Dans les starting blocks

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Ouf … ! ça y est … j’ai « enfin » démarré MON site internet … le vrai … le beau !

Voilà (déjà !) trois ans que j’y travaille, et j’en suis aujourd’hui à finir l’ergonomie générale et les liaisons entre pages et/ou articles.

Pourquoi 3 ans ? En fait – début 2013 – après une grosse dépression (qui a bien faillit me mettre « hors service » définitivement) puis parfaitement conseillé par ma psy, j’ai décidé de partir ; partir le plus tôt qu’il serait possible (ma retraite s’approche), mais surtout partir « loin ».

Pour ce faire, le choix de partir en voilier autour du monde s’est imposé pour moi instantanément ; mais, pour continuer à tenir au courant ma famille (que j’Aime beaucoup) et mes amis, il me fallait mettre en œuvre un site internet … or, ne crée pas un site internet qui veut !!!

Je me suis donc attelé à l’apprentissage des quatre langages de programmation (que sont html, css, php et mysql) pour écrire mon site.

Deux ans m’ont été nécessaires pour arriver « à-ce-que-je-voulais » en html et css ; mais ce n’était que la partie « facile » d’un site (la mise en page et les graphismes). Début 2015, le temps était venu de m’attaquer aux deux autres langages que sont le php et mysql. Aïe aïe aïe !!! J’ai bien essayé, tourné et viré dans tous les sens, mais c’était beaucoup trop dur pour moi (surtout dans la philosophie de fonctionnement !).

Coup de chance (ou geste du Destin ?), voilà t’y pas que je tombe sur des infos très précises sur le CMS : Content Management System (en « gaulois » : Système de Gestion de Contenu) WordPress – enfin un truc qui m’allait TRES BIEN.

J’ai donc tout repris depuis le début (en m’appuyant sur ce que j’avais déjà fait) et voilà : le site est maintenant « en ligne », accessible à toutes et tous. La présentation générale me convient « à peu près », et surtout, il va être facile dans sa « gestion » : toutes les actions et interactions internes sont gérées par le programme …

Avant d’en arriver là, il m’aura fallu plusieurs mois de tâtonnements, d’erreurs et d’essais en tous genres, mais j’ai trouvé ce qu’il me fallait. J’ai essayé de penser à la grande majorité des cas qui pourront se présenter et prévoir ainsi leurs implications dans mon programme, mais grâce à WordPress … je vais pouvoir avoir un site internet « facile » à gérer et qui puisse être consultable « à volonté ».

France
France

<– test d’insertion de drapeaux –>

Pas trop loin de la mer !

Pour ces vacances de fin d’année 2016, nous sommes partis en congés en famille au Guerno (56 – Morbihan), là où habitent Pauline et Enzo ; pour ne pas squatter chez les jeunes, nous avons donc loué (dans le camping municipal) un mobil-home / chalet pour la semaine :

1 – coordonnées Google Earth : 47°34’59.70″N – 002°24’57.60″O – (faites un copier/coller des coordonnées dans Google Earth),

2 – lien à cliquer : Chalet « Audrey »

Une nouvelle fois j’ai été bien content, car cela m’a permis d’aller voir la mer aussi souvent que j’en avait envie : pas loin de l’embouchure de la Vilaine … (entre Arzal et Damgan / Pénerf) – quel bonheur d’aller au bord de l’océan, voir le soleil et les marées modifier le paysage chaque jour.

Bon d’accord, cette année (au dires des indigènes du coin (!)) … il n’a pas fait bien chaud ; on a même eu droit à quelques gelées matinales (de l’ordre de -4°) … mais le soleil était au rendez-vous et (mis à part la première journée, avec un bon crachin !), nous avons pu profiter du grand air : balades au bord de l’eau tous les jours sous un petit soleil hivernal.

Mono ou Cata ???

Vieux débat dans le milieu maritime de la plaisance … !

Depuis deux/trois ans que je me suis engagé dans ce projet, de nombreuses choses me sont passées en tête (il faut penser à tellement de trucs pour partir !).
Je lis … je lis beaucoup …dès que j’en trouve le temps ; bon d’accord, on apprend pas à naviguer dans les bouquins (!) mais l’avantage d’être au XXIème siècle, c’est que de très nombreuses personnes ont déjà mises en oeuvre leur projet de Tour Du Monde à la voile, et donc l’internet d’aujourd’hui foisonne d’informations diverses et variées …

En ce moment, mon dilemme est le suivant : mono ou cata ? (en langage de terrien : monocoque ou catamaran) !

Mono ou Cata ?
(photos internet) – cliquez sur la photo

Les deux ont de gros avantages et donc … chacun des inconvénients ; pour ma part, plus je lis plus ma balance penche petit à petit vers un catamaran : à dimensions et/ou équipements similaires, les prix sont quelque peu distincts (!), mais surtout leurs utilisations et leurs destinations sont bien différentes.

Je ne vais pas ici me lancer dans des explications longues et complexes sur ce qui me ferait choisir tel ou tel bateau, mais sachez (en papier !) que je continue de réfléchir et me documenter sur les deux options. Je pense que le choix se fera le moment venu ! … et surtout avec le budget dont je disposerai à ce moment-là !

Une autre idée !

Depuis plus de trois ans que je surfe sur ce Projet, j’ai beaucoup lu et surtout je me suis documenté autant qu’il m’était possible de le faire. Et – en m’appuyant sur les expériences vécues par de nombreux autres navigateurs – j’ai donc naturellement éliminé de nombreuses possibilités : confort ou inconfort de la vie à bord, confort en navigation, etc … et aussi : choix du bateau.
J’avais « sélectionné » deux types de voiliers (voir mon article du 18-jan-17), correspondant à mes goûts et à mon porte-monnaie « possible » (c’est à dire le jour où tout sera soldé à terre et que j’aurai « un certain montant » en banque !) …et voilà qu’un autre type de bateau s’offre à moi, dans une fourchette de prix « abordable » : un Fifty.

Qu’est-ce que c’est que ce truc … ?

C’est un bateau plus habitable qu’un voilier de même dimension, plus rapide par petit temps (avec le moteur), remontant mieux au vent (avec le moteur), un cockpit bien protégé, une grande facilité à sortir seul au moteur, et plein d’autres avantages qui font que j’hésite encore beaucoup.

Pour la législation française, on pourrait dire qu’un Fifty est un voilier que la formule classerait dans la catégorie « moteurs » … (voir plus bas « la formule » !). Un navire à voiles est un bateau dont la voilure constitue le mode principal de propulsion, le moteur étant considéré comme une propulsion auxiliaire.

Comme mon Projet est de partir par le Nord de l’Europe, un voilier « mal adapté » serait une erreur : il me faut un navire que je puisse barrer même par mauvais temps « sans sortir », et qui allie la taille (tarifs « corrects » dans les ports – contrairement à un catamaran qui paye « double » vu sa largeur) et l’habitabilité (double-vitrage sur ce type de bateaux + bonne visibilité extérieure), etc …

Donc, j’en suis encore aux hésitations !


Seulement pour ceux que cela intéresse :

Définition administrative d’un navire à voiles :

Formule :

As : exprimée en mètres carrés,

S est la surface de voilure projetée (calculée comme la somme des surfaces projetées en profil de toutes les voiles qui peuvent être établies lorsque le navire navigue au près, sur des bômes, cornes, bouts-dehors, queues de malet ou autres espars), et de la surface du ou des triangles avant, jusqu’à l’étai le plus avancé, fixé de manière permanente pendant le fonctionnement du bateau au mât portant les voiles établies, sans recouvrement, en supposant que les drailles et les chutes sont des lignes droites. La surface du triangle avant de chaque mât doit être celle donnée par IJ/2, où I et J sont les mesurages entre la face avant du mât, l’extrémité arrière de l’étai et la ligne de livet au droit du mât. La surface des espars n’est pas incluse dans le calcul de la surface de voilure projetée, à l’exception des mâts-ailes.

mLDC : masse du navire en condition de charge, exprimée en kilogrammes.

Nuits courtes à prévoir !

Sur un voilier de plaisance – en haute mer, ou en traversées transocéaniques – la règlementation maritime internationale oblige « … à une veille auditive et visuelle permanente … » ; or – souvent – les navigateurs qui sont en solitaire pratiquent une veille « en pointillé » : ils ne dorment que par périodes d’environ 30 ou 40 minutes et ne se réveillent que 5 à 10 minutes :

Ils se lèvent, vérifient au radar la présence d’autres navires éventuels, montent sur le pont pour faire un tour d’horizon visuel (avec des jumelles), vérifient ou corrigent la tenue des voiles et du cap, puis se recouchent pour de nouveau pour la même période. Ils continuent ainsi un peu en matinée et font une bonne sieste avant la nuit où recommence le cirque (!) – je ne parle pas ici des navigateurs des grandes courses autour du monde qui dorment encore différemment, et assistés par un PC course.

1 – pourquoi 30 à 40 minutes ? : c’est le temps nécessaire à deux navires pour arriver à une distance proche l’un de l’autre et ainsi risquer une collision – notez qu’il existe d’autres systèmes anti-collision, de type AIS ou détecteur radars « Mer-Veille », etc … mais :  » on doit assurer … la veille … »gna gna gna.

2 – j’ai donc cherché à trouver un équipement qui permettrait :

a) d’être programmé facilement pour un décompte donné (30 minutes, 40mn, ou plus …) – nota : la période serait à reconduire plusieurs fois dans la même nuit,

b) avec affichage – pour contrôler la demande et/ou le temps restant,

c) fonctionnant sous 12V continu (batteries de voilier), ou sur batteries autonomes,

d) avec une sortie « alarme » – ou sortie audio pour brancher sur un haut-parleur.

Premiers tests

N’ayant pas trouvé cette « perle rare » – hé oui, rares sont les plaisanciers qui partent seul – je me suis mis à la recherche de pièces afin de monter moi-même ce réveil ; grâce à mon ami Aurélien (qui à trouvé LE kit tant convoité) et d’autres collègues du bureau pour la partie schéma, commandes et relayage, cet objet à lentement pris forme.

Puis, plusieurs après-midi m’ont été nécessaires ainsi que beaucoup de papier de brouillon (!) (il faut noter que je ne suis ni électricien ni électronicien !) pour arriver à l’appareil idéal … qui me permettra a) de dormir un peu et b) d’être en conformité avec la règlementation.

Tests plus poussés

Le fonctionnement du futur appareil est testé et correspond à ce que je voulais ; les temps prochains je n’ai plus qu’à faire l’assemblage final (à voir dans un prochain article !).

Tests terminés

Pascale et Nicolas

Nous nous sommes croisés !

Depuis que j’avais mis en route mon Projet (une nuit du tout-début juin 2013) je lisais … je lisais beaucoup ; internet regorge de sites en tous genres et parmi le nombre, un m’avait particulièrement attiré l’oeil : Partir au large : Pascale et Nicolas – deux habitants de Quiberon – étaient partis pour un Tour du Monde en voilier.

Je m’étais pris à lire leurs aventures dès que j’avais un moment de libre, et – comble de bonheur pour moi – ils étaient de retour de leurs 7 ans de circumnavigation en juillet 2015 … au moment-même où nous étions en vacances en Bretagne. J’ai donc profité de la relative « proximité » de Quiberon pour aller les voir le jour de leur arrivée.

Il y avait beaucoup de monde sur le quai :  leurs familles, des amis, des gens de l’Office du Tourisme et d’autres (dont moi !) ; quelques mots des aventuriers et nous avons été invités à un pot d’accueil.

Je n’ai – hélas – pas pu beaucoup discuter avec Pascale ou Nicolas (qui avaient fort à faire pour parler avec chacun !), mais j’ai eu la chance de visiter leur bateau avec le père de Nicolas : un ketch « Super Maramu 2000 » – répondant au doux nom de « Badinguet ».

Badinguet

… ça y est, le rêve était enclenché ; eux revenaient d’un magnifique tour du monde, et moi, je devais tout faire pour me préparer à faire de même.

 


 

Une Ironcelle fait le beau temps

Ironcelle
le voilier

Oui, vous avez bien lu : Ironcelle – avec un « c » et non un « d » !

C’est un voilier en bois de 36 pieds à gréement « classique » de 1948 dont un jeune brésilien de Sao Paulo (ancien navigateur de haut niveau) est tombé amoureux ; il fait des charters à la demande, et participe même à quelques courses de voiles dont « les Voiles d’Antibes » (fameuse course de vieux gréements de la Côte d’Azur). La journée de voile était organisée par le CE de l’entreprise de Véro ; nous étions 4 « clients » à bord, et la journée s’est passé magnifiquement : beau temps, bon vent et super-bonne-ambiance.

Partis vers 10h du Vieux port d’Antibes – avec un petit vent tranquille (5 à 8 nœuds) – nous avons longé la côte à bonne distance ; le vent se levait petit à petit et Jucyan – notre capitaine – a donc choisi d’aller mouiller l’ancre dans la baie de l’Olivette sur le Cap d’Antibes, bien abritée du vent d’Est.
Après deux bonnes heures de navigation, nous sommes donc allés nous glisser entre les yachts (et autres embarcations de tous poils !) ; un bon bain dans la baie, et nous voilà remontés à bord pour le repas : petit apéro (du raisin) et Louisa (la compagne de Jucyan) nous a préparé des filets de Dorade avec du riz. Un peu de salade et de la pêche en dessert, nous voilà rassasiés pour … une bonne sieste sur le pont !

L’après-midi s’avançant lentement, vers 16h nous avons levé l’ancre pour reprendre la mer. Avec un bon vent d’Est qui s’était levé, Ironcelle a pu donner un bel aperçu de ses qualités marines ; j’ai hâte de remonter à bord … pour … Les Voiles d’Antibes (Jucyan m’a proposé d’être équipier ce jour-là !).

Retour au port
Quel plaisir