Nous sommes vendredi 31 juillet ; je devais aller récupérer mon frère Eric à St Malo demain midi(samedi), et passer ensemble le week-end. Vers 17h, il m’appelle : « j’arrive à St Malo dans 1 heure 1/2 » !!
Ni une ni deux – le vent était fort mais favorable, je prépare mickless (rangement de tout à l’intérieur du bateau, calculs marées, météo, préparation des voiles, drisses et écoutes, etc ..), et on quitte le mouillage – non sans difficultés : les amarres s’étaient emberlificotées dans les bouées.
Après 11 miles de navigation intense (j’ai explosé mes précédents records de vitesse !), nous nous sommes retrouvés sur le ponton D du port de plaisance des Sablons.
Un de mes frères – Eric, est venu à Saint Malo pour le week-end ; dans ses attentes (au bateau) il souhaitait sortir en mer avec mickless pour : a) voir mon bateau à l’œuvre et b) après avoir été très malade à bord d’une petite embarcation (lors de vacances à l’étranger), il voulait « re-tester » sa tenue à la mer.
Après une bonne balade dans la ville de St Malo le samedi matin,
.. nous préparons la sortie pour l’après -midi.
Après le briefing sécurité, nous voilà dans le chenal de sortie du port ; Eric s’est armé d’un bon comprimé (spécifique pour le mal de mer) ; il est à la barre en permanence – ce qui me permet de m’occuper « plus tranquillement » du bateau en mer – hisser les voiles, ranger le pont (lover les amarres, remonter les pare-battages, etc ..). Le vent est soutenu et, sortis du chenal (que l’on a fait presque vent debout) on incline sur tribord et voilà mickless qui commence à galoper ; Eric est aux anges.
Après un long bord bâbordamure(je choisis de ne pas trop m’éloigner en mer) et, après un virement de bord (manœuvre à revoir !) nous voilà tribordamure. Tout va bien à bord .. photos et films tous les deux.
Mais … (et c’est là « qu’il-aurait-fallu .. ») le comprimé a un effet d’environ 4 heures ; Eric commence à sentir le mal au cœur arriver .. il est trop tard !
(les poissons ont dû se régaler !)
Retour au port – pour ma part « en solitaire » (Eric étant « indisponible ») – mais vent arrière/grand largue .. ce qui n’arrange pas son mal de mer ! Fin du chenal j’affale tout et je continue au moteur.
Arrivés trop tôt pour passer le seuil d’entrée du port, il me faut « aller balader » dans la Rance puis l’avant port pour-passer-le-temps.
18h15 entrée ; je le réveille pour m’aider à l’amarrage au ponton(à une nouvelle place désignée par le port).
Charles Perrault – quand il a écrit ce conte, à du se tromper de lieu en plaçant les personnage dans une forêt ; je pense que l’histoire à du se dérouler en Bretagne-Nord.
Rappel des faits : pendant la famine, le Petit Poucet (il est le dernier-né) et ses 6 frères sont abandonnés par leurs parents (qui ne peuvent plus les nourrir). Mais comme il est très malin, il décide de mettre dans ses poches des petits cailloux qu’il sèmera pour retrouver le domicile de la famille.
Et c’est là que j’interviens pour re-situer l’histoire au bon endroit.
L’ogre – qui avait capturé les sept garçons – ayant constaté qu’ils s’étaient enfuis de sa hutte (où il voulait les dévorer le lendemain) décide de leur courir après. Enragé, il chausse ses bottes de sept lieues et longe la côte (de la Bretagne-Nord) à la recherche des enfants. Il y découvre plein de cailloux au bord de la grève (semés par le Petit Poucet) et – avec sa gigantesque massue les explose les uns après les autres ; les éclats volent de partout et, de rage il les jette dans la mer et les éparpille.
Et c’est pourquoi – aujourd’hui, la Bretagne-Nord est si mal pavée, couverte de rochers à fleur d’eau, disséminés ici et là, au gré de la colère de l’ogre qui .. n’ayant pu les retrouver, est reparti penaud dans sa hutte au fond des bois.
La prochaine fois que vous viendrez en Bretagne-Nord, observez-bien la mer – proche du rivage !
Et quand vous vous promènerez du côté de la forêt sombre de Brocéliande, écoutez-le respirer, mais ne vous approchez jamais de sa hutte .. il pourrait vous dévorer !
Ce matin (étant au coffre), je me suis fait déposer par la navette marine gratuite à la plage de Picain. Là – le prochain bus étant 3 heures après, je me suis décidé a aller en ville à pied (3/4 heures de marche m’avait-on dit) ; j’ai fait du stop et un jeune gars m’a amené à l’entrée de Cancale.
Cancale, côté mareyeursBaie de Cancale
ci-dessus, cherchez bien au fond de l’image : il y a le Mont St Michel
Balade le long du port ; je me suis même laissé tenter par 6 huitres de Cancale .. des huitres plates.
nota : en période estivale, les huitres sont à 2€ les petites et 3€ les grandes … pièce !
Quelques courses de « frais » au petit magasin du centre, puis j’ai pris le bus qui m’a emmené directement à « Port-Mer » où la navette marine m’a ramené à bord.
Demain, pour partir, il me faudra d’abord démêler ce sac de nœuds !!
Que les plaisanciers de Vendée et de Bretagne soient satisfaits de leurs espaces de navigations : il y a toujours à proximité de toutes ces côtes, des abris .. des mouillages ou des ports aux tarifs « abordables ».
Je viens de passer l’après-midi à organiser la suite de mon voyage : les îles Anglo-Normandes ne me verront pas ! Les tarifs des ports sont exorbitants (et d’ailleurs, c’est pareil pour Southampton) ; il en est de même pour les éventuels mouillages (gratuits) .. y’en a pas .. et il est fort probable que la côte Sud Angleterre ne me voie pas.
De plus, la côte Normande (de Granville à .. beaucoup plus loin !) n’offre pas non plus d’endroits où passer un jour ou deux dans un endroit abrité .. une crique ou une plage, à l’abri des vents ou des vagues ; je vais voir en avançant comment m’organiser (pour l’instant, j’exclue les navigations de nuit « seul » le long des côtes).
Il y aura – bien-sûr, Cherbourg (où j’ai vécu une dizaine d’années) ; port « cher » mais escale obligatoire !
Depuis deux jours que je suis au coffre, dans la baie de Picain (Port-Mer de Cancale), ..
.. j’ai pu (un peu) avancer les travaux intérieurs ; par exemple le circuit d’échappement du chauffage, obstrué par du charbon (résidus d’une combustion imparfaite) ; il m’a fallu la matinée pour démonter et curer les tuyaux :
(voir aussi l’article du 09 juillet)
démontage et curagetuyau bien abîmé
.. et il faudra – à l’occasion d’une prochaine escale, que je trouve un bout de tuyau correspondant (galères en perspective) ! ..
.. puis, dans l’aprèm, il m’a fallu un bon moment pour démêler les amarres ; ce sera plus facile pour partir demain matin.
Non. Je ne suis pas un joueur de poker invétéré qui aurait caché un Joker dans sa manche !! Je suis « dans la Manche ». (résultat IA de Google : La Manche est un département français de la région Normandie, tandis que le Cotentin est une presqu’île qui forme la partie nord de ce même département).
Parti ce matin de Cancale – en Bretagne-Nord (pour une petite navigation) ..
.. j’ai franchi la « frontière » qui sépare les deux entités et suis arrivé « à l’heure » à Granville. Pourquoi « à l’heure » : parce que, dans ce port (comme dans d’autres d’ailleurs), il y a un seuil à passer (ici, une porte abattante) qui conserve l’eau dans le bassin des plaisanciers. Et cette porte n’autorise les passages qu’à certaines heures – en fonction des marées ; il ne faut pas rater les heures d’ouvertures ou sinon on va coucher dehors !! (au mouillage).
arrivée sur Cancalele port de plaisance
Le temps de ranger le pont du bateau, je suis allé faire une longue marche en ville : d’abord le Roc (et son mémorial aux soldats de la Libération) puis la Haute Ville, pour redescendre près du port et flâner quelques minutes. (ça fait du bien de marcher !)
Ce soir, je suis au mouillage en face de Saint-Germain-sur-Ay – à 2,7 kms de la côte – au milieu de nulle part (et pourtant au centre du monde !!) ; le vent est encore fort, ça devrait se calmer dans la nuit.
Ce midi, la porte abattante s’ouvrait à partir de 12h08 et j’ai du attendre qu’il y ait assez d’eau pour passer (pour mickless, il faut 2 mètres minimum).
Ensuite, ça a été la lente remontée du Cotentin – en direction de Barneville-Carteret ; le vent a très peu soufflé dans l’après-midi … et de face pour moi : donc, tout au moteur !
A la sortie du port, je suis passé au beau milieu d’un banc de méduses .. beurk !
A midi, « petite entrée » avec de la tapenade noire – préparée hier ..
.. et ce soir la nature m’a encore offert un de ses plus beaux tableaux.
Ce matin, je me suis fait remorquer par un navire de la SNSM.
La Société nationale de sauvetage en mer(SNSM) est une association française, reconnue d’utilité publique […] Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer, autour des côtes françaises, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer.
Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d’outre-mer et agissent sous l’autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.
« Nuits de Chine, nuits câlines .. » – chanson de Bambou et Marc Lavoine sortie en 2007. Hé bin non : la nuit dernière (entre dimanche et lundi) j’ai très mal dormi (une des pires nuits à bord) : j’étais au mouillage au large de St Germain sur Ay et – entre le vent fort (et donc les vagues qui se forment par le vent) mélangé aux courants de marée – le bateau a dansé toute la nuit.
De plus, j’ai du me relever vers 02 heures pour raccrocher la « main de fer » (sorte de crochet très costaud qui sert à maintenir la chaîne de mouillage et soulager le guindeau) qui s’était décroché. Bon, enfin … j’ai mal dormi mais dormi quand même.
Aujourd’hui, nous avons fait une bonne navigation avec Laurent – le Patron de l’embarcation de la SNSM que j’ai rencontré hier (lors de l’exercice de remorquage) entre le mouillage et Barneville-Carteret.
.. puis – le vent tournant au Nord (donc défavorable), ce fut une suite d’après-midi au moteur et la rentrée dans le chenal de Barneville-Carteret (50 – Manche)
Ce soir, au port, pas-un-poil-de-vent avec un silence parfait … un bonne nuit tranquille en perspective (et non pas une nuit Caline ni une nuit de Chine !!).
Voici une réponse visuelle qui permettra à chacun de s’en faire une idée plus précise.
Pour les ports qui n’ont pas la possibilité de s’offrir un port en eaux permanente (y compris aux grandes marrées – gros coefficients), la solution du seuil (ou des « portes ») reste simple et fiable ; c’est plus contraignant pour les plaisanciers (de ma catégorie !) qui doivent se remettre aux maths pour éviter de se planter !
Donc, pour que le port reste « en eau » et que les bateaux restent « à flot » (et ne se retrouvent pas « posés » par terre pendant les marées basses), …
.. la solution du seuil (ou portes) est le plus efficace : la mer est montée il y a plusieurs heures, le bassin a été renouvelé d’eau de mer « fraîche » puis la marée redescend.
Le bassin va rester « en eau » jusqu’à la prochaine remontée de la mer (prochaine marée haute).
Calculs pour l’entrée au port de Diélette, demain soir :
(dès fois on vous rajoute un petit souci de dragage du seuil + 1,10m .. comme ici !)
Total : 3,50 + 2,00 + 1,10 = il faudra qu’il y ait 6,60m d’eau minimum(au zéro des cartes)
Donc, avec le logiciel Marée.Info (voir ci-dessous) je sais que je pourrai rentrer entre 18h13 et 23h19.
(j’espère que je ne me suis pas planté dans mes calculs !! Sinon, il reste les gars « sur place » qui vous guident et vous conseillent toujours avec amabilité).
Et voui : pendant quelques jours, je n’ai pas fait d’article(s) .. la vie à bord se déroule tranquillement. Chaque jour, je regarde les prévisions météo des jours suivants en attendant une bonne fenêtre pour m’engager dans le Raz Blanchard.
Je ne me lasse pas des couleurs sublimes des petits matins :
J’en profite pour effectuer de nombreux petits travaux à bord (photos ci-dessous, dans l’ordre) : fin de raccordement du second panneau solaire, réparation du portillon tribord(la serrure entre-autre), modification de la poulie du davier d’ancre, etc ..
2ème panneau solaireserrure du portillondavier de l’ancre
J’en ai même profité pour faire un saut à terre – et aller me dégourdir les jambes (Panorama du port de Diélette).
Le raz Blanchard (en anglais : Alderney Race) désigne le passage où sévit l’un des courants de maréeles plus puissants d’Europe, situé entre le cap de la Hague (à la pointe nord-ouest de la presqu’île du Cotentin) et l’île anglo-normande d’Aurigny, à l’entrée nord du passage de la Déroute […]. La vitesse du courant peut avoisiner 12 nœuds (22 km/h) lors des grandes marées d’équinoxe.
(source : Wikipedia)
Depuis que j’étais au mouillage devant le port de Diélette, je regardais plusieurs fois par jours les météos (vents, courants, etc ..) dans l’attente d’une bonne fenêtre (pour moi) afin de passer le Raz ; et cette fenêtre s’est ouverte aujourd’hui.
Tôt ce matin ..
.. j’ai levé l’ancre et suis parti au moteur : le vent était trop faible et surtout trop changeant pour me risquer à devoir affaler en plein dans le Raz ! Depuis plusieurs jours, j’avais fait et refait les calculs qui m’ont amené à être à l’entrée Sud du Raz juste pendant la fin de l’étale ; j’avançais à vitesse moyenne, le courant à commencer à monter .. me poussant comme un fétu de paille.
J’ai donc passé le Nez de Jobourg (avec un appel du CROSS pour vérification de quelques points) ..
le courant rencontrant la mer, les vagues se sont creusées (le vent étant dans le même sens que le courant .. ça allait) !
Ensuite, ce fut la longue descente de la pointe de la Hague ; je suis passé devant le Port Racine ..
Port Racine est un port de pêche situé au lieu-dit Le Pont des Vaux, au cœur de l’anse Saint-Martin, sur la côte nord de la Hague dans le département de la Manche, en Normandie. Il est constitué de deux jetées de pierres sèches de granit formant un quadrilatère d’une superficie d’environ 8 ares ; il est réputé pour être l’un des plus petits ports de France.
(source : Wikipedia)
.. pour rentrer dans la Grande Rade, puis la Petite Rade de Cherbourg.
Cela a été pour moi de grosses bouffées de souvenirs, ayant vécu là pendant 11 ans (de mes 09 à mes 19 ans) .. et ayant beaucoup navigué dans ces eaux (voir mes tous premiers articles !).
La Gare Transatlantique de Cherbourg
La gare transatlantique de Cherbourg(ou gare de Cherbourg-Maritime) est à la fois un ancien terminal maritime de passagers et une ancienne gare ferroviaire, en service entre les années 1930 et 1960.
(source : Wikipedia)
Résumé du passage du Raz Blanchard(en 4 minutes) :
Je vous passe le moment « nostalgie » de mes visites de la ville de Cherbourg ; y ayant vécu (de 1968 à 1979), j’ai retrouvé une ville qui (comme beaucoup) a énormément changé et (en même temps) est restée la même : les bâtiments « publics » sont toujours là (mes écoles entre-autres) mais les magasins, bars et restaurants de ma mémoire ont tous disparus .. c’est normal !
le chenalle Fort du Roulemickless
J’ai aussi pris des bus pour retourner voir la maison de campagne que nos parents avaient acheté à Biville :
la maison de Bivillela maison de Biville
La semaine a été courte ; entre les balades / visites et les p’tits travaux !!
J’ai donc quitté Cherbourg ce matin – dimanche 23 aout, avec l’intention de me mettre à l’abri à l’anse du Brick (à 8 NM) pour laisser passer deux jours de mauvais temps, et je pensais en repartir mercredi – pour continuer sur Saint-Vaast-la-Hougue ; il y avait 15 à 25 nds de vent au mouillage(avec dégradation les jours prochains), les vagues se levaient et l’ancre avait dérapé une fois (j’ai du refaire le mouillage) … je commençais à pas être tranquille.
Donc j’ai préféré assurer et revenir à Cherbourg .. vent arrière à 6 nds sous génois seul avec le courant dans le dos .. c’était dingue avec les vagues ! Même ici ce soir – au port de Cherbourg, ça souffle : les pavillons sont à l’horizontale ! Ça va me faire encore 2 nuits de port, mais je préfère être à l’abri plutôt que de me faire secouer entre les rochers là-bas, avec le risque de voir l’ancre déraper de nouveau.
Après la journée de dimanche (où j’ai fait un aller-retour depuis Cherbourg jusqu’à l’Anse du Brick – pensant me mettre à l’abri), je suis donc resté au port jusqu’à ce matin – mercredi 26 août.
Je suis parti vers 09h30, (ici le Fort Central de la Grande Rade de Cherbourg) ..
.. et, après avoir contourné le Phare de Gatteville, ça a été la descente vers Saint-Vaast-la-Hougue pour me mettre au mouillage.
Le Phare de Gatteville c’est « le phare d’une année ».
Vous ne comprenez pas ? .. c’est normal .. je m’explique (de mémoire) :
Depuis l’article d’hier fin d’après-midi, .. je me suis vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue.
Je m’étais mis au mouillage, en me disant : « il va faire mauvais temps mais ça va passer ».
Mais, après la mise à jour de la météo ça se dégradait à grande vitesse et j’allais me choper de gros vents, une grosse mer et de la pluie .. ça commençaient à se creuser et le bout-dehors du bateau commençait à se rapprocher des vagues à chaque fois que le nez plongeait !
Donc j’ai relevé le mouillage aussi vite que j’ai pu et je suis vite rentré au port (avant que les portes ne se referment) ; maintenant il y a beaucoup de vent et de pluie mais je m’en fous, je suis bien amarré !
sur cette image, quand on voit le rouge foncé – voire du très foncé, .. c’est pas bon signe !
Mercredi soir, je m’étais vite mis à l’abri dans le port de Saint-Vaast-la-Hougue, pour laisser passer deux nuits de mauvais temps ..
.. et jeudi matin, la première vague était passée !
Au petit matin, le temps était « beau » ..
.. dans l’attente de la deuxième vague de pluies et vents (pour la nuit) :
Bon. Les orages sont passés et ce matin (vendredi), j’ai pu reprendre la mer et quitter le port de Saint-Vaast-la-Hougue pour rallier le port de Grandcamp-Maisy.
On dit que « le silence est d’Or » ; mais de quelle couleur est la mer ? Beaucoup vous répondront « bleue » !!
Hé bin moi, je vous dit que : « elle est d’Argent » :
La commune de Grancamp-Maisy est située dans le département du Calvados – en région de Normandie – entre les plages d’Utah Beach et Omaha Beach ; elle fait partie des plages du débarquement d’Omaha Beach.
Cette commune est proche de la pointe du Hoc, et a une histoire fortement marquée par le débarquement de 1944 ; lors de la bataille de Normandie, elle est libérée par les Alliés dans la journée du 9 juin 1944, après de durs combats.
(source : Wikipédia)
Ici, un mémorial aux pilotes Anglais et Français morts au combat, en bombardant l’ennemi installé sur le sol National.
A partir de demain, le temps va de nouveau se dégrader pour deux jours, et il vaut mieux être au port !
Hier, je m’étais mis au port de Grandcamp-Maisy pour laisser passer deux jours de mauvais temps, mais aussi pour profiter d’aller visiter des lieux chargés d’histoire : les plages du Débarquement allié du 06 juin 1944 – entre-autre UN cimetière Américain pas très loin d’ici (parmi de nombreux autres : américains, canadiens, britanniques, etc ..).
Ce matin samedi – sous un bon crachin bien normand !, j’ai donc pris le bus pour Colleville. En roulant (et, étant seul client à bord !) j’ai discuté avec le chauffeur qui m’a conseillé d’aller d’abord au musée d’Arromanches .. puis faire le cimetière au retour .. Ce que j’ai fait.
Le musée est très bien fait et j’ai passé deux heures « dans l’ambiance » du D-Day ..
.. cela a du être des heures et des jours horribles pour ces gars .. au vu des instants photographiés et moments filmés ce jour-là.
Emplis d’abnégation, ils se sont tous portés volontaires « pour défendre la Liberté dans le monde » dans un pays dont ils ignoraient l’existence .. qu’ils soient américains, anglais, australiens, néo-zélandais et africains du Sud, canadiens, polonais, belges, tchécoslovaques, néerlandais, norvégiens, danois, luxembourgeois, grecs ou français : ils ont quitté leur terre .. ont pris des bateaux-casernes pour traverser l’Atlantique .. sont restés des semaines cachés dans le Sud-Angleterre .. pour grimper sur d’énormes bateaux puis des barges et débarquer sur les plages de Normandie pendant un jour de mauvais temps .. pour enfin partir à l’assaut de l’envahisseur.
Ce fut un chaos .. un vrai carnage (beaucoup n’ont pas eu le temps de poser un pied sur le sol de France que la Vie leur était ôtée) .. et pourtant les alliés on vaincu par le nombre.
Une vague d’émotion m’a engloutie au vu de ces photos/vidéos et témoignages audio des « rescapés ».
Une batterie de canon de Longues-sur-Mer
(l’industrie cinématographique nous a – depuis – brossé un portrait un peu « édulcoré » de ce que ces « Guys » ont vraiment vécu)
Ce qu’il reste aujourd’hui du port temporaire d’Arromanches créé par les alliés.
Un sandwich avalé, j’ai repris le bus ; le temps s’étant « un peu calmé », j’ai profité des éclaircies pour visiter l’immense cimetière Américain de Colleville.
Là, la gorge serrée par tout ce que j’avais en tête du matin, j’ai été submergé par des bouffées de pleurs que j’ai du laisser éclater ; comment ne pas être touché par ces alignements de 9.387 croix de marbre blanc ; au pied de chacune gît un soldat mort pour que nous soyons LIBRES aujourd’hui.
(à ce nombre effarant s’ajoute les 1.557 disparus)
Infos. Entre le 06 juin et fin août 1944, sur les plages du Débarquement :
les alliés ont débarqué plus de 2 millions de soldats,
sont morts au combat : environ 40.000 soldats alliés (en plus des 172.000 blessés/disparus), et 80.000 soldats allemands,
sont morts de manière collatérale : environ 20.000 civils.
Goûtons aujourd’hui le bonheur de vivre dans un pays en paix – dans un Monde qui, après ce chaos, a pu se reconstruire .. mais qui est de nouveau secoué par des tensions ; gardons la volonté farouche de préserver LA PAIX pour nous-même (égoïstement) mais surtout pour nos enfants ; cette Paix n’a pas de prix.
Nota : je n’ai pas fait le cimetière Allemand (il n’y avait pas de bus pour y aller) ; et pourtant, eux aussi méritent notre respect : dans leur grande majorité c’étaient souvent des pauvres gars qui avaient des ordres et qui sont morts « eux aussi ».
Vent max. hier aprèm dans le bassin (que m’a montré le voisin lors de l’apéro d’hier soir soir !) : 46 nœuds (soit 85,19 km/h) .. c’est beaucoup !
Journée morose : pluies et vents en alternance ; la mer (à l’extérieur) n’est pas encore « praticable », alors je reste au chaud. Ce matin bricolage, et cette après-midi : informatique (modifs de mon blog).
Fin de matinée, je suis allé au marché couvert et me suis pris quelques huitres (5,50 € la douzaine !) ; elles étaient chiffrées « 2 » (dont certaines étaient de taille « 1 » !!) :
petit marché couvert15 cm max.6 pour aujourd’hui …
Ce matin, nous avons quitté Ouistreham tôt à 07h du mat’ !! On a du attendre que le ferry arrive et s’amarre pour sortir.
Ensuite, une belle navigation depuis Ouistreham jusqu’à Honfleur – à l’intérieur de l’embouchure de la Seine .. au moteur au début, puis sous voiles ..
.. et on a remonté la Seine avec un courant de 5 nds (dans le dos .. heureusement !).
Ensuite, ce fut le passage aux écluses qui ferment le port :
un bollard
Arrivée à Honfleur :
.. et, après s’être amarrés au ponton Visiteurs, on est allé se balader en ville.
Honfleur est une commune française située dans le département du Calvados, en région Normandie. Ville portuaire, elle est située sur la rive sud de l’estuaire de la Seine – en face du Havre, tout près du débouché du pont de Normandie.
Honfleur est surtout connue pour son Vieux Bassin, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d’ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant l’École de Honfleur ; ces peintres et d’autres se retrouvent à ferme Saint-Siméon sur les hauteurs de la ville et contribuent à l’apparition du mouvement impressionniste. Alphonse Allais et Erik Satie y sont nés dans la même rue.
source : Wikipédia
ancienne entrée de Honfleurle vieux portport de Honfleurport de Honfleurpont levantclocheréglisepetite ruelle
Et le soir – après une grosse balade en ville (et une petite sieste pour moi !!) : apéro à bord :
Et pourtant, elle avait bien commencé, cette journée ! Sorti du port de Honfleur, j’ai prévenu la vigie de la Seine de mes intentions : remonter la Seine jusqu’à Tancarville puis redescendre et aller au port de plaisance du Havre.
le Pont de Normandiele mauvais temps arrivel’eau de mer rencontre le fleuvele Pont de Tancarvillel’arrivée au Havrele Queen Mary II
.. de mon côté le chandelier est bien abîmé, et sur le bateau voisin : son feu bâbord(rouge) à changer ; je suis allé en acheter un neuf et on l’a fait ensemble.
Le Havre. Après une partie de la matinée à bricoler au bateau, je suis allé faire ma lessive ; fin de matinée, je me suis préparé un sandwich et une gourde d’eau.
Je suis alors parti marcher, pris le bus et surtout le funiculaire ..
(photo de droite : Église St Joseph)
.. pour essayer d’avoir une vue d’ensemble de la ville :
centre-ville et port de plaisance
Après être redescendu (sous la pluie), .. j’ai visité le centre ville ..
.. puis suis rentré au bateau courant d’après-midi.
Je ne savais pas que certains commandants de paquebots étaient des musiciens !!
Après être sorti du port, cap au Nord pour contourner la corne du Havre ; puis la remontée de la côte pour croiser le port d’Antifer ..
.. passer au large d’Etretat ..
(le rocher d’Etretat) :
.. et arriver enfin à Fécamp.
Le port de plaisance de Fécamp :
(cherchez mickless !)
Résumé de la journée :
Et puis, après cette nav fatigante (vent dans le dos tout le temps de la nav), je me suis autorisé une boisson sur le port ; la serveuse me pose le verre et les cacahuètes, .. le temps que je sorte mon téléphone ..
.. un goéland s’est jeté sur le petit récipient et l’a renversé; j’ai du tout planquer !!
Avis de Vent Frais annoncé pour la fin d’après-midi ; ce matin, je pars donc me balader en ville.
Palais BénédictinePalais Bénédictinecouleurs de mauvais temps
Le palais Bénédictine est un édifice mêlant les styles néogothique et néo-Renaissance, construit à la fin du XIXe siècle à Fécamp pour Alexandre-Prosper Le Grand, négociant en spiritueux et qui a fait fortune en inventant et commercialisant la liqueur Bénédictine.
Le Palais abrite l’activité de distillerie et ses caves, ainsi qu’un musée présentant diverses collections (ivoires ouvragés, pièces de monnaie, serrures, tableaux religieux anciens…).
Le palais est un mélange d’extravagance et de tradition. Il a été commandé par Alexandre-Prosper Le Grand qui était un grand passionné d’art ; il voulait créer un espace hybride mêlant l’art et l’industrie (d’où le surnom de « Versailles industriel » donné au palais)[1] et également ancrer sa liqueur dans une tradition monastique locale.
source : Wikipedia
Après un repas rapide je choisis de profiter de cette journée maussade pour aller voir LE rocher d’Étretat ; 30 minutes de bus, et (sous une bonne pluie bien Normande !) : Étretat.
le marché couvertfalaise d’ÉtretatLE rocher d’Étretat
30 minutes de bus retour, et me voilà au bateau … juste avant que ça démarre !
Ce matin, une toute petite navigation (17,2 nM .. soit 31,8 kms), que l’on a fait à une belle vitesse : le courant « poussant » était fort à ce moment-là (plus de 3 nds) et de mon côté j’avais un bon vent .. bien tourné ! La navigation de Fécamp à Saint-Valéry-en-Caux a été bouclée en 3 heures .. de ponton à ponton !
(je ne vous ai pas fait de vidéo de la navigation, il y en a déjà plusieurs sur ce blog !)
Je dis « on« , parce qu’au Havre j’avais remarqué un bateau à moteur (sur le même ponton que moi), et eux aussi avaient remarqué « mickless ». En arrivant à Fécamp lundi, on s’est reconnus et – depuis ce jour-là, on se voit chez les uns ou les autres pour discuter bateau, navigations, nos vies respectives, etc..
Saint-Valery-en-Caux est située sur le littoral du pays de Caux, à environ 60 km au nord de Rouen ; c’est une petite station balnéaire. Elle possède également une église du Moyen Âge, un clocher (le clocher Saint-Léger), un cloître (le cloître des Pénitents), une chapelle et une maison à colombage dite « Henri IV ».
Le nom commun de « Maison Henri IV » est issu de la tradition orale selon laquelle Henri IV – en 1593 (lors de campagnes militaires contre la Ligue dans la région entre Dieppe et Fécamp) s’y serait arrêté coucher.
Le centre-ville fut presque entièrement détruit (à près de 70 %) par les bombardements lors du siège de la ville, du 10 au 12 juin 1940 ; la ville sera libérée par les Alliés le 11 septembre 1944.
source : Wikipedia
arrivée à St Valerymicklessnos deux bateauxla maison « Henri IV »le chenal d’entréela plagel’égliseune maison pittoresqueune maison pittoresque
Je vais rester ici jusqu’à samedi 12, pour laisser passer le vendredi pluvieux.
Je suis donc arrivé à Saint-Valery-en-Caux ce jeudi et – depuis, je calcule mes différentes routes pour continuer le périple vers le Nord (Calais puis Dunkerque) ; de plus, j’irai « faire un saut » à Zeebruges(en Belgique) pour voir mon ami Peter (ce n’est pas très loin).
Donc, je suis à St Valery pour une semaine .. je quitterai le port jeudi 17 septembre au matin (sauf mauvais temps).
Ne vous inquiétez pas si il y n’y a que peu d’articles pendant une semaine – je vais en profiter pour essayer d’avancer quelques petits travaux dans le bateau(même si j’ai pas trop le moral en ce moment !).
Comme disait mon Papa : « Le flux et le reflux, ça me fait marrer » … (marée !!).
Nous venons de passer quelques jours de gros coefficients de marées. Ce coefficient [ <- cliquez sur ce lien ] .. est un chiffre résultant de savants calculs (liés à la position de la Lune) et nous dit l’amplitude de la hauteur d’eau entre la basse et la haute mer ; il en résulte le « marnage ».
Un pt’it dessin valant mieux qu’un long discours (Napoléon Bonaparte), voici l’explication :
(source : France 3 Régions – franceinfo)
Voilà ce que ça donne en images :
La sortie du port de St-Valery-en-Caux – marée basse et marée haute :
Le chenal d’accès à la mer (marée basse puis marée haute) :
Donc (et surtout dans les mers à forts coefficients), il est indispensable d’effectuer quelques calculs AVANT d’entrer ou sortir d’un port !
Depuis jeudi dernier, je suis à Saint-Valery-en-Caux. Ce matin jeudi, j’ai profité pour réparer une petite fuite sur le tuyau d’évacuation des WC avant et depuis, ça ne sent plus rien .. ouf !
Hier – mercredi, j’ai profité du « beau » temps pour aller marcher un moment.
Saint-Valery-en-Caux, vu d’en haut.
Les falaises du Pays de Caux
Il était initialement prévu que je parte de St Valery ce jeudi, mais les conditions météo n’étaient pas top et – de plus, il fallait passer les portes de l’écluse à 04h du mat’ !!
J’ai passé l’après-midi à aider mes voisins de ponton qui effectuaient le carénage du Foch (non, pas le porte-avions !), mais un macrotier (pêche au maquereau).
Départ de Saint-Valery-en-Caux au petit matin (07h) pour rallier Fécamp ; en fait, j’ai inscrit mickless pour l’hivernage dans le port de Carentan-les-Marais .. donc léger retour en arrière avant l’hiver.
Je suis resté au port de St Valery plusieurs jours dans l’attente d’une météo correcte pour redescendre ; or, les vents et les vagues ont été bien différentes de ce qui avait été prévu !!
Deauville est une commune française du département du Calvados, en Normandie.
Station balnéaire normande, elle est considérée – avec son casino, ses palaces, ses villas classées, ses champs de courses, ses ports de plaisance, son palais des congrès, son Festival du cinéma américain, ses golfs et ses discothèques – comme l’une des villes les plus prestigieuses en France.
Elle attire chaque année des milliers de touristes – notamment des Parisiens en raison de sa relative proximité géographique (environ 200 km), ce qui lui vaut d’être surnommée le « 21e arrondissement de Paris » grâce à l’autoroute et au chemin de fer.
source : Wikipedia
And, the best place to see is …
Les Planches de Deauville
Sur près de 700m de long et 7m de large, ce n’est pas moins de 450 petites cabines de bain au noms d’acteurs.trices et réalisateurs.trices du Festival du cinéma américain de Deauville.
Jeu de mot déplorable pour parler de la nav d’aujourd’hui, depuis Deauville – que j’ai quitté ce matin, en direction de Courseulles-sur-Mer.
Brouillard du petit matin sur Deauville ..
.. les portes de sortie du bassin.
Départ de Deauville sous un ciel plombé.
Après une nav sans grand vent (un timide soleil d’automne étant venu me réchauffer), je me suis mis au mouillageprès d’une « balise d’eaux saines » pour attendre (plus de 4 heures) l’ouverture des portes du bassin de Courseulles :
Le lendemain (vendredi), petite balade au marché (pour quelques fruits et légumes), et retour au bateau :
Pour préparer l’hivernage de mickless, j’avais choisi de retourner à Grandcamp-Maisy, charmant petit port du département du Calvados (à consommer avec modération !!).
Une fois de plus, je me suis mis au mouillage pour attendre l’ouverture des portes ; le soleil se couche, la lune se lève ; je vais entrer au port de nuit !
Là, je vais y rester un mois.
Un mois !! .. pourquoi ??
Parce que :
on entre en période hivernale et les tarifs des ports sont plus « abordables »,
j’en ai marre de me faire secouer – avec l’automne qui arrive – par une mer qui se dégrade tous les jours un petit peu plus, et – après ces quelques mois de navigations journalières (ou presque) – je voudrais goûter d’un peu de calme,
je n’ai pas eu le courage de faire l’aller-retour jusqu’à la frontière franco-belge (voire même d’aller plus loin) ce qui fait que je suis très en avance sur ce que je projetais,
je voudrais aussi avoir « du temps au port » pour effectuer les très nombreux petits travaux à effectuer sur mickless pour préparer l’année prochaine.
Je vais donc faire moins d’articles pendant ce mois-ci (il y en aura encore un peu !).
Chez soi, quand on tire la chasse (terme ancien qui ne s’applique plus aujourd’hui puisque l’on pousse sur des boutons), on évacue rapidement de l’eau « pour nettoyer » ; dans certains ports – dont celui de Grandcamp-Maisy, c’est la même chose !
Aujourd’hui, le Maître de port m’a conseillé d’aller voir « la chasse » ; malgré la pluie j’y suis allé.
Et là .. la pression que certains subissent (ou d’autres boivent !), ici .. on la voit :
Cette fin d’après-midi – à Grandcamp, il y avait une certaine agitation dans le port : la majorité des bateaux de pêche se préparaient (certains depuis hier) à des sorties en mer .. très attendues : la pêche (très réglementée) de la Coquille St Jacques.
Les chalutiers – appelés pour l’occasion des coquilliers (en Bretagne) ou coquillards (en Normandie) ont donc quitté le port pour être « prêts » au large .. à minuit pile. En effet, en France, la campagne de pêche débute le 1er octobre et se termine le 14 mai et ce, limité à quelques jours par semaine (souvent 45 minutes par jour de pêche effectif) pour éviter la surpêche.
Les plus grands départs et débarquements se font depuis la Normandie et la Bretagne. On essaye toujours d’éviter « la Guerre de la coquille » : un conflit opposant les marins français et britanniques (réglementations de pêche différentes dans la Manche !).
Le grand départ :
.. il faut y aller vite, pour pouvoir récolter les coquilles St Jacques.
Le calme revenu, j’ai pu continuer à bosser au bateau ; je continue à faire le tableau de bord des instruments de navigation, qui sera au poste de conduite à l’arrière :
Temps lourd sur la région ; on va encore se prendre de la pluie !!