… au cas z’ou …

 

Un autre Voyage

Maintenant que l’on se connaît un peu plus … je dois vous avouer « que-je-ne-vous-ai-pas-tout-dit » !

Dans les points « plus sombres » qu’il me faut aborder ici, il faut en noter quelques uns ; j’engage chacun d’entre vous – lectrices et lecteurs, famille et amis – à suivre les recommandations suivantes :

– Je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour ne pas me mettre dans des situations « délicates » ou dangereuses mais – si ma route m’amène un jour à croiser une (ou des) personne(s) mal intentionnée(s) – je souhaite de chacun de vous la plus grande retenue, à savoir :

a) si je suis otage d’une quelconque faction – rebelle, gouvernementale, armée ou non : a) ne verser aucune rançon, sous quelque forme que ce soit – ni vous, ni l’État français, ni quiconque, et/ou b) n’envoyer personne à ma recherche ; il n’est pas question de mettre en péril des vies – quelles soient civiles, militaires ou privées – pour récupérer ma petite personne,

b) si je suis exécuté – peut importe le/les moyen(s) : ne pas tenir compte des messages envoyés par les ravisseurs … ce serait leur donner beaucoup trop d’importance (!) ; vous en profiterez pour faire « taire » les médias – pour la raison citée en gras à la ligne ci-dessus,

c) si mon navire était en difficulté (voire en détresse ?) : ne pas alerter les garde-côtes (ou même des navires marchands qui pourraient être déroutés), qui devraient se mettre en position de risque.


Partir sur les océans a été un choix – un choix personnel – charge à moi-même de m’assumer et ainsi d’assumer entièrement mes choix.

– J’écrivais au dessus que « … je ne me mettrai pas dans des situations délicates … » :

– dès que je serai en mer (le bateau en mouvement – à la voile ou au moteur), ce sera harnais obligatoire à l’extérieur.

Mais si les Dieux de la Mer veulent quand même un jour me rappeler auprès d’eux (possible disparition en mer – beaucoup nous ont quitté comme ça … même des « grands » sont partis : Alain Colas, Eric Tabarly, Paul Vatine pour ne citer que les plus connus)ne soyez pas tristes, j’aurai eu une fin … « choisie ».

« Amis, ne plaignez pas le marin disparu : Heureux, il dort où il voulait vivre. Amis, ne plaignez pas le marin disparu, mais priez pour que les vagues le bercent doucement. » — Alain Gerbault – l’évangile du soleil.

Sachez que …

… il y aura un Jonathan Livingston de plus dans le ciel (je vous engage vraiment à voir ce film), car – les navigateurs le savent :

Dans chaque oiseau du grand large se balade l’âme d’un marin mort en mer.

… plouf !