et j’ai pêché : RIEN !!!

(bon, c’était la première fois)

Ensuite, je suis passé devant le phare de la Jument

photo-montage :

par TRÈS MAUVAIS TEMPS / et aujourd’hui !!

mickless est alors arrivé dans l’anse de Lampaul. Très joli village, avec l’église en son centre qui est dédiée à saint Pol-Aurélien (mais ne peut plus se visiter : la toiture est trop abîmée). Dans le village on trouve des p’tits commerces (épiceries, boulangerie, bars, restaurants, ..) ; demain, j’y retourne pour faire un peu de ravitaillement.

Qui voit Ouessant ..

Je suis au mouillage dans la baie de Lampaul depuis avant-hier et je profite de ce paysage ; de plus, le village a beaucoup de charme. Hier matin nous avons eu le passage de gros orages et de tonnerres puis en après-midi, le temps s’est levé.

J’ai donc profité de ces moments dans le bateau (sans pouvoir sortir !) pour continuer à travailler ; entre-autres, je bosse en ce moment à la mise en œuvre des panneaux solaires. Il me faut modifier les supports pour les adapter à mickless (d’habitude on les bloque sur les tubes d’un portique ou de long des filières), mais là, je ne veut pas percer les lisses .. alors j’ingénie au max pour trouver des « solutions » qui ne dégraderont pas le bateau.

J’ai donc préparé les pièces principales et fait un premier « montage à blanc » … voir ce que ça donne :

Le reste d’aujourd’hui – vendredi, j’ai terminé les deux supports ; il ne me reste qu’à attendre la livraison d’une pièce principale manquante et je pourrais alors effectuer le câblage ; je serai plus autonome en énergie.

La Panne !

Hier – samedi matin, je constate que le frigo n’est plus vraiment « froid » ; je me dis : « je démarre le moteur et ça va charger un bon coup les batteries », je suis depuis deux jours au mouillage, ceci doit expliquer cela.
Clic-clic … clic-clic … RIEN DU TOUT : batteries à plat ; et mer…e. Je n’ai pas de booster à bord (lourd, cher et encombrant), comment je vais faire ??
Mc Gyver a dû intervenir : j’ai donc branché « en provisoire » les deux panneaux solaires .. et ça a donné plus de 100W (8,3A env.) .. j’ai commencé à reprendre des couleurs ! ..et j’ai passé la journée à recaler régulièrement les panneaux pour qu’ils soient toujours bien orientés face au soleil.

Le soir – quand Gilles et Laurence (mes amis de La Rochelle) sont arrivés au mouillage, j’ai démarré le moteur … sans problèmes ; bon, ça a démarré mais je dois quand même avoir un souci dans mon électricité.
Après le repas du soir, la rogne m’a pris : « je dois absolument trouver le problème, sinon ça va se reproduire sans prévenir, où le manque de moteur pourrait être vraiment critique ».
J’ai donc commencé à couper tous les interrupteurs : toujours 1,1A de décharge permanente .. qu’est-ce que ça peut bien être ? .. il doit y avoir une « fuite électrique » (peut-être un fil à la masse ?) .. et me voilà – avec mon multi-testeur, en train de chercher partout.

J’ouvre les trappes de la cale et j’entends un ronronnement : tiens, y’a quelque chose qui tourne ! En continuant mes investigations : c’est la partie électronique du moteur qui reste sous tension et qui me consomme ces 1,1 Ampères ; quel CON : je coupe l’inter principal du moteur : 0,00A … gagné !
Au coucher du soleil, j’ai pu aller me coucher tranquille.

Aujourd’hui dimanche, balade à vélo dans l’île d’Ouessant avec mes amis.
Les rochers que vous voyez sont les derniers à l’ouest de l’Europe continentale ; droit devant, les États-Unis à 7.700 kms !!!

Ils sont passés me voir :

Depuis une semaine j’étais resté au mouillage à Ouessant, attendant patiemment des vents « favorables » pour poursuivre mon voyage et rallier le continent.
J’ai profité de ces jours au mouillage pour bosser un peu sur le bateau (pose du premier panneau solaire presque treminée) et aller me promener sur l’île (je vous conseille d’y venir un jour, elle est magnifique ; nota : pas de distributeur de billets ici !!).

Avec mes amis, le dimanche nous avons loué des vélos et bien roulé dans l’île. Le soir en rentrant, on constate qu’avec les vents forts mon bateau avait dérapé sur son ancre et se trouvait maintenant 80 mètres plus loin ; on a donc remonté l’ancre (au cœur des bourrasques) et pris un coffre qui venait de se libérer … j’ai mieux dormi !!

Puis, le lundi, nous avons fait une grosse balade (rando) sur la partie sud-ouest de l’île.

Ce matin (mercredi), nous sommes donc partis ensemble de Ouessant et avons rallier (chacun de son côté) l’Aber Wrac’h.

(ici, le phare de Nividic – sortie de la baie de Ouessant).

Je suis passé à mon point le plus à l’ouest :

Et donc, … je vous disait : « ils sont passés me voir » (quelques minutes de pur bonheur). Une quinzaine de dauphins – venus de nulle part et qui m’ont accompagné pendant une dizaine de minutes :

.. et après 9 heures de navigations (pour ma part !) on est arrivés au port de l’Aber Wrac’h.

Je suis en terre !

Contrairement à la phrase « je suis en mer », il conviendrait ce soir (samedi) que j’écrive « Je suis en terre » ! Hé oui, sur la rivière « le Jaudy » juste au niveau de la Roche Jaune .. si vous ne suivez pas, .. c’est normal ! Sinon, cherchez Trèguiez.

Hier, j’ai fait une bonne navigation : 55 NM (environ 102 kms) ; je suis arrivé au mouillage vers 21h30 et suis allé mangé chez mes amis qui m’attendaient.

(photo, de retour chez moi)

sur le rail de la Manche

Je ne vous remettrez pas ici des films de dauphins, on en voit à la pelle en Manche ; ils arrivent de nulle part, nous accompagnent un moment et nous quittent « quand-ils-en-ont-envie » !!

Ce matin, nous avons (Gilles & Laurence et moi-même) quitté le mouillage de Trébeurden ; Ce fut une après-midi pas marrante : vent arrière avec une mer formée.

Bon, enfin : au mouillage !

Journées fatigantes

Hier – du mouillage de l’Aber Wrac’h au mouillage à Treguier puis aujourd’hui pour arriver jusqu’à Saint-Quay-Portrieux .. ça a été laborieux ; je disais hier soir à mes amis Laurence et Gilles « que je préfère trois jours à naviguer au près, que deux heures vent arrière » !!
En effet, la mer était formée (houle pas sympathique) et vent faible : on n’a pas arrêté de se faire secouer, et le matériel a souffert ; j’ai fini par attacher les bômes afin d’éviter les a-coups dans les voiles et les mâts.

Déjà, ce matin, au sortir du chenal qui amène à la mer .. impossible de dérouler le génois (hier aprèm, j’ai eu énormément de mal à le rouler), c’est pas la première fois qu’il m’embête ; donc j’ai fait la nav d’aujourd’hui sous foc autovireur ! .. et demain, j’ai encore du boulot pour réparer.

La dessus, l’histoire n’est pas finie !!
Au moment de hisser la voile d’artimon, la drisse (que j’avais préparée pour hisser) s’est détendue (avec le vent) et s’est prise dans le feu de pont de l’artimon : 5 minutes pour la décoincer !!

Pendant la navigation, j’ai eu de nouveau la visite de dauphins « différents » de ceux d’hier (je vous épargne de nouvelles vidéos) ; ils étaient plus foncés (gris foncé), plus gros que ceux d’hier et aussi plus nombreux – avec beaucoup de jeunes.

Depuis que je navigue dans la Manche, j’ai vu de très nombreux Fous de Bassan (vous serez d’accord avec moi, on n’est pas obligé d’aller dans la Manche pour voir des fous !!!) ; après recherche, la Manche héberge de nombreuses colonies de Fous de Bassan.

Dans la journée, j’ai approché de nombreux phares – tous aussi beaux les uns que les autres, et mes miles nautiques s’additionnent.

Arrivé devant le port de St-Quay (je raccourcis son nom !!) je voulais me mettre ou mouillage à l’extérieur (« à l’abri de la digue Sud » – qu’ils disent dans le Bloc Marine !!) .. un mouillage pourri par vent de Nord .. trop secoué par la houle – avec la mer qui s’est faite souffler depuis plusieurs jours.

Donc, ce soir : au ponton du port pour une ou deux nuits tranquilles !

Journées au coffre

Non, je ne suis pas dans une banque, je suis « au coffre » : terme marin pour expliquer que je n’ai pas mouillé l’ancre mais je me suis accroché à une grosse bouée – ancrée au fond de la baie, qui est là pour que les bateaux de passage puisse s’arrêter (et ne pas mouiller l’ancre qui pourrait abîmer les fonds en raclant).

Lundi, je suis parti de Saint-Quay-Portrieux (trop tard) et fait une nav pas marrante : le vent était de Nord-Nord Ouest (donc pas favorable – je n’ai pas assez étudié la météo !) .. en essayant de tirer des bords mais la marée montante me ramenait vers la côte.

Pour essayer de ne pas arriver trop tard (voire à la nuit) dans la baie où étaient Gilles et Laurence, j’ai fait une longue route au moteur.

Passage au Cap Fréhel … magique

le Fort La Latte

Et donc, depuis lundi soir je suis à St Cast-le-Guildo :

(regardez bien … tout au fond de l’image au centre, il y a le mouillage de St Cast !)

Hier – mardi, j’ai fait des travaux au bateau (pour changer !!) : dimanche, j’avais eu de gros problème pour rouler le génois et j’avais dû forcer ; résultat : génois coincé. Je suis d’abord monté au mât – pour voir si la drisse ne s’était pas enroulée autour de l’étai : bin non ; mais j’ai constaté que la poupée de l’enrouleur était bien loin d’en haut. J’ai donc changé la manille d’en bas pour « remonter » le génois » et suis retourné en tête de mât pour mettre un bon coup de teflon (graisse sèche pour roulements à bille) .. ça à l’air de bien fonctionner (je verrai les jours prochains).

Le vent étant monté (et les vagues commençant à bien se former), je suis allé chercher Gilles sur son bateau (ils sont juste à côté) et il m’a aidé à rouler la voile bien correctement.

L’après-midi, j’ai posé (fixé solidement) le deuxième panneau solaire : super-génial … j’ai presque 8 ampères par grand soleil ; ça me permettra de couvrir les consommations du frigo ET du pilote automatique .. c’est chouette ! Les fils sont branchés pour l’instant « en provisoire » (j’attends une belle journée pour continuer).

Ce matin, Gilles et Laurence sont partis pour Saint-Malo – où ils vont laisser leur bateau une quinzaine de jours ; on a aujourd’hui un temps Breton : gris plombé, mer grise, de temps en temps petit crachin .. mais ça devrait se lever dans la journée.

Je repartirai de St Cast – pour rallier Saint-Malo – samedi matin .. pour y retrouver mon frangin Eric qui vient passer deux jours sur le bateau.

Pas prévu !

Nous sommes vendredi 31 juillet ; je devais aller récupérer mon frère Eric à St Malo demain midi (samedi), et passer ensemble le week-end. Vers 17h, il m’appelle : « j’arrive à St Malo dans 1 heure 1/2 » !!

Ni une ni deux – le vent était fort mais favorable, je prépare mickless (rangement de tout à l’intérieur du bateau, calculs marées, météo, préparation des voiles, drisses et écoutes, etc ..), et on quitte le mouillage – non sans difficultés : les amarres s’étaient emberlificotées dans les bouées.

Après 11 miles de navigation intense (j’ai explosé mes précédents records de vitesse !), nous nous sommes retrouvés sur le ponton D du port de plaisance des Sablons.

Résumé de la journée :

Arrivée sur St Malo

Avec Eric

Un rond dans l’eau

Un de mes frères – Eric, est venu à Saint Malo pour le week-end ; dans ses attentes (au bateau) il souhaitait sortir en mer avec mickless pour : a) voir mon bateau à l’œuvre et b) après avoir été très malade à bord d’une petite embarcation (lors de vacances à l’étranger), il voulait « re-tester » sa tenue à la mer.

Après une bonne balade dans la ville de St Malo le samedi matin,

.. nous préparons la sortie pour l’après -midi.

Après le briefing sécurité, nous voilà dans le chenal de sortie du port ; Eric s’est armé d’un bon comprimé (spécifique pour le mal de mer) ; il est à la barre en permanence – ce qui me permet de m’occuper « plus tranquillement » du bateau en mer – hisser les voiles, ranger le pont (lover les amarres, remonter les pare-battages, etc ..).
Le vent est soutenu et, sortis du chenal (que l’on a fait presque vent debout) on incline sur tribord et voilà mickless qui commence à galoper ; Eric est aux anges.

Après un long bord bâbord amure (je choisis de ne pas trop m’éloigner en mer) et, après un virement de bord (manœuvre à revoir !) nous voilà tribord amure. Tout va bien à bord .. photos et films tous les deux.

Mais … (et c’est là « qu’il-aurait-fallu .. ») le comprimé a un effet d’environ 4 heures ; Eric commence à sentir le mal au cœur arriver .. il est trop tard !

(les poissons ont dû se régaler !)

Retour au port – pour ma part « en solitaire » (Eric étant « indisponible ») – mais vent arrière/grand largue .. ce qui n’arrange pas son mal de mer ! Fin du chenal j’affale tout et je continue au moteur.

Arrivés trop tôt pour passer le seuil d’entrée du port, il me faut « aller balader » dans la Rance puis l’avant port pour-passer-le-temps.

18h15 entrée ; je le réveille pour m’aider à l’amarrage au ponton (à une nouvelle place désignée par le port).

.. il aura eu une journée « mémorable » !

Le Petit Poucet

Charles Perrault – quand il a écrit ce conte, à du se tromper de lieu en plaçant les personnage dans une forêt ; je pense que l’histoire à du se dérouler en Bretagne-Nord.

Rappel des faits : pendant la famine, le Petit Poucet (il est le dernier-né) et ses 6 frères sont abandonnés par leurs parents (qui ne peuvent plus les nourrir). Mais comme il est très malin, il décide de mettre dans ses poches des petits cailloux qu’il sèmera pour retrouver le domicile de la famille.

Et c’est là que j’interviens pour re-situer l’histoire au bon endroit.

L’ogre – qui avait capturé les sept garçons – ayant constaté qu’ils s’étaient enfuis de sa hutte (où il voulait les dévorer le lendemain) décide de leur courir après. Enragé, il chausse ses bottes de sept lieues et longe la côte (de la Bretagne-Nord) à la recherche des enfants. Il y découvre plein de cailloux au bord de la grève (semés par le Petit Poucet) et – avec sa gigantesque massue les explose les uns après les autres ; les éclats volent de partout et, de rage il les jette dans la mer et les éparpille.

Et c’est pourquoi – aujourd’hui, la Bretagne-Nord est si mal pavée, couverte de rochers à fleur d’eau, disséminés ici et là, au gré de la colère de l’ogre qui .. n’ayant pu les retrouver, est reparti penaud dans sa hutte au fond des bois.

La prochaine fois que vous viendrez en Bretagne-Nord, observez-bien la mer – proche du rivage !

Et quand vous vous promènerez du côté de la forêt sombre de Brocéliande, écoutez-le respirer, mais ne vous approchez jamais de sa hutte .. il pourrait vous dévorer !

Cancale

Aujourd’hui (lundi 03 août), peite journée : je suis parti début d’après-midi de St Malo pour rejoindre Cancale.

En route, j’ai croisé le « Renard » – la réplique d’un cotre corsaire (le dernier bateau de Surcouf) construit en 1991 à St Malo.

Aujourd’hui encore : « pétole » – je me suis traîné à la voile .. jusqu’à ce que la rogne me prenne et que je rallume le moteur !

Bien arrivé au coffre avec – à l’horizon, une silhouette bien connue :

Cancale (bis)

Ce matin (étant au coffre), je me suis fait déposer par la navette marine gratuite à la plage de Picain. Là – le prochain bus étant 3 heures après, je me suis décidé a aller en ville à pied (3/4 heures de marche m’avait-on dit) ; j’ai fait du stop et un jeune gars m’a amené à l’entrée de Cancale.

ci-dessus, cherchez bien au fond de l’image : il y a le Mont St Michel

Balade le long du port ; je me suis même laissé tenter par 6 huitres de Cancale .. des huitres plates.

nota : en période estivale, les huitres sont à 2€ les petites et 3€ les grandes … pièce !

Quelques courses de « frais » au petit magasin du centre, puis j’ai pris le bus qui m’a emmené directement à « Port-Mer » où la navette marine m’a ramené à bord.

Demain, pour partir, il me faudra d’abord démêler ce sac de nœuds !!

Bretagne vs France

Que les plaisanciers de Vendée et de Bretagne soient satisfaits de leurs espaces de navigations : il y a toujours à proximité de toutes ces côtes, des abris .. des mouillages ou des ports aux tarifs « abordables ».

Je viens de passer l’après-midi à organiser la suite de mon voyage : les îles Anglo-Normandes ne me verront pas ! Les tarifs des ports sont exorbitants (et d’ailleurs, c’est pareil pour Southampton) ; il en est de même pour les éventuels mouillages (gratuits) .. y’en a pas .. et il est fort probable que la côte Sud Angleterre ne me voie pas.

De plus, la côte Normande (de Granville à .. beaucoup plus loin !) n’offre pas non plus d’endroits où passer un jour ou deux dans un endroit abrité .. une crique ou une plage, à l’abri des vents ou des vagues ; je vais voir en avançant comment m’organiser (pour l’instant, j’exclue les navigations de nuit « seul » le long des côtes).

Il y aura – bien-sûr, Cherbourg (où j’ai vécu une dizaine d’années) ; port « cher » mais escale obligatoire !

Cancale (ter)

Depuis deux jours que je suis au coffre, dans la baie de Picain (Port-Mer de Cancale), ..

.. j’ai pu (un peu) avancer les travaux intérieurs ; par exemple le circuit d’échappement du chauffage, obstrué par du charbon (résidus d’une combustion imparfaite) ; il m’a fallu la matinée pour démonter et curer les tuyaux :

(voir aussi l’article du 09 juillet)

.. et il faudra – à l’occasion d’une prochaine escale, que je trouve un bout de tuyau correspondant (galères en perspective) ! ..

.. puis, dans l’aprèm, il m’a fallu un bon moment pour démêler les amarres ; ce sera plus facile pour partir demain matin.

Dans la manche !

Non. Je ne suis pas un joueur de poker invétéré qui aurait caché un Joker dans sa manche !! Je suis « dans la Manche ».
(résultat IA de Google : La Manche est un département français de la région Normandie, tandis que le Cotentin est une presqu’île qui forme la partie nord de ce même département).

Parti ce matin de Cancale – en Bretagne-Nord (pour une petite navigation) ..

.. j’ai franchi la « frontière » qui sépare les deux entités et suis arrivé « à l’heure » à Granville. Pourquoi « à l’heure » : parce que, dans ce port (comme dans d’autres d’ailleurs), il y a un seuil à passer (ici, une porte abattante) qui conserve l’eau dans le bassin des plaisanciers. Et cette porte n’autorise les passages qu’à certaines heures – en fonction des marées ; il ne faut pas rater les heures d’ouvertures ou sinon on va coucher dehors !! (au mouillage).

Le temps de ranger le pont du bateau, je suis allé faire une longue marche en ville : d’abord le Roc (et son mémorial aux soldats de la Libération) puis la Haute Ville, pour redescendre près du port et flâner quelques minutes. (ça fait du bien de marcher !)

Quelque part ..

Ce soir, je suis au mouillage en face de Saint-Germain-sur-Ay – à 2,7 kms de la côte – au milieu de nulle part (et pourtant au centre du monde !!) ; le vent est encore fort, ça devrait se calmer dans la nuit.

Ce midi, la porte abattante s’ouvrait à partir de 12h08 et j’ai du attendre qu’il y ait assez d’eau pour passer (pour mickless, il faut 2 mètres minimum).

Ensuite, ça a été la lente remontée du Cotentin – en direction de Barneville-Carteret ; le vent a très peu soufflé dans l’après-midi … et de face pour moi : donc, tout au moteur !

A la sortie du port, je suis passé au beau milieu d’un banc de méduses .. beurk !

A midi, « petite entrée » avec de la tapenade noire – préparée hier ..

.. et ce soir la nature m’a encore offert un de ses plus beaux tableaux.

Remorqué par la SNSM

Ce matin, je me suis fait remorquer par un navire de la SNSM.

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est une association française, reconnue d’utilité publique […] Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer, autour des côtes françaises, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer.

Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d’outre-mer et agissent sous l’autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.

Source : Wikipedia – (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_nationale_de_sauvetage_en_mer

Pascal qui surveille la traction

Tout ceci était pour eux .. un entrainement !

MERCI à toutes les équipes de la SNSM